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« Le milieu intellectuel parisien est dans une islamophobie latente »

Emmanuel Todd. Sociologue

« Le milieu intellectuel parisien est dans une islamophobie latente »

Le sociologue français, auteur de La fracture sociale, s’énerve contre le milieu intellectuel français qu’il juge en pleine dérive parareligieuse. Pour lui, l’islamophobie n’est pas une vue de l’esprit mais bien une réalité. Il dénonce aussi l’instrumentalisation des sifflets contre la Marseillaise.



-  Les pays musulmans sont-ils fâchés ou réconciliés avec la modernité ?

Les pays musulmans sont entrés dans la modernité. Je suis démographe, je remarque une baisse de fécondité très importante dans ces pays. La démographie est une réponse rationnelle à la pauvreté. Au Maghreb, cela passe aussi par l’élevation de l’âge du mariage de la femme. L’alphabétisation est un facteur très essentiel dans cette baisse. La Tunisie et l’Iran sont à 2 enfants par femme, la même chose qu’en France et aux Etats-Unis ! Ces résultats sont très intéressants pour un démographe. L’Algérie n’est pas loin avec 2,5. Il y a une forte interaction entre le Maghreb et la France. Ce lien culturel n’est pas à négliger. On veut lier Islam et fécondité. Les populations musulmanes ont donné leur réponse : rationalité et modernité.

-  On n’a pas l’habitude d’entendre ce genre de discours. Vous n’avez pas peur de l’Islam, vous ?

On est dans un moment épouvantable. Le milieu intellectuel parisien est dans une dérive parareligieuse, dans une islamophobie latente. Il existe une forme de crispation identitaire, une angoisse à la désoccidentalisation du monde, une rupture entre le clan des dominants et le monde multipolaire. Cette doctrine occidentaliste, qui veut que l’Occident soit riche et dominateur éternellement, m’inquiète. Il n’y a aucune raison d’avoir peur de l’Islam. L’accès à la modernité est une phase de transition qui charrie avec elle le doute de la croyance religieuse. Dans les années 1980, il y avait une forme d’arabophobie dans le milieu populaire, qui était une réaction négative par rapport au statut de la femme musulmane. Le niveau d’arabophobie est tombé dans le milieu populaire. Et ces cinq dernières années, on assiste dans le milieu intellectuel à une recrudescence de l’islamophobie.

-  Comment expliquez-vous les sifflets contre la Marseillaise au Stade de France ?

J’aimerais bien que les intellectuels et les politiques s’intéressent un peu moins au foot et davantage au libre-échange et aux délocalisations. En plein milieu de la crise financière, des centaines de gamins sifflent la Marseillaise et tous les vrais problèmes passent en arrière-plan. On appelle ça instrumentalisation. Je suis fier d’être Français, je n’ai pas attendu Max Gallo pour défendre la nation. Je ne vais pas m’évanouir parce que des gamins sifflent la Marseillaise. Il y a des sujets plus importants. Fils de bourgeois, jeune, j’avais fait pire que ces gamins. Il y a une crise de la démocratie. Les sarkozystes surestiment le fait d’avoir amarré à leur candidat les arabo-islamophobes. La classe politique a dérivé vers la droite.

-  C’est quoi être Français aujourd’hui ?

C’est parler français, avoir un certain rapport avec les autorités, les hommes et les femmes. L’assimilation culturelle se passe plus vite qu’avec les générations précédentes. La France est menacée dans son industrie, pas dans son identité. Les jeunes des banlieues qui caillassent la police sont des gamins insupportables, comme je l’étais à leur âge en mai 1968. En France, on se caillasse mais au moindre mort, on arrête tout. Je trouve que les flics ont été admirables. L’identité est conflictuelle, un mélange d’ordre et de désordre.



Par Rémi Yacine

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Avis des lecteurs...

Le 3.02.2009 à 10h25
« Le milieu intellectuel parisien est dans une islamophobie latente »

que le peuple sache qu’un troisiemme mandant piétine la démocratie dans ce pays et que les jounaux doivent faire un sondage et le publier partout dans le monde pour bloquer ces éléctions

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Le 25.11.2008 à 16h14
« Le milieu intellectuel parisien est dans une islamophobie latente »

Je ne pourrai jamais prendre au sérieux quelqu’un qui emploie le terme "islamophobie", qui est un abus sémantique hautement sournois et détestable.

En effet, le suffixe "phobie" comme dans "homophobie", "xenophobie".. indique ordinairement la peur de la race, de la couleur, des orientations sexuelles... PAS DE LA RELIGION !

L’Islam est une religion, pas une race ou une caractéristique génétique. C’est un système de croyances et d’organisation sociale. On n’est pas musumlan par ses gènes, mais par sa foi et sa société. On peut choisir d’être musulman, pas d’être noir ou homosexuel : on EST noir ou homosexuel, ce n’est pas un choix (contrairement à ce que beaucoup de gens croient).

Parler d’islamophobie, c’est comme sous-entendre que religion et race sont deux concepts de même nature, propre à l’homme par sa naissance, sans lui laisser aucun choix. Et que la critique d’une religion, en l’occurence l’Islam, est donc assimilable au racisme. Je trouve cette idée détestable, et tout aussi dangereuse que l’intolérance envers les religions. Il n’y a pas plus grande intolérance que celle de refuser la critique. Or, le simple emploi du terme "islamophobie" enferme par avance toute critique de l’Islam en la condamnant comme une forme de racisme. C’est une astuce sémantique qui compromet les discussions rationnelles sur la tolérance religieuse. L’auteur parle d’instrumentalisation, connaît-il seulement celle qu’il fait du langage ?

A-t-on jamais entendu parler de "christianophobie" ? de "bouddhismophobie" ? De "semitophobie" ? Pfff.... parlons d’anti-islamisme, d’accord... comme d’antisémitisme (dont un exemple dans les réactions, tiens..).. mais par pitié, pas d’"Islamophobie".

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Le 3.11.2008 à 18h55
« Le milieu intellectuel parisien est dans une islamophobie latente »

C’est tellement doux d’être caréssé dans le sens du poil ... Nous aimons bien çà. Emmanuel Todd va même jusqu’à dire que "Les pays musulmans sont entrés dans la modernité". Où est donc le problème ? Il suffit de voir nos pays d’ailleurs pour comprendre qu’il n’y a aucun souci à se faire pour l’avenir de nos enfants. Ils ont l’école qu’ils leur faut, la santé qu’il leur faut et la culture dans tous les coin de rue. Bientôt nos pays seront même tous dirigés par des ’Seigneurs’ élus à vie. Emmanuel Tod voit en ses confrères, les intellectuels français, des islamophobes en puissances ? Les notres nos ’Ulemas’ tolérants comme ils sont nous ont guidé vers la modernité n’est-ce pas Mr Todd ? Je lui propose une chose, changer de place : Aller vivre dans un de ces pays qui "sont entrés dans la modernité" et quitter le sien qui abrite des intolérants en puissance !!!! Allez, allez vous nous prenez pour des gamins ou quoi ? Salutations

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Le 3.11.2008 à 15h47
« Le milieu intellectuel parisien est dans une islamophobie latente »

Je crois que le mépris et la marginalisation envers certains intellectuls musulmans est aussi remarqué ces derniers temps,la preuve c’est la derniere sortie mediatique du grand ecrivain algerien YASMINA KHADRA qui justement reproche à ce meme milieu parisien de l’exclure et de ne le pas considerer comme un ecrivain d’expression francaise à part entiere en temoigne l’inéxistance de reconnaissance envers cet ecrivains traduit pourtant dans trantaine de langue.

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Le 3.11.2008 à 15h03
où va l’algerie

je demande au journaux algeriens d’y mettre une pétition contre le 3eme mandat de boutef , sauvons la republique et gloire au martyres du 5 octobre 1988 . merci

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Le 3.11.2008 à 14h38
« Le milieu intellectuel parisien est dans une islamophobie latente »

Bravo à Monsieur Todd....toujours fidèle à lui même ....c’est à dire brillant et perspicace dans ses analyses .... je vous suis depuis longtemps ...vous faites honneur à la france ....bravo, parce que vous avez le cran et le culot de dire des choses qui sont à contre-sens de la pensée unique dominante en ce moment en france...

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Le 3.11.2008 à 12h40
« Le milieu intellectuel parisien est dans une islamophobie latente »

Le milieu intellectuel parisien est composé à 90 % de sionistes.Il ne faut pas se voiler la face . Les vrais français catholiques ou protestants ne sont pas islamophobes . Les sionistes ont l’art d’instrumentaliser les opinions . Ils veulent le pouvoir à eux seuls , exemple flagrant les éléphants du PS . Ils s’accrochent au pouvoir comme des damnées , préfèrent la désintégration du parti que de céder la moindre parcelle . Le phénomène s’applique à d’autres secteurs : mèdia , éditon , pouvoir poltique ...Le chef de fil des bouffons BHL

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Le 3.11.2008 à 07h15
« Le milieu intellectuel parisien est dans une islamophobie latente »

Pas mal, pas mal... A défaut de n’avoir pu dominer l’évidente idéologie d’en face qui installe lentement ses assises, opposée aux principes de la représentation occidentale qui est, et qui a toujours été sans partage,on dévoile alors, petit à petit, les tares qui l’affaibliront.

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