Météo 
du jour

 

Accueil > Edition du 8 novembre 2009
L'info. au quotidien
 >
   Actualité












Grève d’une semaine dans le secteur de l’éducation nationale

Le mépris des autorités attise la contestation

A quelques jours de la tenue de la tripartite regroupant le gouvernement, l’UGTA et le patronat, des syndicats autonomes représentants des secteurs névralgiques du pays – l’éducation, la santé, l’administration, l’enseignement supérieur – ont décidé d’occuper le terrain de la contestation pour rendre visible leur mécontentement quant à leur exclusion des négociations.



Ils veulent plus particulièrement faire part au gouvernement, qui fait la sourde oreille depuis des années, de la situation précaire dans laquelle se débattent, de manière générale, les fonctionnaires algériens. Ces organisations syndicales, revendicatives, refusent d’être représentées par un syndicat qualifié de « maison » et qui défend très mal les intérêts de la masse ouvrière.

« l’UGTA n’est qu’une courroie de transmission »

Ils sont persuadés que l’UGTA va, lors de cette tripartite, entériner uniquement les décisions du gouvernement, car elle ne sera, comme à l’accoutumée, que simple figurant. « De notre avis, l’UGTA prône un syndicalisme d’Etat. Elle n’est nullement revendicative, bien au contraire, elle adhère à toutes les propositions et orientations du gouvernement, quelle que soit la politique mise en place », pestent les syndicats autonomes. Ces derniers pensent que l’UGTA n’est qu’une courroie de transmission entre le gouvernement et la classe ouvrière et, de ce fait, elle n’a jamais transmis au sommet, au sens propre du terme, les revendications des travailleurs. Pourquoi alors l’exclusion des syndicats autonomes ? Très pessimistes, ces derniers répliquent sèchement : « Car nous osons parler de la malvie et nous osons dire haut et fort les inégalités sociales causées par la nouvelle grille des salaires et dire qu’il est malheureux de voir un député toucher en un jour ce que perçoit un enseignant en un mois. » Les syndicats autonomes ne nient pas que l’Algérie est sortie, certes, du régime du parti unique, mais pour entrer dans un multipartisme « de façade ». « Il y a eu une ouverture dans tous les domaines. Il y a eu la création des syndicats autonomes, mais le gouvernement préfère négocier avec un seul syndicat qui ne dérange pas, contrairement aux syndicats autonomes », soutiennent les contestataires. Taxés de « syndicats sectoriels », les syndicats autonomes n’ont le droit de dialoguer qu’avec leur ministre de tutelle et non de s’asseoir autour de la table de négociations avec le gouvernement. « Nous n’avons rien contre notre ministre, nous tenons avec lui des réunions, mais lorsqu’il s’agit de revendications importantes, il dégage toute responsabilité en nous renvoyant vers le gouvernement... alors que dans d’autres pays tels que la France, le gouvernement négocie avec les syndicats sectoriels », expliquent les syndicats autonomes, qui demandent la parole et exigent la prise en charge des revendications des fonctionnaires.

Ils ne sont pas responsables du marasme que connaît actuellement le pays et n’ont que la protestation pour exprimer leur ras-le-bol et condamner l’indifférence du gouvernement. Un gouvernement qui continue à faire la sourde oreille à toutes les revendications émanant de la société. En caricaturant cet état de fait, les syndicats autonomes font remarquer que l’élaboration unilatérale de la nouvelle grille des salaires de la Fonction publique ainsi que les statuts particuliers sans consultation des partenaires sociaux représentatifs a montré, une fois de plus, que les lois sociales nationales et internationales ne sont toujours pas respectées par le gouvernement algérien. En faisant une rétrospective des événements, l’on remarque que la situation dans notre pays est marquée, depuis deux ans, par une lutte sociale des travailleurs de la Fonction publique pour la défense du pouvoir d’achat, le refus de la nouvelle grille des salaires, l’exigence d’une revalorisation du point indiciaire et la défense des libertés syndicales. Seulement, face à cette situation, le pouvoir a répondu par le mépris en tournant le dos aux cris de détresse des milliers de familles algériennes. C’est donc devant le refus des pouvoirs publics d’ouvrir des négociations et un dialogue social avec les syndicats représentatifs autour de la plateforme de revendications commune des fonctionnaires qu’un mouvement social encadré par les syndicats autonomes a été enclenché et sera reconductible jusqu’à la satisfaction de leurs revendications. Aujourd’hui, six syndicats autonomes de la Fonction publique, représentant le secteur de l’éducation, entament une grève d’une semaine cyclique. Ce mouvement de protestation sera renforcé, à partir de la semaine prochaine, par le débrayage de 15 jours des enseignants du supérieur suivi par la grève cyclique des praticiens de la santé.



Par Nabila Amir

publicité
 >
  Voir aussi...

Edition du 10 novembre 2009

« Les syndicats autonomes se sont mués en mouvement de résistance sociale »
Farid Cherbal. Syndicaliste et universitaire

Edition du 1er décembre 2004

Contribution à l’analyse
Mouvement syndical autonome en Algérie

Edition du 30 juin 2007

Mobilisation contre le harcèlement de l’administration
Syndicats autonomes

Edition du 24 février 2008

Fait accompli

Edition du 3 avril 2008

Grève générale les 13 et 14 avril
La coordination et l’intersyndicale unifient leurs rangs

publicité
 Hebdos & Services
Editions locales
Chroniques d'El Watan

 

Avis des lecteurs...

Le 17.11.2009 à 19h09
Le mépris des autorités attise la contestation

si le gouvernement veut apaiser les choses avec les enseignants en acceptant de leur verser les indemnités à effet retroactif à partir de janvier 2008 bravo mais cette decision devra normalement toucher tous les corps de la fonction publique sans aucune exclusion ni discrimination et que cesse l’ugta de nous representer. le malheur des ouvriers fait du bonheur de nos representants. vive les syndicats autonomes.

répondre


Le 12.11.2009 à 15h07
Le mépris des autorités attise la contestation

lu gta et oeuvres sociales font bon menage supprimons le premier pour que le second succombe

répondre


Le 9.11.2009 à 00h35
Le mépris des autorités attise la contestation

Salam. L’union fait la force, dit le proverbe.Continuons ensemble cette lutte pour faire valoir nos droits. On n’est pas en train de mendier et demander la charité, ce sont nos droits, on doit les arracher par cette grève puisque les procédures du dialogue n’ont pas abouti à une voie de réconciliation et de convergence. Alors , soyez conscients mesdames et monsieurs les enseignants et mobilisez-vous pour une cause commune ,celle de la lutte contre tout mépris et laxisme manifestés par la tutelle de l’Education ou autre institution étatique en l’occurrence l’arrêté de Ouyahia . Soyons solidaires les uns les autres et combattons jusqu’au bout de nos revendications et Allah soit avec nous les enseignants car la hogra ne durera point quelle que soit son règne.

répondre


Le 8.11.2009 à 21h00
Le mépris des autorités attise la contestation

Pourquoi ne pas impliquer les autres paliers à savoir le primaire et le moyen, (l’union fait la force) et puis tout le monde est dans le même pétrin...

répondre


Le 8.11.2009 à 20h12
Le mépris des autorités attise la contestation

Ne plions pas frères de combat.La lutte ne fait que commencer.Nous aurons gain de cause InchAllah.A bas l’ujitia pour ne pas nommer cette organisation de va nus pieds qui ont bouffé l’argent des travaiulleurs algeriens.

répondre


Le 8.11.2009 à 18h30
Le mépris des autorités attise la contestation

Encore une énième fois à tous les syndicats autonomes unissez vous ,évitez le leader schip ,vous obtiendrez gain de cause car aucune dictature au monde n’a réussie. Ne croyez plus à l’UGTA qui ne représente qu’elle meme.Ceux qui méprisent les enseignants doivent savoir que c’est grace à l’enseignant qu’ils sont devenus ce qu’ils sont.C’est malheureux de constater qu’un député qui ne fait que lever ses mains pour avoir une paie de 15 fois l’éducateur.C’est ce qu’on appelle le mépris et la moquerie envers le peuple.

répondre


Le 8.11.2009 à 12h52
Le mépris des autorités attise la contestation

Non Mme ou Melle Nadir, l’UGTA n’est pas une organisation syndicale , c’est une monarchie syndicale au service d’une république monarchique....

répondre


Le 8.11.2009 à 05h12
Le mépris des autorités attise la contestation

UGTA...out... Barakat... Sidi Said...revient de Suisse ou il s’est soigné avec l’argent des travailleurs qu’il ne représente nullement... Nous n’avons pas confiance en ta personne (Sidi Said) ni en tons syndicat (UGTA) L’UGTA défend l’etat...Vive tout les autres syndicats sauf UGTA !!! Je n’etais jamais ...je ne suis jamais...je ne serai jamais un "UGTué"

répondre


Le 8.11.2009 à 02h20
Le mépris des autorités attise la contestation

Qui ne connait un enseignant au moins,un professeur du superieur,et/ou un membre de la famille des hommes de sante,ne peut appréhender pleinement leur revendication.Pour ne pas tomber dans l’explication pedagogique parce que ce n’est plus de mise,disons simplement a ceux des membres du gouvernement,qu’un enseignant est le descendant de celui qui leur a enseigne les meilleurs choses du monde,puis leur a appris a en user pour grimper les postes,pour bien servir votre societe et la patrie.Aujourd’hui,il est triste et intolerable de voir ces anciens éléves parfois cancres jusqu’a la moelle, malmener la releve,representée par des apprenants,devenus par la force de leur intelligence des Professeurs digne de ce nom.Mais voila ! Ces anciens eleves non-reconnaissant,occupent a present des postes importants au sein de l’administration.Ils sont souvent décideurs ;mais ,pour faire un geste de justice envers eux ,nenni.A present ils leur octroient des salaires atteignant le seuil de l’intolerable ,a peine pour bouffer,faire vivre decement sa famille,et acheter des livres (fort chers).Aujourd’hui excèdés,ces enseignants et professeurs en conjonction avec leurs collegues du superieur et ceux de la sante,s’organisent pour faire la greve.C’est mauvais pour l’education,en algerie ;ça le sera egalement pour la sante et le palier superieur.Quel gachis !et dire que le gouvernement ne reagit meme pas ,continuant dans sa decision de n’inviter que l’ugta,seule partie representante le syndicalisme aux yeux de l’équipe gouvernementale,le syndicalisme.Tiens donc, les syndicats autonomes ne serait a ce titre que des faire-valoir,des acteurs pour amuser la galerie ?Sur le terrain pourtant ils existent et font savoir,qu’ils sont fort eux aussi pour ordonner une greve de longue duree.Le mieux est donc que la tripartite se transforme en quadripartite,ainsi tous le monde aura son mot a dire pour le grand bien de l’enseignement,et les autres secteurs non moins importants.

répondre



publicité

Infos récentes : | 21 mar | 20 mar | 19 mar | 18 mar | 17 mar | 16 mar | 15 mar | Haut de page
Droits réservés © El Watan 2007