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Le centre Al Kawakibi s'installe à Alger

L’ONG est animée par d’éminentes personnalités arabes

Le centre Al Kawakibi s’installe à Alger

Le centre international Al Kawakibi pour la promotion de la démocratie dans les pays arabes a vu le jour le 15 juin 2006 à Amman, capitale de la Jordanie.



Présidé par le prince Hassan Ibn Tallal de Jordanie (frère du défunt roi Hussein, souverain du royaume hachémite, ndlr), le centre a un caractère d’organisation panarabe non gouvernementale. D’éminents intellectuels du monde arabe constituent le noyau de cette ONG. On retrouve, entre autres, le Soudanais Sadek El Mahdi, Bahia Al Hariri (fille de l’ancien Premier ministre libanais assassiné), Mahdi El Bekkouche (secrétaire général de l’organisation arabe des droits de l’homme) ou encore Leila Charaf, une députée qui a eu le privilège d’être la première femme ministre en Jordanie. Ali Djerri, directeur d’El Khabar, fait également partie de ce conseil exécutif naissant qui englobe en tout 11 membres. « Ma qualité de membre du conseil n’a rien à voir avec le titre que je dirige. Je siège au centre Al Kawakibi en tant que personnalité arabe indépendante », tient à préciser Ali Djerri. Le centre est doté d’un conseil d’experts dont la mission, nous fera savoir Ali Djerri, est de « passer au peigne fin les mutations démocratiques dans l’espace arabe ». « Il est question de tout un programme qui va dans le sens de la promotion des droits de l’homme et de la démocratie. Il y aura des cycles de formation au bénéfice des acteurs de la société civile dans le cadre de programmes soutenus par des fonds arabes, européens ou d’agences dépendantes de l’ONU », précise Ali Djerri. Le centre Al Kawakibi sera basé à Alger, selon notre interlocuteur. « Une résolution dans ce sens a été votée au sein du conseil exécutif et les autorités algériennes en sont informées. Il faut signaler que le choix d’Alger n’avait pas reçu l’assentiment de tout le monde, notamment des Tunisiens qui voulaient coûte que coûte abriter Al Kawakibi chez eux », ajoute Ali Djerri. Abdul Rahman Al Kawakibi est né à Alep (Syrie) dans une famille de lettres et de science. Après des études d’arabe, de turc, de persan et de théologie, Al Kawakibi commence sa vie publique à l’âge de 22 ans en publiant des journaux qui seront interdits les uns après les autres par les autorités ottomanes locales. Son premier livre Taba’ Al Istibdad (Les caractéristiques du despotisme) est une analyse du despotisme qui met l’accent sur le rôle du pouvoir absolu dans une société décadente. Le deuxième livre, Um Al Qura (la mère des villages), est une conférence imaginaire où se rencontrent des représentants de musulmans afin d’analyser la crise de leur religion, s’efforçant de trouver des solutions pour rendre celle-ci un moyen d’émancipation et non pas de répression et de décadence.



Par Djamel Zerrouk

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