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Le casse-tête des logiciels piratés

Une journée d’étude sur les logiciels des TIC et industrie du contenu a été organisée hier au siège du ministère de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication en présence de Amar Tou, ministre du secteur.



Bachir Halimi, président et chef de la direction Excendia, producteur de logiciels spécialisés en solutions de communications d’affaires intelligentes de nouvelle génération, a exhorté, à travers une visioconférence, les autorités à « investir ce créneau par un programme national de développement en Algérie en évaluant nos forces, nos faiblesses et en établissant des objectifs mesurables. Il faut surtout anticiper les besoins futurs et non satisfaire les besoins actuels ». Dans des secteurs naturellement enclins à l’externalisation, l’Algérie devrait aussi recourir aux services hébergés. Mohamed-Tayeb Slimani, PDG d’ACI-Net, nous a affirmé en marge de cette journée : « On n’arrive pas à sortir du classique (gestion des stocks, personnels). En développant une application et en la mettant sur le marché, n’importe qui peut la pirater. Qui nous protège dans ce cas ? C’est l’industrie locale qui perd lorsqu’il y a piratage, et non Microsoft ou Oracle. En plus de cet aspect, il n’existe pas de normes. Développer un logiciel est un investissement lourd. Pour le rentabiliser, il faut en vendre des centaines de copies. » Pour les particuliers, le prix des logiciels est une véritable entrave à la généralisation du logiciel original. Lorsque le logiciel système coûte autant, sinon plus cher, que la machine elle-même, le choix est vite fait. L’utilisation de programmes informatiques piratés au sein des entreprises irrite les responsables de Microsoft-Algérie qui essayent, depuis leur installation en 2001, de sensibiliser des secteurs entiers à l’utilisation des copies légales. A part Microsoft, aucun autre éditeur n’est présent en Algérie pour le transfert des compétences. Sans le coup de pouce des pouvoirs publics, aucune industrie de logiciels n’a de chance de prospérer. Il faut, par exemple, que le ministère de la Poste et des TIC mette à la disposition des jeunes investisseurs des pépinières, les aider à accéder au financement de leur projet et qu’il y ait un besoin sur le marché. L’industrie du logiciel devient de plus en plus une technologie de pointe. Une entreprise tunisienne exporte près de 20 millions de dollars en logiciels, et 35 de ses ingénieurs sont en constant déplacement en Europe, et même le Maroc exporte des logiciels en Algérie. Notre pays doit utiliser efficacement les TIC et devenir un producteur dans le secteur des technologies pour se les approprier.



Par Kamel Benelkadi

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