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   Arts et Lettres












La culture algérienne

Ahmed Rachedi



Né en 1938, il fait partie du groupe Farid, le premier organisme cinématographique du FLN qui compte entre autres René Vautier. Entre 1958 et 1962, il participe à des réalisations collectives de films documentaires sur la guerre de Libération nationale. Ahmed Rachedi réalise son premier film de fiction en 1965, L’Aube des damnés qui a obtenu un grand succès auprès du public et plusieurs prix (Prix de l’Académie des arts tchécoslovaques, Prix du congrès mondial de la Paix, Prix du festival de Leipzig). Quelques années après, en 1967, il adapte Thala, roman de Mouloud Mammeri, sous le titre de L’Opium et le Bâton, avec les comédiens Marie-José Nat et Jean-Louis Trintignant. Pour ce film, il reçoit entre autres la Caméra d’or du festival de Ouagadougou et le Prix du festival de Moscou. Cette même année est marquée par la création de l’Office National du Commerce et de l’Industrie Cinématographique (ONCIC), dont il sera directeur jusqu’en 1974. Producteur de Costa-Gavras (Z) et de Youssef Chahine (Le Moineau), Ahmed Rachedi réalise en France Le Doigt dans l’engrenage (1973), un témoignage sur les travailleurs émigrés, sur un scénario de Rachid Boudjedra. Après Le Chant de l’adieu (1976), il réalise Ali au pays des mirages en 1979 qui a obtenu le Tanit d’argent au festival de Carthage, le Prix d’interprétation masculine et le Prix de la critique au festival de Moscou. Durant les années 80, il réalise quelques feuilletons pour la Télévision algérienne. En 1986, il réalise une comédie politique Le Moulin de Mr Fabre, avec l’acteur égyptien Izzat Al-Alaïli, Hassen Mustapha, Sid Ahmed Agoumi et Jacques Dufhilo. Le film sera couronné de plusieurs prix. Il adapte en 1990 pour le cinéma et la télévision le roman d’Amin Maalouf Léon l’Africain et mène une belle aventure avec C’était la guerre, en 1993, une production franco-algérienne qui croise les regards de deux scénaristes (Commandant Azzeddine et Jean-Claude Carrière) et de deux réalisateurs (Ahmed Rachedi et Maurice Failevic) sur la guerre d’Algérie. Coproduit par France 2, C’était la guerre fut couronné du Fipa d’Or, à Biarritz. Il réalise actuellement un film consacré à Benboulaïd, un autre à Krim Belkacem, ainsi qu’une série sur Massinissa qui signera sa première production pour la télévision.



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