Journée internationale de soutien aux victimes de la torture
Le 26 juin est la Journée internationale des victimes de la torture. A l’occasion, une pensée est adressée à ces milliers de victimes dans le monde qui ont subi ces actes inhumains. Les textes ne manquent pas à l’appel pour condamner les actes de torture.
Comme la convention de Genève qui, depuis 1984, condamne tous traitements cruels, inhumains ou dégradants. Sans oublier l’article 5 de la déclaration universelle des droits de l’homme qui l’interdit formellement : « Nul ne sera soumis à la torture ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. »
Pourtant, 60 ans après cette déclaration, la torture est toujours pratiquée dans de nombreux pays, principalement en Afrique.
Conflits armés, répression des opposants lors des élections, lutte contre le terrorisme sont les principales causes de l’utilisation de la torture. Par la lutte contre le terrorisme, les Etats s’autorisent à faire usage de la torture. A Guantanamo, les prisonniers n’ont toujours aucun droit. En ce jour de solidarité avec les victimes de mauvais traitements, le journaliste soudanais Sami El Haj, qui a vécu sept ans dans ce camp, a déclaré : « Les Etats qui veulent renforcer leur sécurité en usant de la torture pratiquent une forme de terrorisme. » Hier, le ministère des Affaires étrangères français a lancé un appel à tous les Etats de signer la convention pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées. Seulement 35 pays, principalement européens, ont ratifié ce texte. Manquent à l’appel tous les autres, dont les Etats-Unis.
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