Météo 
du jour

 

Accueil > Edition du 9 novembre 2009
L'info. au quotidien
 >
   Actualité












Conférence de Doha contre la corruption

L’AACC interdite de participation

Membre de l’ONG Transparency International, l’Association algérienne de lutte contre la corruption (AACC) a fait l’objet d’une interdiction de participation aux travaux de la 3e conférence des Etats-parties de la Convention des Nations unies contre la corruption qui s’est ouverte, hier, à Doha (Qatar), a dénoncé son porte-parole, Djilali Hadjadj, dans un communiqué rendu public.



M. Hadjadj pointe un doigt accusateur sur « le gouvernement algérien » en tant qu’instigateur de cette exclusion « avec la complicité des Nations unies ». « Encouragé par le fait que cette conférence se tienne dans un pays "ami", le Qatar, et assuré d’avoir une vice-présidence de ces assises, le gouvernement algérien n’a pas eu de difficulté – avec la complicité des Nations unies – à obtenir l’exclusion de l’AACC », s’indigne-t-il. Pourtant officiellement accréditée le 5 octobre 2009 par l’Office des Nations unies contre le crime et la drogue chargé de piloter le secrétariat de cette conférence, sans aucune opposition d’un Etat-partie dans les délais réglementairement définis, l’AACC a été « désaccréditée » deux semaines plus tard, soit le 21 octobre dernier, par le même organisme en violation du règlement intérieur de cette conférence, déplore la même source. Un véritable coup de théâtre d’autant que cette association avait été accréditée, sans anicroche, lors des deux premières conférences des Etats-parties en 2006 et 2008. A l’époque, en dépit de l’existence d’une disposition du règlement intérieur de cette conférence permettant à un Etat-partie de s’opposer à la présence d’une association, le gouvernement algérien n’avait pas utilisé son « droit de veto ». Ce qui ne semble pas le cas pour la conférence de Doha.

Tout porte à croire que les autorités algériennes ont changé le fusil d’épaule à propos d’une association locale dont les prises de position courageuses sur le phénomène de la corruption en Algérie agacent les autorités. « Le pouvoir, qui apparaît dans sa véritable nature autoritaire et liberticide, n’a pas craint de se ridiculiser et de se décrédibiliser davantage, confirmant son aversion pour la société civile et son manque de volonté politique à lutter contre la corruption », souligne M. Hadjadj. Il reste convaincu que ce revirement de la position des Nations unies « est, à proprement parlé, scandaleux et unique dans les annales onusiennes, d’autant plus que l’AACC fait partie des ONG accréditées auprès des Nations unies à Vienne, avec un statut d’observateur ». Ceci étant, l’AACC, craignant une exacerbation des « représailles » de la part des autorités algériennes, invite ses membres et ses sympathisants à la vigilance. « Après avoir "toléré" l’AACC, le pouvoir est en train de l’interdire de fait, confirmant son implication – par ses différentes officines, sbires et hommes de main interposés – dans les agressions, intimidations, harcèlements et les multiples pressions que l’AACC subit depuis plusieurs années », avertit l’AACC dans son communiqué. Par ailleurs, M. Hadjadj prédit l’« échec » de la rencontre de Doha en raison de la « farouche détermination d’un certain nombre d’Etats-parties – à leur tête les gouvernements algérien, égyptien et pakistanais – qui s’opposent à l’adoption de mécanismes de suivi et à l’implication de la société civile ». Dans le cas de l’Algérie, le porte-parole de l’AACC rappelle que le gouvernement, en « allant jusqu’à s’opposer frontalement à la mise en place au sein des Nations unies de mécanismes internationaux de suivi de l’application de cette convention », est en train de « dératifier » la Convention des Nations unies contre la corruption.



Par Hocine Lamriben

publicité
 >
  Voir aussi...

Edition du 4 novembre 2006

Lutte contre la corruption

Edition du 7 janvier 2006

« Coquille vide », selon l’AACC

Edition du 6 novembre 2009

« Le pouvoir confirme son absence de volonté à lutter contre la corruption »
Djilali Hadjadj. Porte-parole de l’Association algérienne de lutte contre la corruption

Edition du 26 novembre 2007

C’est déjà la guerre des nerfs
Le Liban s’enfonce dans la crise

Edition du 31 octobre 2009

L’Algérie invitée à ratifier le statut de Rome
Cour pénale internationale

Edition du 8 août 2009

« Il y a absence manifeste de volonté politique"
Djilali Hadjadj. Porte-parole de l’Association algérienne de lutte contre la corruption (AACC)

Edition du 9 juillet 2008

Crise politque au Zimbabwe

publicité
 Hebdos & Services
Editions locales
Chroniques d'El Watan

 

Avis des lecteurs...

Le 9.11.2009 à 18h55
L’AACC interdite de participation

CHAQUE JOUR QUI PASSE ENLEVE UN LAMBEAU DU MASQUE DU CLAN MAFIEUX AU POUVOIR. La corruption n’a jamais atteint ce degré en ALGERIE ; DEPUIS AVRIL 1999, LA CORRUPTION EST LA REGLE et l’honnêteté l’EXCEPTION. DEPUIS AVRIL 1999, le clan mafieux qui a pris le pouvoir, lui-même corrompu jusqu’à l’os, a corrompu tout son entourage, comme la peste, il a contaminé tous ses acolytes et ses mercenaires. CES DERNIERS à leur tour, contaminent tout ce qu’ils approchent. C’EST LE CERCLE VICIEUX...EUH MAFIEUX ! LE CLAN AU POUVOIR, ne fait semblant de combattre la corruption que pour donner le change aux occidentaux car il ne craint pas le TOUT PUISSANT, mais a une PEUR BLEUE des ONG OCCIDENTALES ; C’est comme le numéro de téléphone 3030, c’est de la poudre aux yeux des occidentaux ; en vérité, il n’y a ni VACCINS, NI MEDICAMENTS, NI ESPOIRS pour toutes les couches de la population : BEBES, JEUNES, 3EME AGE, MALADES CHRONIQUES, toutes livrées comme des troupeaux à l’incompétence et au mépris du clan au pouvoir !

répondre
L’AACC interdite de participation

Ma tsabach khalihoum yassarkou oua kadbou ala achaab aragad.




Le 9.11.2009 à 14h03
L’AACC interdite de participation

Mais bien sur c’est comme si vous demander à un voleur de se couper la main, entrer dans le jeu se sera plus bénéfique pour vous et votre association qui pourra demain bénéficier d’un siège au sénat ou obtenir un ministère comme celui de la culture par exemple.

répondre



 >
Postez votre avis




















publicité

Infos récentes : | 8 fév | 7 fév | 6 fév | 5 fév | 4 fév | 3 fév | 2 fév | Haut de page
Droits réservés © El Watan 2007