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« J'ai toujours vécu dans l'urgence »

Amazigh kateb. Chanteur et ex-leader de Gnawa diffusion

« J’ai toujours vécu dans l’urgence »

Un an après avoir arrêté Gnawa diffusion, il revient sur scène pour un nouveau parcours. Avant les concerts qu’il donnera pour le Panaf 2009, le fils de Yacine Kateb répond à nos questions.



- Tu as arrêté l’aventure de Gnawa diffusion il y a un an, comment te sens-tu aujourd’hui pour ce redémarrage et avec quel projet ?
- Mon nouveau projet est plus axé sur la voix avec des choses un peu plus actuelles, un peu plus urbaines puisqu’il y a un DJ qui envoie du son d’actualité. La différence, c’est dans le travail personnel qui n’est plus un travail de groupe, c’est un peu plus dépouillé, et l’élément nouveau, c’est qu’il y a des textes de mon père, ce que je n’avais jamais fait auparavant. J’avais vraiment une nouvelle histoire pour les aborder.
- C’est donc bien Amazigh et Kateb, les deux vont-ils ensemble ?
- Cela l’a toujours été sauf qu’avant c’était dans le privé. 20 ans après la mort de mon père, j’ai réussi à me libérer de l’idée de la mort et du poids du père. Ce n’est pas facile d’aborder des textes lorsqu’on a un poids par-dessus ; pour les mettre en musique, on est obligé de le charcuter, de le couper, et du coup, il faut vraiment être prêt à violenter l’écriture ; il fallait beaucoup de temps, c’est normal, c’est l’écriture de mon père… ce n’est pas comme d’autres auteurs ou mes textes que je triture dans tous les sens, je ne garde que ce dont j’ai besoin.
- Nous sommes tous je crois en deuil de Kateb Yacine et justement pour toi, lorsqu’on a un père aussi présent avec une personnalité aussi forte, comment expliques-tu la continuité, est-ce comme une résurrection de Yacine à travers toi ?
- Je n’en demandais pas tant en fait, je pense que c’est grâce à lui que c’est comme ça. Il n’était pas dans le culte de la personnalité ni dans l’auto-moussage, il était un exemple d’humilité. Quand il est mort, j’étais jeune, j’avais 17 ans, je n’ai jamais vu quelqu’un qui aime être acclamé mais qui dans l’ombre a accepté de jouer son théâtre dans des situations difficiles pour toucher les gens, plutôt que d’accepter les conditions de muselage et de contrôle de sa parole, en contrepartie d’un certain confort dans la production. Mon père a galéré, je n’ai pas grandi avec un petit bourgeois, mais avec un communiste, un enragé, quelqu’un qui a un vrai idéal sans concession ni dans sa vie privée ni dans son discours public. A partir de là, je ne vois pas comment j’aurais pu être écrasé, car il a toujours partagé ses passions et ses idéaux avec les siens et en particulier avec son fils. Il le dit dans pas mal d’entretiens. Il m’a montré ce qu’était un peuple qui rit, qui danse, qui tape dans les mains, qui était heureux, ce qu’était un débat, les choses à contre-courant. J’ai vu quelqu’un qui avait un courage intellectuel, qui n’a jamais caressé personne dans le sens du poil. C’est un exemple. Je suis imprégné de son éducation, de son théâtre, de son écriture. C’est d’abord de l’amour. Mes différents positionnements politiques ce ne sont pas des concepts mais quelque chose que je respire, j’ai toujours vécu comme ça, dans la contestation, dans l’urgence. Je ne connais que ça et je n’aime que ça.
- Aujourd’hui, l’Algérie c’est quoi pour toi ? Comment appréhendes-tu tes concerts au Festival panafricain ?
- Un peu dans les questionnements. Ce Panaf n’a pas arrêté de changer ses dates et c’était un casse-tête logistique. C’est le cas pour d’autres groupes qui ont failli être programmés et ont été annulés. Je ne sais pas ce que ça va donner. La cérémonie d’ouverture est faite par Kamel Ouali, je me demande ce qu’il a d’Africain, ou alors il faudra qu’on m’explique. J’attends de voir. Je ne suis pas sûr que ce Panaf rattrape les lacunes de notre africanité ou de nos africanités respectives dans le continent. L’Algérie, aujourd’hui, représente le premier barrage douanier vis-à-vis des pays du sud avant l’entrée en Europe. Comment peut-on participer à la politique Schengen même indirectement, et en même temps organiser un festival africain ? C’est une des questions que je me pose. En tout cas pour le public que je vais rencontrer, je suis content de le faire. A Tizi, je n’ai jamais joué et cela me tenait à cœur d’y aller sous mon nom et avec mes nouveaux morceaux que personne ne connaît pour l’instant.
- Quelques mots sur le nouveau disque ...
- Il parle d’Algérie et d’amour aussi. Il y a deux chansons raï mais avec des paroles de mon cru. Il y a deux textes de mon père mis en musique, Bonjour et Africain tirés de L’œuvre en fragments des chansons sur l’Afrique, sur le tiers-monde, sur la Palestine. Il y aura douze titres. Il sortira le 17 octobre. J’ai vraiment envie de le sortir en France à cette date-là. C’est une date importante qui a trop longtemps été occultée en France. Je voudrais faire une conférence de presse ce jour-là, pour évoquer les Algériens jetés dans la Seine par la police de Papon et dire que les années ont passé et que maintenant ce n’est plus possible de nous jeter dans la Seine, c’est nous qui nous jetons sur la scène. Une petite vengeance historique qui se prépare tranquillement.



Par Walid Mebarek

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Avis des lecteurs...

Le 25.06.2009 à 12h57
« J’ai toujours vécu dans l’urgence »

amazigh c’est l’homme que j’admire depuis que je l’ai decouvert avec gnawa diffusion !! il fais de la belle musique tout en lachant des bombes de paroles tres siblé et tres sinificatives !! j’ai ecouter certaine de ces chanson d’ "apres gnawa" tel que : bush mat bel coca !! :D et sa fais plaisire de voir que même sans gnawa il rest fidéle a son style de paroles certes le style musicale a dévié mais le changement n’a jamais tué personne !! j’esper en tout cas que sa personnalité ne changeras pas car des esprits libre comme le sien il n’en reste pas boucoup !! sur ces quelques mots je vous salut !! Vivment le 17 Otcobre !! vive la musique et VIVE l’algerie !!

répondre


Le 23.06.2009 à 19h51
« J’ai toujours vécu dans l’urgence »

tu seras assi bien acceuilli à Guelma,pays de tes ailleux,pays de "NEJMA".ne te laisse pas manipuler par ceux qui sont obseder par les regimes,et en quete de personalite !

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Le 23.06.2009 à 15h50
« J’ai toujours vécu dans l’urgence »

amazigh a des prole a la foi simple et peupliste et a la foi tré profonde et je croi que c un homme comme ça qui peu soulevé les mass et surtt les consience agérienne qui est 1peu anésthéser par le régime et tout en la détournée de voi radical et lui ouvriere peu a peu l’ésprit en vér d’autre culture et lui montré que le monde et fé de monsaïk pas d’un seul bloc mé comme les music de amazigh et faite de plusiers style et instrument le monde est fait de plusier peulpe et culture"comme une charchoura" amazigh c chaînon monquant entre le l’orient et l’occident c"est la voi de la vérité

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