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Intempéries et inondations cycliques : La population en colère

Intempéries et inondations cycliques : La population en colère

La veille et le 1er jour de l’Aïd El Fitr n’ont pas été de tout repos pour les éléments des services de sécurité, de ceux de la Protection civile et ceux de voiries de Annaba. Les violentes intempéries, qui s’étaient abattues mardi dernier sur toute la wilaya, ont été vécues avec beaucoup d’appréhension par les populations, notamment celles des bidonvilles, des localités et quartiers déshérités de Seybouse et Boukhadra (El Bouni) et de la majorité des quartiers de Annaba.



A Sidi Salem, dans la commune d’El Bouni, les habitants de la sinistre cité SAS, qui ne disposent même pas d’un réseau d’évacuation des eaux usées, ont été immergés par les eaux pluviales, lesquelles s’étaient dangereusement infiltrées dans les masures. Plusieurs habitants des bâtiments, à l’exemple de ceux de la cité 300 logements, ont préféré trouver refuge chez les voisins d’en haut, car les rez-de-chaussée ont été entièrement inondés. Fait qui a provoqué le mécontentement de la population, laquelle usant de pneus, de pierres et autres troncs d’arbres, a bloqué les routes reliant leur cités au chef-lieu, en signe de protestation, réclamant des mesures d’urgence afin de sauver leurs foyers des inondations, notamment ceux de la cité SAS de Sidi Salem.

La violence de leurs propos, leur colère, difficilement contenue, et leur détermination à aller plus loin, ont contraint de nombreux automobilistes à rebrousser chemin. Exaspérés, plusieurs manifestants ont déclaré : « A la veille de chaque fête de l’Aïd, les inondations sont au rendez-vous. Tous nos biens sont enfouis sous les eaux usées, y compris les effets vestimentaires de nos enfants prévus pour la fête. On a marre de cette situation. L’état nous a abandonnés à notre triste sort. A l’écoute des responsables locaux, on ne rate pas une occasion pour annoncer en grande pompe des projets de renouvellement des réseaux d’assainissement et le résultat est là. Ou sont passés les enveloppes à coups de milliards ? Certainement emportées par les eaux usées ».

Pour la population, dans cette wilaya qui cumule de manière exacerbée tous les handicaps sociaux depuis plusieurs années, le temps n’est plus à l’attente des promesses d’une meilleure prise en charge, faites par tel ou tel autre responsable local, notamment celui de l’hydraulique. Au bidonville Sidi Harb, des familles ont dû fuir face aux risques certains que représentait le déracinement des arbres sous lesquels ils avaient construit leurs masures. A Annaba, ville où l’on a également enregistré la détérioration de nombreuses toitures et déracinements d’arbres, les piétons et automobilistes ont éprouvé d’énormes difficultés à circuler suite à des inondations provoquées par des conduites d’eaux usées et pluviales obstruées.

A la Colonne, la Plaine Ouest, Ibn Rochd, Fakharine, cité Auzas, à l’Usine à Gaz, un des plus vieux quartiers de Annaba... bon nombre d’habitants ont dû passer plusieurs heures à écoper les eaux de pluie pour éviter l’inondation de leurs logements. Du côté de la direction de la Protection civile de la wilaya, on avance 42 interventions essentiellement centralisées dans la daïra d’El Bouni et de Annaba, où le niveau d’eau a atteint un mètre. Il a fallu toute une journée pour aspirer les eaux provenant des inondations.



Par M. F. Gaïdi

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Avis des lecteurs...

Le 4.10.2008 à 14h06
Intempéries et inondations cycliques : La population en colère

Mais pourquoi,bon sang,cela n’existait pas du temps du colonialisme et que maintenant nous subissons chaque année le même phénomène d’inondation dans plusieurs cités et quartiers de la ville.Faut-il voir là un certain laissez aller des services de voiries dans le nettoyage des regards d’évacuations des eaux ou de l’inconscience des citoyens qui jettent leurs ordures un peu partout ?Même si cela est réelle, les services de voiries ont des hommes chargés du nettoyage des rues et doivent s’en occuper.JE PARLE EN TANT QU’HABITANT d’un quartier dans une côte où le "ramasseur des ordures"ne passe presque jamais" éprouvant lui même des difficultés d’une brouette chargée qu’il faut pousser dans cette côte.Les pluies diluviennes ont bien nettoyé les quartiers en côtes mais les déchets,gravats,sable des constructions en cours et divers ordures sont descendus vers Rizi Amor et Kouba ou eut lieu des inondations,conclusion, mauvais entretien de la voirie à imputer aux responsables locaux,particulièrement à la commission d’hygiène et ses cadres d’exécution.Salutation Damèche.

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