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Impact de la crise financière sur l’Algérie

Des députés exigent des mesures de protection

Les chefs de groupe parlementaire de plusieurs formations politiques, dont le FLN, le RND, le RCD et le PT, ont expliqué dans leurs interventions que l’Algérie « n’est pas à l’abri, car son économie est basée essentiellement sur des exportations facturées en dollars ».



Les chefs de groupe parlementaire à l’APN ont fait part, samedi soir, lors d’une plénière consacrée à l’examen du projet de loi de finances pour l’année 2009, de la nécessité de prendre des mesures « efficaces » pour préserver l’économie nationale des conséquences de la crise financière mondiale. Selon l’APS, ces parlementaires ont jugé qu’« il est plus qu’urgent de réfléchir sur la façon de protéger l’Algérie d’une crise financière dont les conséquences néfastes ont touché même les économies les plus fortes dans le monde ». Les chefs de groupes parlementaires de plusieurs formations politiques, dont le FLN, le RND, le RCD et le PT, ont expliqué dans leurs interventions que l’Algérie « n’est pas à l’abri, car son économie est basée essentiellement sur des exportations facturées en dollars ». Mme Louisa Hanoune a estimé que les mesures prises par le gouvernement pour faire face à la crise financière mondiale sont « insuffisantes », mettant en garde contre la privatisation des établissements financiers nationaux, à l’image du Crédit populaire d’Algérie.

Elle a affirmé, dans ce sens, que pour protéger le pays des conséquences de la crise, il est nécessaire de soutenir les entreprises nationales publiques, encourager la production nationale pour lutter contre une concurrence déloyale et assurer une autosuffisance alimentaire. Le président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), Saïd Sadi, qui est intervenu au nom de son groupe parlementaire, a demandé au gouvernement de « présenter un bilan des exercices 2007 et 2008 avant de parler d’un projet de loi de finances pour l’année 2009 ». Ce projet est « dépourvu », selon M. Sadi, de toute « étude », « application » et « relance », qui sont nécessaires, a-t-il précisé, à la mise en place d’une économie efficace. Dans la matinée, les députés du même parti ont dressé un véritable réquisitoire contre les déclarations des représentants du gouvernement, les accusant de cacher la vérité sur les réelles conséquences de la crise financière qui secoue les pays de l’Occident. « Le gouvernement est en train de rassurer le peuple en affirmant que le pays est à l’abri de cette crise, alors que tous ses arguments sont faux », affirme le député Arezki Aïder, pour qui le risque d’une contagion demeure entier « tant qu’on ne sait pas combien va durer cette crise ».



Par Lyes Malki

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Avis des lecteurs...

Le 13.10.2008 à 08h48
Impact de la crise financière sur l’Algérie

franchement ce saadi est adroit pour les rodomontades politiques,mais la il dit n’importe quoi sur l’economie,il ferait mieux de la mettre en sourdine,en plus de l’indigence de sa pensée economique,il est loin d’etre aussi propre politiquement...

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