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Ils sont près de 1,5 million à travailler au noir : La détresse des enfants algériens

Ils sont près de 1,5 million à travailler au noir : La détresse des enfants algériens

Aujourd’hui, l’Algérie, à l’instar des autres pays, célébrera la Journée mondiale de l’enfance. Cette journée symbolique - instituée en 1954 par les Nations unies - est censée être un rendez-vous de fraternité mondiale et de compréhension entre les enfants - et envers eux - et d’activités favorisant le bien-être des enfants du monde entier. Ce n’est malheureusement pas le cas. Désastreuse est la situation de beaucoup d’entre eux. Bien que protégé par des textes de loi, l’enfant algérien reste fortement exposé à des dangers multiples et subit de plein fouet les fléaux sociaux. Pédophilie, kidnapping, travail au noir, les chiffres disponibles sont effrayants.



Selon les données fournies par la Fondation nationale pour la promotion de la santé et la recherche (Forem), il y a environ 1,3 million d’enfants qui sont exploités dans le marché parallèle du travail. Quelque 300 000 exercent dans le commerce. Contacté hier par nos soins, le professeur Mostefa Khiati, président de la Forem, affirme que ces données sont le résultat de recoupements. Il se réfère, entre autres, à une étude effectuée en 2006 par la Forem, un travail de recherche réalisé par l’UGTA et des statistiques fournies par une ONG belge. L’étude de la Forem a montré que plus de la moitié des enfants (53%) travaillent pour aider financièrement leurs familles et trois quarts (75%) d’entre eux affirment avoir toujours donné l’argent à leurs parents. Près de 60% des enfants ont bien arrêté l’école au primaire, la moitié d’entre eux soulignent avoir quitté les bancs de l’école de leur plein gré. Bien qu’ancienne, cette étude, comme le souligne le président de la Forem, est toujours d’actualité, car elle lève le voile sur ce phénomène de l’exploitation des enfants dans le marché du travail. Cette étude a établi une longue liste de « métiers » auxquels s’adonnent les enfants sur la route, comme vendre du pain et du tabac...

Certains travaillent dans des foyers huppés comme servants, d’autres sont employés dans le secteur agricole. Le professeur Khiati stigmatise les parents qui, pour lui, « poussent leurs enfants à aller travailler ». Selon lui, la déperdition n’explique pas tout. Des millions d’enfants se voient « contraints » au travail durant les périodes de vacances que ce soit pour aider leurs parents dans les champs agricoles ou pour vendre la galette... Il plaide ainsi pour « la pénalisation des parents ». Outre le travail, l’enfant est exposé à un autre mal, le kidnapping qui devient inquiétant. Plus de 840 enfants auraient été kidnappés en Algérie depuis 2001, selon la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme. On se souvient encore de Yacine, Chahinez, Walid, Ameur, Sahar… retrouvés morts après leur disparition du foyer familial. Aussi, plusieurs enfants ont souffert ces dernières années de violence sexuelle. Selon les statistiques de la Gendarmerie nationale, 179 mineurs ont subi l’acte de violence sexuelle, durant le premier trimestre de l’année dernière. Une telle situation interpelle tous les défenseurs des droits de l’enfant qui réclament plus de protection de cette frange vulnérable de la société. L’Algérie, faut-il le souligner, est outillée d’instruments juridiques réprimant toutes sortes d’abus sur les enfants. Elle a ratifié les principales conventions internationales relatives à l’enfance, notamment celle relative à l’âge minimum au travail, du 30 avril 1984, celle relative aux droits de l’enfant, adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies, le 20 novembre 1989. Elle a également ratifié, le 28 novembre 2000, la convention internationale relative à l’interdiction des pires formes de travail des enfants et l’action immédiate en vue de leur élimination. Au niveau interne, a été promulguée la loi 90/11 du 21 avril 1990 relative aux relations de travail dont l’article 15 dispose que l’âge minimum requis pour un recrutement ne peut en aucun cas être inférieur à 16 ans, sauf dans le cadre de contrats d’apprentissage. De plus, l’ordonnance n° 35-79 du 16 avril 1976 relative à l’enseignement et à la formation dispose que l’enseignement est obligatoire et gratuit pour tous les enfants âgés de 6 à 16 ans révolus.Le gouvernement a également lancé en décembre 2008 « le plan national pour l’enfance 2015 ». La problématique de la protection de l’enfance reste posée.



Par Mokrane Ait Ouarabi

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  Voir aussi...

Edition du 14 décembre 2004

Étude sur le travail des enfants

Edition du 19 juin 2005

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Edition du 21 novembre 2005

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Edition du 2 décembre 2006

Absence d’actions de protection
Débat à Tipaza autour du travail de l’enfant

Edition du 2 avril 2006

L’autre visage de la misère
Le Travail des enfants gagne de l’ampleur

Edition du 13 juin 2007

300 000 enfants travaillent en Algérie
Exploitation des enfants

Edition du 22 décembre 2009

L’enfance malmenée

Edition du 29 août 2006

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Avis des lecteurs...

Le 1er.06.2009 à 23h59
Ils sont près de 1,5 million à travailler au noir : La détresse des enfants algériens

Il vaut mieux travailler au noir honnêtement et aprendre à gagner sa vie dés le bas âge que d’être un adulte d’un âge avancé " hitiste ", qui gagne de l’argent de poche par la sueur du père, de la mère ou de la soeur. Tant qu’il y a des lois, l’enfance n’a rien à craindre. Mais, y a t-il des hommes qui veille à l’application et au respect de ces lois. Quand aux comportements pervers, le coupable répondra de ses actes. La sanction éduque. Ca suffit des lamentations.

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Le 1er.06.2009 à 23h26
Ils sont près de 1,5 million à travailler au noir : La détresse des enfants algériens

il vaut mieux vdendre des m’hajebs à la plage que de rester dans la rue apprendre les villes choses,à condition qu’ils soient mieux protégés par qui de droit.

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Le 1er.06.2009 à 21h37
Ils sont près de 1,5 million à travailler au noir : La détresse des enfants algériens

situation aggravée en regardant ces êtres innocents par la situation actuelle sociale,politique, économique retentissant sur l’éducation de nos enfants qui ne trouvent malheureusement guerre la jubilation,la joie,le bonheur de cette petite enfance.

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Le 1er.06.2009 à 20h04
Ils sont près de 1,5 million à travailler au noir : La détresse des enfants algériens

notre pays a fait et fera toujours dans le factice, l’illusoire, à tel point que personne je dis bien aucun des 34 millions d’algériens que nous sommes, ici et ailleurs, n’avons cru ni ne croyons...à la démocratisation de l’enseignement, la lutte contre l’analphabétisme,à l’éducation au sens noble ...seul moyen pour jeter les assises d’un état constitutionnellement VIABLE et FIABLE à fortiori...47 années d’inertie, fatale pour des générations d’enfants travailleurs .Un fléau qui met l’algerie au même banc des pays esclavagistes comme l’inde ou le pakistan

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Le 1er.06.2009 à 19h13
Ils sont près de 1,5 million à travailler au noir : La détresse des enfants algériens

en premier lieu, votre bande dessine pour representer les enfants qui souffrent est de mauvais gout. ces enfants, au contraire, sur les plages ; ils vendent khobz’adarr, du falafal et des tomates fraiches. ils sont les plus heureux. ils vendent egalement des poteries faites en kabylie par les rares artisans qui nous restent. long live Imazighen... bien, j’en reviens a votre bande dessine, vraiment, les enfants qui sont au bord de la mer ne sont pas des malheureux. si vous voulez voir des enfants malheureux, allez au cimetiere d’Al Alia, il y a des ordures, et au milieu de cela, des bebes qui jouent. c’etait une vision horrible. j’en fais encore des cauchemars. massakines. quand a votre homme politique, ou votre femme politique qui sera issue du peuple, et qui lui donnera ce que le peuple veut, c’est du festi. les gens du peuple, beaucoup, sont devenus les plus grands escros de la planete. c’est vous-meme une fois de plus qui avait representer cela par une bande dessine il y a quelque jours. la mafia de la drogue qui se partage le Maghreb, tout bonement comme les plus grands pays de l’Europe se sont partages l’Afrique avant la colonization. bien sur, les U.S.A. malins et intelligents sont restes dans la penombre, mais ils n’ont pas manque d’y participer. la preuve, Israel, l’Etat cree par la Declaration de Balfourt n’est pas une invention de la l’Amazonie.

Vive l’Algerie Vive le Peuple Amazigh Vive Bouteflika

Jamila

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Le 1er.06.2009 à 11h14
Ils sont près de 1,5 million à travailler au noir : La détresse des enfants algériens

il n’y a pas un pays au monde qui est tranquille (...), ce n’est pas une raison de refuser de se mettre en cause pour ne pas avoir une force de decision pour aller jusqu’au bout de cette therapie de choc dans l’echiquier politique (...) faiblesse terrible du chef de l’executif, manque de vigilance de l’etat, situation assez etrange et traumatisante ne peuvent amener l’algerie beaucoup plus loin pour les reformes (...).les valeurs morales de la societe sont ebranlees,le desordre economique ambiant se deteriore, mecontentement social qui s’amplifie tel est l’etat des lieux (...) il faut des idees progressistes aux accents nationalistes et une volonte d’agir avec courage pour obtenir des resultats concrets (...) l’aile conservatrice fate, doit avoir un esprit preventif que curatif pour eviter un coup d’etat populaire (...) le peuple veut une personne qui aille trop loin dans ses reformes, un homme ou une femme comme le peuple, proche du peuple pour se consacrer completement aux problemes sociaux et surtout comprendre l’ampleur des preoccupations (...)de ce peuple a la dignite outragee (...)pour relever le defi, un pouvoir fort est necessaire pour changer d’orientation politique qui sera un evenement politique considerable, critiquable mais original qui repondra aux besoins des citoyens (...), evitant le ras le bol populaire et les symptomes revelateurs des vraies difficultes que les responsables concernes doivent faire face.fraternellement lhadi

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Ils sont près de 1,5 million à travailler au noir : La détresse des enfants algériens

A qui vous parlez ? A un Premier-Marionette (Pardon Ministre) ?? Il s’en fout des enfant algeriens lui, il a beaucoup sur son plat deja des ordres directs de la Maffia militaire qui "possede" le pays !! Cette maffia n’entend pas partager les richesses du pays avec quiconque !!

Avec qui vous parlez ?? A un President de la Republique qui n’a pas le temps de parler au chomeurs et jeunes perdus ?? Ce President lui aussi est pris dans les filets de la Nomenklature puissante qui se cache derriere les rideaux opaques de la Loi du Silence !!

Faudra attendre que le bon peuple algerein en aura marre de cette clique d’imposteurs corrompus pour voir une vraie revolution eclater et chasser ces voleurs , ou plutot les forcer a rendre tout les petrodollars qu ils ont cache en Suisse et ensuite les mettre en geole !! Hatta Ynawar elmelh bach hadhou cheffarine yahtarmou echaab !!


Ils sont près de 1,5 million à travailler au noir : La détresse des enfants algériens

il y a un pandemonium dans cet echiquier politique nubile (...)nous devons plaider pour un reveil des consciences des uns et des autres pour lutter contre le fatalisme qui gangrene la societe algerienne (...).l’algerie adamantine a besoin d’un pouvoir politique fort pour pouvoir changer, un pouvoir qui ne soit pas modeste dans ses ambitions, avec une force de decisions pour aller jusqu’au bout des reformes dans l’interet de la nation et du peuple (...). fraternellement lhadi




Le 1er.06.2009 à 09h18
Ils sont près de 1,5 million à travailler au noir : La détresse des enfants algériens

Beaucoup d’enfants quittent également l’école pour travailler, de leur plein gré, sans être "contraints" par les parents. Les "enfants" veulent aussi avoir de l’argent, vivre et dépenser comme des adultes.

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Le 1er.06.2009 à 08h44
Ils sont près de 1,5 million à travailler au noir : La détresse des enfants algériens

Après l’indépendance l’état a dit qu’il n’ y aurait plus d’enfants cireurs de chaussures, et voila où on est maintenant !!!!

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Le 1er.06.2009 à 08h14
Ils sont près de 1,5 million à travailler au noir : La détresse des enfants algériens

Vous avez omis de parler des enfants dont la majorité est en très bas âge, des bébés de quelques jours loués et utilisés dans la mendicité.DEs enfants contraints à rester assis ou couchés toute la journée au côté de leur "patronne", au risque de recevoir une tannée s’ils n’obéissent pas à cette servitude.Des bébés exposés au froid,à la chaleur, à la poussière soulevée par le passage des véhicule...C’est scandaleux ! Les autorités ne prètent guère attention à ce phénomène qui pourtant prend de l’ampleur !C’est le dernier de leur souci.

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Le 1er.06.2009 à 07h05
Ils sont près de 1,5 million à travailler au noir : La détresse des enfants algériens

Ce que je trouve sidérant ce que lors des examens comme le BEM ou LE BAC ; l’état consacre des millions pour soi disant les élèves alors qu’ensuite ces mêmes élèves sont livrés à eux mêmes.bizarre vous avez dit bizarre comme c’est bizarre.

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