Météo 
du jour

 

Accueil > Edition du 21 décembre 2006
L'info. au quotidien
 >
   L’Événement












Ils ne sont plus de ce monde

Guerrouabi, son œuvre est immortelle

Cinq mois après sa disparition, le chantre de la musique chaâbi, El Hachemi Guerrouabi, a laissé un grand vide dans le cœur de mélomanes. Le regretté a marqué la chanson chaâbi d’une empreinte indélébile.



Décédé en juillet dernier, à la suite d’une longue maladie, il a été inhumé au cimetière d’El Madania, à Alger, en présence d’une foule nombreuse. « El Harez » était, incontestablement, un pilier de la chanson algérienne et un porte-parole de la chanson chaâbi. Les invétérés de ce style musical se souviendront à jamais du sourire légendaire et de la voix suave du maître. Son dernier concert, en juillet 2005 au théâtre de Verdure, fut un triomphe alors qu’il venait d’être amputé d’une jambe. Il avait prouvé, ce soir-là, que rien n’arrête la musique. Il était revenu, ce soir-là, pour conquérir, l’espace d’une soirée, son public et son pays qu’il avait quittés depuis quelques années. El Hachemi Guerrouabi est né en 1938 à El Mouradia. Il a grandi à Belcourt, où deux passions occupaient son temps : le football et la musique. Au début des années 1950, il commença à s’intéresser à la musique, et tout particulièrement à El Anka, M’rizek, H’ssissen, Zerbout et Lacheb. Au music-hall El Arbi, il se distingue en obtenant deux prix. Grâce à Mahieddine Bachetarzi, il rejoint l’opéra d’Alger, de 1953 à 1954, où il chantera Magrounet lehwajeb qui fut un grand succès. El Hachemi Guerrouabi fera aussi de la comédie et jouera dans plusieurs pièces et de nombreux sketches. Après l’indépendance, il rencontre Mahboub Bati avec lequel il enrichit ses connaissances, se perfectionne et enregistre des chansonnettes. Le maître avait introduit des changements dans le genre musical et avec El Barah, il aura un grand d’impact. L’homme excellera, également, dans le m’dih et les nabawiyate. Guerrouabi a commencé à taquiner le mandole à l’âge de neuf ans. Il a accumulé un capital immense grâce au contact et au travail assidu auprès de nombreux maîtres du style chaâbi. El Hachemi Guerrouabi avait à son actif des centaines de compositions, dont des adaptations de poèmes des XVIIe et XVIIIe siècles. Le chanteur populaire est parti, certes, vers d’autres cieux, mais son âme sera toujours là pour rappeler son talent et son œuvre monumentale.



Par Nacima Chabani

publicité
 >
  Voir aussi...

Edition du 25 décembre 2007

Un opus pour une première ode
Art lyrique. Amel Brahim-Djelloul (Soprano)

Edition du 23 avril 2005

Concert de Michel Delpech
Ibn Khaldoun

Edition du 19 avril 2009

Printemps musical
Chaâbi

Edition du 23 novembre 2008

Ali Amran, le Cabrel kabyle

Edition du 11 octobre 2006

La grande ronde culturelle
ANNABA. 1ER FESTIVAL DE LA MUSIQUE CITADINE

Edition du 17 janvier 2006

Une prima donna
Amel Brahim-Djelloul. (Soprano)

publicité
 Hebdos & Services
Editions locales
Chroniques d'El Watan

 

Avis des lecteurs...

Le 14.10.2008 à 18h28
Guerrouabi, son œuvre est immortelle

guerrouabi cé 1 légende ses chancon sont trés sympa wawe je l’aime b1 jadore ses paroles cool rabi yahafdou ou ykhalihe lina nchalahe tt mes filisitation chapeau sur ta téte ou rabi yarahmake ou yaghfarlake amine ya rabe le 3alamine je le kiff

répondre



 >
Postez votre avis




















publicité

Infos récentes : | 8 fév | 7 fév | 6 fév | 5 fév | 4 fév | 3 fév | 2 fév | Haut de page
Droits réservés © El Watan 2007