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Front Social

Le SNAPAP appelle à la grève nationale

Le Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (SNAPAP) appelle à une grève nationale, action qu’il compte mener avec d’autres syndicats autonomes, entre autres les syndicats des praticiens de santé publique (SNPSP), des praticiens spécialistes, (SNPSSP), du SNTE (éducation), du CNAPEST, ou encore du CLA.



En concertation avec ses « partenaires », regroupés tous dans le Comité national des libertés syndicales (CNLS), le SNAPAP se dit « contraint » de recourir à cette éventualité après avoir constaté que les portes du dialogue lui sont « systématiquement » fermées. Sa qualité de syndicat agréé, clame-t-il, ne suffit pas aux pouvoirs publics à le reconnaître en tant que partenaire social. « Notre existence obéit à la Constitution du pays, et partant de ce principe, nous lutterons sans relâche jusqu’à ce que le SNAPAP soit traité en tant que partenaire à part entière », a déclaré la secrétaire générale, Nassira Ghozlane, lors d’un point de presse animé, hier, au siège du SNAPAP à Bab Ezzouar. Intervenant à la veille d’un nouveau round de la tripartite, le SNAPAP continue ainsi d’exiger un siège au sein de celle-ci. La centrale syndicale de Sidi-Saïd est l’unique syndicat à prendre part aussi bien aux bipartites (gouvernement-syndicats) qu’aux tripartites, qui elles, associent en outre les organisations patronales. « Nous trouvons anormal que le chef du gouvernement invite un seul et unique syndicat (l’UGTA, ndlr) alors que le nombre d’organisations patronales sollicitées dépasse parfois la dizaine », s’insurge de son côté Hadj Djilani, membre du bureau national. Abondant dans le même sens, Nassira Ghozlane, fraîchement installée comme secrétaire générale du SNAPAP, assène : « Le pouvoir ne veut pas d’un pluralisme syndical. » Et d’ajouter : « Rien ne justifie la marginalisation d’un syndicat, de surcroît dûment agréé. Notre lutte consiste aussi à instaurer un véritable pluralisme syndical. » L’oratrice, qui seconde désormais Rachid Malaoui, élevé, rappelle-t-on, au rang de président du syndicat lors du 4e congrès, tenu les 7 et 8 avril derniers, a annoncé par ailleurs la tenue d’un meeting pour le 1er mai prochain. Une manifestation « exclusivement revendicative » qui associera tous les partenaires du CNLS. Revenant sur le congrès, la secrétaire générale insiste sur le fait que le SNAPAP jouit totalement de la confiance de sa base. « Preuve en est : 42 wilayas et 8 unions nationales du secteur professionnel de la Fonction publique ont renouvelé leur confiance à la direction du syndicat, et en élisant à l’unanimité Rachid Malaoui au poste de président », dira-t-elle. Au même moment, une conférence de presse animée par une aile dissidente du SNAPAP se tenait à la maison de la presse. Un mouvement qualifié par Nassira Ghozlane d’illégal « dans la mesure où il est piloté par un député (M. Felfoul, ndlr), donc une personne qui n’a rien à voir avec les fonctionnaires syndiqués ».



Par Djamel Zerrouk

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