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Faïrouz Oudjida (Cantatrice lyrique)

Le bel canto qui monte

L’âme légère, le corps regorgeant de vitalité, la jeune cantatrice soprano Faïrouz Oudjida nous égrène son parcours dans la musique et le chant lyrique. Des aptitudes et une ambition débordante qu’il serait injuste d’étouffer, de surcroît lorsque la virtuose révèle qu’elle a plus d’une corde à son arc.



Chanteuse lyrique et interprétant sur le registre d’un large diapason, le soprano Faïrouz Oudjida est en train de gravir les échelons dans le domaine du chant classique. Sa passion : s’exercer à l’art musical en solo, à travers l’interprétation des mélodies savantes puisées du répertoire universel. Son objectif : atteindre la perfection dans la voix classique. Pour ce faire, l’artiste lyrique ne baisse pas les bras pour devenir, un jour, la prima donna dans un opéra.

Bercée par les airs de son enfance

Depuis sa prime enfance, elle a toujours nourri l’espoir d’exprimer ce qui la passionne. Elle choisit parmi ses rêves ce qui réchauffe le plus son âme. Autrement dit, porter haut l’art de la voix qui sommeille dans ses tréfonds. Bercée par les airs de l’accordéon que son père jouait, Faïrouz se laisse aller à une atmosphère feutrée, mais ne branche pas. Native d’Alger, Faïrouz grandit, par la force d’un concours de circonstances, dans le Sud, un espace dans lequel elle évolue au sein de ses parents. A Hassi Messaoud, point d’école ou d’association musicale qui lui permette de s’épanouir. Elle suit les trois paliers du fondamental avant de passer avec succès son bac. De retour à Alger pour suivre un cursus universitaire, la jeune Faïrouz se donne les moyens de s’épanouir et de s’adonner à l’expression musicale et vocale restée à l’état latent. Une manière de rattraper le temps perdu et laisser émerger un talent mis sous l’éteignoir des années durant. Faïrouz n’est pas une geisha, car ce n’est qu’à 18 ans qu’elle aura l’opportunité de s’inscrire à l’association musicale Es Sendoussia avant que le professeur, Mme Tatiana Serguieva Saouli la prenne sous son aile. Elle assimile en un temps record la discipline des signes de la notation musicale tout en se consacrant au chant. Elle apprit les mélodies et assimile les techniques de la voix. Des vocalises aux airs d’opéra en passant par les berceuses, elle s’affirma de fort belle manière pour devenir, l’espace de six années d’exercice, un soprano « valsant » dans le répertoire lyrico-dramatique. Sa voix, un instrument vocal qui déploie une tessiture à la fréquence étendue (grave, aigu et mezzo-soprano). La chanteuse lyrique a accompagné l’Orchestre symphonique national dans une quinzaine de représentations.

Devenir cantatrice professionnelle

Elle a campé des rôles de Violetta dans l’œuvre la Traviata du compositeur italien, Giuseppe Verdi, un extrait de Carmen, chef-d’œuvre du drame lyrique réaliste dont la musique est de Georges Bizet, Rosine dans le Barbier de Séville et un extrait des Noces de Figaro, opéra bouffe de W. A. Mozart dans lequel elle a imprégné le personnage de la comtesse Almaviva et l’air du chérubin. D’autres morceaux de chansons napolitaines et des valses russes sont repris par la jeune Faïrouz qui utilise aussi l’appoggiature, cette note d’ornement qui précède la note réelle à un intervalle de seconde. L’année dernière, elle a dignement représenté l’Algérie au XIIe concours international classique de Russie des vocalisateurs Belle voce (Belle voix). Le public moscovite est resté sous le charme de la cantatrice algérienne qui a interprété trois extraits, dont Ave Maria de F. César et Alaïki Mini Salam. Depuis, Faïrouz n’a eu de cesse de faire montre de persévérance tout en faisant preuve d’une réussite dans un parcours exemplaire. Cette chanteuse d’opéra, promise à un bel avenir, selon l’avis des critiques, suit actuellement une formation au sein d’une institution musicale à Milan, Scuela musicale di Milano pour parfaire les techniques vocales.



Par M. Tchoubane

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Le 14.07.2008 à 22h30
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