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Essai pour comprendre la situation de l’université algérienne

Sur le top 100 classement des institutions universitaires en Afrique, 26 institutions maghrébines sont présentes avec une dominance marocaine 13/26 ; et algérienne 11/26 avec à la traîne la Tunisie 2/26.



Sur les 13 institutions marocaines, 7 sont universitaires, 3 sont des facultés, 2 instituts et une école d’ingénieurs, alors que sur les 11 institutions algériennes, 10 sont universitaires et 1 école. (Voire tableau en bas de page) Ce classement montre qu’aucune université algérienne n’est dans le top 4000 du gotha mondial et ne parlons pas de nos écoles, instituts et facultés, alors que les universités sud-africaines et égyptiennes occupent le haut du pavé africain, sans omettre que certaines universités kenyanes, rwandaises et du Botswana sont mieux classées que Constantine, l’USTHB ou Béjaïa. Malgré la controverse suscitée en Algérie, le classement de Shanghai utilise les 4 critères de sélection suivants :
- 1- 10% pour la qualité de l’enseignement ;
- 2- 40% pour la qualité de l’institution ;
- 3- 40% pour les publications de renom et les brevets ;
- 4-10% pour les tailles de l’institution.

Donc 80% de la sélection dépend de la qualité des chercheurs et de la production scientifique. Essayons de faire une analyse terre à terre pour comprendre pourquoi la recherche algérienne est aussi mal classée. Il n’est pas important dans cette contribution de faire un rappel historique des péripéties de la recherche algérienne, mais on peut dire qu’elle a vu le jour le 22 août 1998 avec la loi 98-11 sur l’orientation et le programme à projection quinquennale sur la recherche scientifique et le développement technologique 1998/2002, modifiée et complétée par la loi 08-05 du 23 février 2008. Cette loi a eu le mérite d’instituer la création des laboratoires de recherche avec des ressources humaines, des budgets d’équipements et de fonctionnement. Hélas, le constat après dix ans de fonctionnement des laboratoires est plus qu’amer, les laboratoires de recherches sont mis sous la tutelle de l’administration de l’université au sens bureaucratique du terme. N’ayant pas d’autonomie réelle, ils dépendent essentiellement du bon vouloir du pouvoir de l’administration. (Imaginez que pour acheter un stylo, un directeur de laboratoire est obligé de faire une consultation, trois factures proforma, un conseil de laboratoire, un PV de choix et remettre le travail à l’administration qui à son tour va prendre son temps dans la vérification, pour faire signer le bon de commande par l’administration, quel gaspillage d’énergie et de moyens pour un stylo). Imaginez encore qu’il est interdit pour un laboratoire de recherche de se doter en micro ordinateurs portables, d’essence, ou de se doter de téléphones... la liste des interdits dépend de l’administration. Toute initiative de recherche devrait recevoir l’aval de l’administration et l’humeur de l’administration dépend des hommes qui la gèrent. Les superpouvoirs accordés par les textes aux administrateurs des universités font de sorte que les organes de consultation deviennent des faire-valoir et gare à ceux et celles qui ne suivent pas le droit chemin.

Comment peut-on expliquer que lors de la dernière décade le nombre de plaintes déposées par les administrateurs des universités sur leurs collègues enseignants n’a fait qu’augmenter, pourquoi cet acharnement de l’administration (constituée de responsables enseignants) sur le corps enseignants, étudiants et ATS, pourquoi les différents organes de consultation de l’université (comité scientifique de département, conseil scientifique de faculté et d’université, conseil de faculté, conseil d’administration, etc.) n’ont pas de légitimité représentative du corps enseignants et ne sont plus producteurs de l’initiative pédagogique, car vide de tout pouvoir de contrôle dans la gestion de l’université. Le système LMD est en soi une bonne réforme pour les notions de passerelles et d’équivalence, mais l’anarchie qui règne dans la confection des cycles Let M pas de concertation nationale, chaque université voulait concurrencer l’autre ne tenant compte ni des défis ni des besoins, a donné une cohorte de licences et de masters n’obéissant à aucune stratégie nationale, ni au court terme ni au long terme. Cette insouciance de mener une démarche pour réformer aura pour seule conséquence de déformer. Les organes d’évaluation de programmes pédagogiques régionaux ou nationaux devraient sérieusement se pencher sur les domaines filières et spécialités à ouvrir en accord avec les axes stratégiques du pays, et non pas faire des réunions que pour faire passer le programme d’un ami ou d’un collègue, qui à son tour rendra la pareille. La durée moyenne de responsabilité dans les universités est de 10 ans, en 10 années les universités algériennes ont régressé, si nous pouvons dire que l’esprit des textes gérant les universités répond peut-être aux aspirations du développement de l’enseignement supérieur, on ne peut pas dire la même chose des hommes qui ont mené cette réforme, car le constat est sans appel, la 1re des universités algériennes est la 23e à l’échelle africaine et 4116e à l’échelle mondiale. L’Algérie dispose d’une importante base sur le plan humain et matériel pour développer une stratégie dans la recherche scientifique et technologique, hélas la condition sociale du chercheur, mais surtout son environnement professionnel et son interaction avec son administration, font de telle sorte que cette ressource vitale du pays fuit vers d’autres horizons. On est d’ailleurs l’un des seuls pays au monde qui souffre le plus de la fuite des cerveaux. Les colloques coûteux, les forums inutiles et des partenariats sans assise devraient cesser dans l’intérêt de l’université, le salut viendra d’une association intelligente de la triade collectivité locale, industrie et université autour des intérêts scientifiques et publics dans un cadre légiféré.

L’auteur est : Enseignant chercheur, université de Béjaïa



Par Dr Khodir Madani

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Avis des lecteurs...

Le 24.12.2009 à 18h20
Essai pour comprendre la situation de l’université algérienne

Jai pas pue retenir mes larmes pour ce que je viens d,apprendre concernant la grande moudjahida madame bouhired..mais combien sont celles et ceux qui sont ds son cas ??et qui meritent au moins de terminer leurs jours digneument.

répondre


Le 18.12.2009 à 12h16
Essai pour comprendre la situation de l’université algérienne

L’université algérienne est comme le reste des institutions nationales, malade voire même moribonde. La primauté de l’administration sur les forces vives est encouragée et même exigée par la tutelle. Là ou le problème devient sérieux sinon dramatique est que l’ensemble des personnes chargées de la gestion des universités sont enseignants. Avec peu de moyen mais une meilleure prise en charge de leurs problèmes socioprofessionnels, les enseignants Tunisiens et surtout Marocains sont beaucoup plus performants. L’enseignant universitaire Algérien est toujours, aux yeux de nos responsables, mineur. Pour preuve, il ne peut même avoir un logement sans passer par les circuits, oh combien dégradants et déshonorants, de l’administration, alors qu’il aurait suffit d’un salaire décent pour se prendre en charge comme un homme libre et responsable. Après trente ans passés au service de l’université comme enseignant, je peux affirmer que la situation est grave. J’ai vu défiler des responsables, mais je ne comprends pas toujours pourquoi le choix de la tutelle se porte souvent sur ceux les moins représentatifs tout en respectant l’adage qui est bien de chez nous « ceux qui partent sont souvent meilleurs que ceux qui arrivent » . Je donne quelques propositions pour revenir à une gestion saine de l’université, il faut : • Elire les responsables pour une durée qui ne devrait jamais dépassée les trois années ; • Que chaque responsable, une fois son mandat terminé, doit réintégrer son corps d’origine ; • Pour ne pas corrompre le corps enseignant, les avantages liés aux responsabilités administratives doivent être bien encadrés ; • L’évaluation de l’enseignant doit se faire sur la base de ses travaux de recherche et d’enseignement ; • Mettre les étudiants dans des conditions acceptables en augmentant leurs bourses sur des critères sociaux claires ; • supprimer l’ONOU sous sa forme actuelle, qui est beaucoup plus versé dans la contre bande que dans le service des étudiants ; • Garder le prix du ticket de restaurant à 1,20 dinars est une porte à tous les trafics

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Le 17.12.2009 à 22h36
Essai pour comprendre la situation de l’université algérienne

je ne sais pas quoi dire vraiment, ça fait quelques mois je disait à mes amis qu’il faut rentrer en Algerie et que c’est à nous de faire progresser la recherche, maintenant je comprend pourquoi les chercheurs ici font et acceptent tous pour ne pas rentrer.

je suis dans un grand labo de recherche et je ne sais pas si je dois rentrer ou pas.

SPIM René Descartes.

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Essai pour comprendre la situation de l’université algérienne

j’ai lu votre commentaire, et c’est vrai qu’en 1ere approche, ca fait peur, mais notre pays à besoin de vigueur et d’energie pour combattre les forces obscures, la génération spontannée en france a eue PASTEUR etc.....




Le 17.12.2009 à 21h36
Essai pour comprendre la situation de l’université algérienne

BIZARRE PAS BEAUCOUP DE COMMENTAIRE SUR LE SUJET SAUF MONSIEUR BOUHAFS et naturellement moi comme d habitudeMonsieur D. Bouhafs dans son article ne fait que confirmer la responsibilite de l echec de la qualite de l enseignement superieur em Algerie...l Incompetence des recteurs et administrateurs superieurs...victime aussi de la culture u pays. Culture impregnee d une partie de jalousie et envie de la part des interesses et probablement l utilisation des fonds publics pour des besoins personnels...comme dans toutes les administrations algeriennes, le ministere de l energie avec Sonatrach...L Internet fourmi d exemples et faits connus par le public et la presse internationale.Les universites algeriennes classees 6995 sur 7000 a travers le monde. Ce n est pas un classement de qualite etabli par ceux qui n aiment pas l Algerie mais par une equipe de chercheurs internationnausx chevronnes

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Le 17.12.2009 à 21h34
Essai pour comprendre la situation de l’université algérienne

L’Université Algérienne est malade de ses dirigeants et de ses enseignants. Ces derniers se font entendre juste pour réclamer une hausse de salaire. Mais jamais pour dénoncer des comportements tels que le laisse entendre notre ...analyste zaama. Le budget alloué à la recherche est faramineux...mais à regarder de plus prêt, aucune université ne dispose d’un site internet digne de ce nom...comparées aux autres universités Africaines ou Arabe avec des moyens beaucoup plus faibles. De plus, parmi les enseignants qui réclament des hausses de salaire, nombreux sont ce qui font 3 à 4 heures par semaine sans plus et ce depuis des décennies...sur le plan pédagogique, rares sont les enseignants qui pondent des polycopiés à leurs étudiants....Des stages à l’étranger sont accordés à tort et à travers pour des revues biblio, des posters, des communications bidons...montant la facture en devise....Le classement Shangai est fait surtout sur la valeur scientifique des produits des Universités. Hélas, les notres sont en mode grêve et salaire....Il y a pire, apparemment depuis l’avenue du système LMD, des diplômes sont délivrés sans efforts, des publications dénoncées dans de nombreuses revues pour plagia ou tricherie et autres manquements scientifiques...De grace, arrêter de demander toujours plus qu’on ne produit rien. Dans des pays qui se respectent, un chercheur a de la valeur par sa notoriété dans son domaine mais pas dans le nombre ou le type de véhicule qu’il possède...

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Le 17.12.2009 à 21h32
Essai pour comprendre la situation de l’université algérienne

le problème ne résident pas dans les pouvoirs c’est les professeurs d’université qui occupent des postes d’administration.moi par exemple en tant qu’étudiant au campus MORAD SALIM TALEB ex IGMO a l’univesrité d’oran j’ai assisté a un confrence présenté par monsieur JEAN FRANCOIS PONSOT imaginez qu’il’ya pas des rideaux pr empecher les rayons du soleil d’entrer pr mieux utiliser le data show en plus le plafond était totalement délaboré avec des ariegné et derrier moi y’avait unn tas de chaise cassé.monsieur le probleme de l’algerie c l’incompétence surtout dans la gestion des université.certain professeur pratique le sexisme a l’université et incite au gré a gré surtout avec les fille qui sont comdamné sous prétexte qu’il sont belle.on ne peut parler de recherche sans qu’il’y ai une vrai volonté des profs pour mieux mener des recherche.car des exemple de professeur qui ne font que consommer de l’argent des recherche.car un professeur qui enseigne le meme module pendant 4ou 5ans il devient fonctionnaire il faut reformer l’université algerienne etudiant en 4ème science économique UNIV Oran

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Le 17.12.2009 à 19h41
Essai pour comprendre la situation de l’université algérienne

« il faut avouer que nous algériens nous sommes des profiteurs et on utilise souvent ces biens publiques pour des fins personnelle ».je ne pense pas monsieur Bouhafs qu’un vrais chercheur peut penser de cette manière, pour vous dire que ya des hommes et des femmes qui abandonne leur famille pour la recherche et qui passe des nuits et des jours pour cette recherche, et vous trouvez que cette bureaucratie qui est flagrante, chose que personne ne peut nié , n’es obstacle pour le chercheur !!!!! , je pense qu’on doit le mette sous un vrais climat d’instruit ; la choses que je ne peut admettre c’est q’ un docteur, ou bien professeur revenu d’un payé développé , pour le développent de son payé, apportant un plus et certainement pas le contraire , on le met sous les ordres de personne …….hors norme de son domaine,,,,,choses qui confirme l’évasion des cerveau !!!!!!!!enseignante de mathematique.

répondre


Le 17.12.2009 à 13h53
Essai pour comprendre la situation de l’université algérienne

1er passage :(pour faire signer le bon de commande par l’administration, quel gaspillage d’énergie et de moyens pour un stylo). Imaginez encore qu’il est interdit pour un laboratoire de recherche de se doter en micro ordinateurs portables, d’essence, ou de se doter de téléphones... la liste des interdits dépend de l’administration).

Je regrette monsieur, ce n’est pas vrai et on n’achette pas les stylos tous les jours. Pour les portables, essence,etc c’est compliqué et il faut avouer que nous algériens nous sommes des profiteurs et on utilise souvent ces biens publiques pour des fins personnelles. Ceci est vrai aussi pour l’administration. J’aurais souhaité que vous soulevez les problèmes liés à l’équipement des laboratoires, la consistance des budgets aloués pour l’achât des équipemtents et consommables néssecaires pour l’exécution des programmes de recherches. Et dieu sait, qu’il y a un désintéressement de la part des enseignants- chercheurs dans ce volets et ils ont une part de résponsabilité sur l’état de délabrement des laboratoires universitaires. Autrement dit, ils ne sont pas combatifs pour acquérir les moyens et équipements scientifiques. Peut être le volet pédagogique a dominé. Sinon comment expliquer l’état des laboratoire universitaire et leur maigre patrimoine en ce qui concerne les equipemtents d’élaboration et de caractérisation dans tous les domaines (physique, chimie, biologie, etc....)

Autre passage : (Toute initiative de recherche devrait recevoir l’aval de l’administration et l’humeur de l’administration dépend des hommes qui la gèrent).

Là je suis un peu perplexe, parce que vous avez vanté les mérites des deux lois quinquennalles avec les 34 programmes nationnaux de recherche et chaque laboratoire ou équipe de recherche qui propose des projets de recherche en fonformité avec les objectifs des 34 programmes auront toutes les facilités pour recevoir et l’avale des comités scientifiques et de l’administration centrale. Les voies de recourt sont connues par tous le monde et je pense aussi que la consistance des équipes de recherche et les projets proposés doivent passés par un examen. Sinon certe il y a des abus mes que les gens qui croient en leurs progets et qui sont compétents ne se tairent pas. Le point noir c’est la lourdeur administrative dans l’attribution des labo et centre de recherche durant les deux quinquénats, et on peut dire que le financement n’a pas suivie les ambitions du programme inscrit. Voilà tout, et il y a des points positifs dans votre articles comme la gestion administratives de la recherche en générale qui est à dénoncer, sinon la longivité dans le poste et peut etre plus de 10 parfois elle est à vie, le LMD soufre encore du manque de moyen et d’encadrement, etc.... En tout cas merci pour votre contribution qui, certainement, apporte une brique dans cette édiffice qui est la recherche en algérie.

D. Bouhafs/Maître de recherche-UDTS-Alger

répondre
Essai pour comprendre la situation de l’université algérienne

Cher D. Bouhafs/Maitre de Recherches J’ai lu votre avis, cependant mon attention a plus été attirée par le nombre de fautes d’ortographe que par la qualité de votre contribution. Salutations, Farouk


Essai pour comprendre la situation de l’université algérienne

Monsieur Farouk, j’ai écris la réponse avec précipitation et j’avoues que je n’ai pas épargné l’orthographe de la langue de Voltaire. Donc à vous une version corrigée. Mais j’aurais biens aimé que vous fassiez l’effort et critiquer le fond des mes pensées. Amicalement.

1er passage :(pour faire signer le bon de commande par l’administration, quel gaspillage d’énergie et de moyens pour un stylo). Imaginez encore qu’il est interdit pour un laboratoire de recherche de se doter en micro ordinateurs portables, d’essence, ou de se doter de téléphones... la liste des interdits dépend de l’administration). Je regrette monsieur, ce n’est pas vrai et on n’achète pas les stylos tous les jours. Pour les portables, essence,…etc. C’est compliqué et il faut avouer que nous algériens nous sommes des profiteurs et on utilise souvent ces biens publiques pour des fins personnelles. Ceci est vrai aussi pour l’administration. J’aurais souhaité que vous souleviez les problèmes liés à l’équipement des laboratoires, la consistance des budgets alloués pour l’achat des équipements et consommables nécessaires pour l’exécution des programmes de recherches. Et dieu sait, qu’il y a un désintéressement de la part des enseignants- chercheurs dans ce volet et ils ont une part de responsabilité sur l’état de délabrement des laboratoires universitaires. Autrement dit, ils ne sont pas combatifs pour acquérir les moyens et équipements scientifiques. Peut être le volet pédagogique a dominé. Sinon comment expliquer l’état des laboratoires universitaires et leur maigre patrimoine en ce qui concerne les équipements d’élaboration et de caractérisation dans tous les domaines (physique, chimie, biologie, etc....) Autre passage : (Toute initiative de recherche devrait recevoir l’aval de l’administration et l’humeur de l’administration dépend des hommes qui la gèrent). Là je suis un peu perplexe, parce que vous avez vanté les mérites des deux lois quinquennales avec les 34 programmes nationaux de recherche et chaque laboratoire ou équipe de recherche qui propose des projets de recherche en conformité avec les objectifs des 34 programmes auront toutes les facilités pour recevoir et l’avale des comités scientifiques et de l’administration centrale. Les voies de recourt sont connues par tous le monde et je pense aussi que la consistance des équipes de recherche et les projets proposés doivent passés par un examen. Sinon certes il y a des abus mes que les gens qui croient en leurs projets et qui sont compétents ne se tairent pas. Le point noir c’est la lourdeur administrative dans l’attribution des labo et centre de recherche durant les deux quinquennats, et on peut dire que le financement n’a pas suivie les ambitions du programme inscrit. Voilà tout, et il y a des points positifs dans votre articles comme la gestion administratives de la recherche en générale qui est à dénoncer, sinon la longévité dans le poste et peut être plus de 10 parfois elle est à vie, le LMD soufre encore du manque de moyen et d’encadrement, etc.... En tout cas merci pour votre contribution qui, certainement, apporte une brique dans cet édifice qui est la recherche en algérie. D. Bouhafs/Maître de recherche-UDTS-Alger




Le 17.12.2009 à 13h48
Essai pour comprendre la situation de la mentalité algérienne

Supposons qu’un laboratoire aura toute l’autonomie dont il a besoin pour lancer ses travaux de recherche dans de bonnes conditions. Qu’est ce qui nous assure que cet argent sera utilisé à bon escient dans un but de faire des recherches scientifiques et uniquement pour ça. rien, en fait cet argent sera dilapidé à coup sur (peut être des années apres on entendra parler d’une affaire de dilapidation qui se serait déroulé dans une université ...) Le problème de l’algérie n’est ni Bouteflika, ni les généraux, ni le pétrole, ni la démocratie ... mais c’est le peuple qui est sous éduqué, inculte et intolérant (et la liste est encore longue). ça peut choquer ce que je dis, mais c’est ça. J’ai juste besoin de parler à un algérien dans la rue pour constater ça, quand bien même mon interlocuteur est plein de bonne volonté.

La tendance générale dans le pays est au pourrissement dans tout les secteurs, y compris le journalisme (et je n’ai rien contre les journalistes, ils font leur boulot mais parfois mal, très mal). Pour illustrer mon affirmation. Je prend les évènements qui se sont passés à la suite du match Egypte-Algérie (2-0). Apres la fin du match, on annoncé que 16 algériens sont morts suite à des agressions de la part des égyptiens. Une information pareille, ça se vérifie minutieusement. Après, on a eu une succession d’articles dans les journaux appelant -parfois- carrément à la vengeance contre les égyptiens.

S’ensuivit un déchainement des jeunes sur ce qui est égyptien (Djezzy ...), et tout ça sur une information qui n’a encore jamais été confirmée. Ils sont ou ces morts ? quelqu’un a fait l’enquête pour savoir ? comment des journaux peuvent affirmer des choses sans avoir la confirmation. C’est ou qu’on vous a enseigné le journalisme ? Le peuple (le ghachi) n’a jamais cherché vraiment à savoir. savoir s’il a été manipulé par les journaux. Le sentiment -retrouvé- de fierté nationale a rasé le bon sens.

L’algérie est certes un pays plutôt "démocratique" par rapport aux pays arabes, mais il marche sur un fil.

Il est temps de se poser des questions sur nous même, au lieu de toujours essayer de jouer aux philosophes ou aux opposants démagogues.

Nous ne méritons pas encore la démocratie !

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Le 17.12.2009 à 12h57
Essai pour comprendre la situation de l’université algérienne

Ce que vous dites est malheureusement vrai. Notre système de recherche est en déperdition. Comme l’université, les centres de recherche ne sont pas en reste. La loi 98-11 sur l’orientation et le programme à projection quinquennale sur la recherche scientifique et le développement technologique 1998/2002 censée leur apporter les moyens nécessaires a été mise en veilleuse depuis l’arrivée du Président Bouteflika. Les centres de recherche peinent à avancer ; ceux qui ont accédé au statut de l’EPST demeurent dans l’expectative. Les supers organes de d’évaluation de la recherche de l’État (Conseil national de la recherche scientifique et technique, comités sectoriels, intersectoriels…) tardent à approuver leur organigramme de ce fait, les entités de recherche (unités, divisions et équipes) sont clouées au sol en absence de leur arrêté de fonctionnement. A quoi bon de changer des lois lorsque la volonté manque ! A peine née, la direction générale de la recherche, sans pouvoirs réels s’apparente à une boite d’enregistrement et un forum de rencontres inutiles.Dans tous ces rouages je ne vois pas l’utilité du ministère délégué à la recherche

répondre


Le 17.12.2009 à 11h14
Essai pour comprendre la situation de l’université algérienne

Ce que vous dites est malheureusement vrai. Notre système de recherche est en déperdition. Comme l’université, les centres de recherche ne sont pas en reste. La loi 98-11 sur l’orientation et le programme à projection quinquennale sur la recherche scientifique et le développement technologique 1998/2002 censée leur apporter les moyens nécessaires a été mise en veilleuse depuis l’arrivée du Président Bouteflika. Et son discours inaugural de l’année universitaire 2010 à Sétif est en pleine contradiction avec la réalité. Les centres de recherche peinent à avancer ;ceux qui ont accédé au statut de l’EPST demeurent dans l’expectative depuis la promulgation de cette loi. Les supers organes de recherche de l’État (Conseil national de la recherche scientifique et technique, comités sectoriels, intersectoriels…) tardent à approuver leur organigramme. De ce fait, les entités de recherche (unités, divisions et équipes) sont clouées au sol en absence de leur arrêté de fonctionnement. Une humiliation cuisante pour la communauté scientifique. A quoi bon de changer de loi lorsque la volonté manque ! A peine née, la direction générale de la recherche, sans de réelles attributions, s’apparente déjà à une boite d’enregistrement et un forum creux où commence à s’écouler les 100 milliards de DA réservés à la recherche algérienne. Dans les rouages du pouvoir, je peine à comprendre l’utilité du ministère délégué à la recherche.

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Le 17.12.2009 à 01h47
Essai pour comprendre la situation de l’université algérienne

La situation des universites algeriennes....elles sont tres mal gerees par des incompetents...savez vous que les recteurs et directeurs de departements des universites algereiennes ne repondent jamais aux cadres algeriens desireux de retourner enseigner au pays...negligence, inconscience, pistons, manque de courtoisie et manque de savoir vivre des directions universitaires en Algerie...un peu de jalousie aussi et envie...

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