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Emblématique et populaire

El Mougar. Concert du groupe D’zaïr

Emblématique et populaire

L’homme impose par sa carrure et par sa voix tout en trémolo. Quelque peu embrouillé par les défaillances persistantes de la sonorisation, le groupe D’Zaïr a interprété des chansons tirées de leur premier et deuxième albums, Sarah et Haizia.



Quelques nouvelles compositions n’ont pas été en reste. Le nouveau débarqué « Redo » à la basse, Read à la guitare, Saïd à la batterie et Hicham au clavier, se sont tout bonnement donné le mot pour « gaver » le public de leurs meilleures chansons. Ceux-ci se sont fait torrent vocal, quant ils évoquent le mercantilisme niais comme dans Mal eweli nar ou la femme aimée comme dans Haizia. Sine qua non, texte bien senti du journaliste Smaïl K. bouclera la boucle. Le public, toujours à l’affût, criait et réclamait ses chansons fétiches. Invité, en fin de concert, le groupe Djezma a interprété une chanson des Pink Floyd. A ce moment, une flopée de guitares a envahi la scène. Par ailleurs, Hakim Laâdejel, le chef de groupe, approché, dira que des tournées ont été effectuées à travers l’Europe. « On a fait cavalier seul sans qu’aucune aide ne nous soit prodiguée par les responsables de la culture », s’emporte-il. Il en veut. Pour preuve, leur dernière prestation au Festival international de rock qui s’est déroulé à Tunis. « Nos représentants ont brillé par leur absence. Cela nous a grandement frustré. Et dire que notre passage a été salué par la presse tunisienne. Nous avons fait la meilleure prestation de l’avis de cette même presse », dira Hakim, Bab Elouadien pur sucre. « Faut-il casser sa pipe pour que les responsables se décident à nous gratifier d’un hommage appuyé, comme on l’a fait récemment avec Aziz », lance sentencieusement celui qui ne se fait guère prier pour crier son amour de l’Algérie et du quartier mythique qui a entendu ses premiers cris de bambin. De plus, leur troisième album sortira cet été. Il sera, à en croire Hakim, de la même veine que celui, à succès, de Haizia. 12 chansons composeront cet opus. Sans trop s’épancher sur ce nouveau produit qui sera d’une « bonne facture » notre interlocuteur dira que deux reprises y seront introduites. Mis sur pied en 1998, le groupe D’Zair, au patriotisme chatouilleux, s’inscrit dans le registre « rock soft ». Il tient, par cette reprise, à rendre hommage à un aède du terroir, dont il ne révélera pas le nom. « Ce sera fait en temps opportun », se contentera de dire notre vis-à-vis. Au chanteur kabyle qui les a rencontrés en 2001, il rappelle son souhait de faire un duo avec lui. « Qu’il tient parole », dira Hakim.



Par Nadir Iddir

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