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Diaspora : un discours… disparate



Pour Abdelhamid Si Affif, le président de la commission des affaires étrangères de l’APN, entre les Algériens d’ailleurs et la mère patrie, il y a juste un « problème de communication ». Et de préconiser une solution imparable à ses yeux : la mise en place d’un portail informatique ! Dieu que c’est facile, finalement… ! Il suffit donc de lancer ce site internet – alors qu’il en existe des centaines et en Algérie – et hop, nos « cerveaux » expatriés si désirés vont illico presto embarquer à bord du premier vol d’Air Algérie… C’est ce discours, terre à terre, le moins que l’on puisse dire, qui a été tenu la semaine dernière à Paris, devant ce qu’on appelle abusivement la diaspora algérienne en France. Et comme pour donner plus de crédit à cette trouvaille bien algérienne, l’un des compagnons de Si Affif s’est adressé en… arabe à son auditoire croyant naïvement pouvoir titiller leur ego patriotique. Sur ce plan, Si Affif a sans doute raison : il y a bien un problème de communication ! Mais là où le bât blesse, c’est quand ce tribun lance à tue-tête que « celui qui aime l’Algérie doit aimer Bouteflika ! » Voilà une belle confusion des genres qui rend toute opération de charme à l’égard de nos compatriotes résidant à l’étranger, suspicieuse, voire très aléatoire.

C’est à croire qu’on est allé chercher des militants et des supplétifs politiques et non plus convaincre autant que faire se peut quelques Algériens qui font le bonheur des pays d’accueil de consentir un peu de leur intelligence à leur pays d’origine. Cette piteuse façon de faire décourage, hélas, les plus téméraires parmi ceux qui sont tentés par l’aventure algérienne. A l’heure des nouvelles technologies de l’information, il est sans doute incommode, voire archaïque d’évoquer des problèmes de communication pour justifier la rupture du lien ombilical entre l’Algérie et sa matière grise qui opère ailleurs. Mais en réalité, cela traduit une faillite diplomatique de nos chancelleries qui n’ont pas pu et su jeter les passerelles nécessaires avec ces élites en dehors des élections. L’immigré algérien, quelle que soit sa valeur marchande dans le pays d’accueil, n’est au mieux qu’un électeur potentiel. Et tant qu’on continue à faire les yeux doux à ces communautés juste à la veille de chaque rendez-vous politique, il serait illusoire de prétendre constituer une diaspora qui, elle, suppose une communauté d’intérêt. Or, le dernier séminaire organisé par Si Affif lui-même à l’APN sur ce thème précisément a mis à nu toutes les contradictions de l’entreprise, notamment le choix à forts relents politiques des délégations participantes. Moralité : au lieu de perdre du temps et de l’argent à tenter vainement de faire revenir les élites algériennes de l’étranger, les autorités seraient mieux inspirées de juguler l’exode massif de jeunes cadres. Quant à la diaspora, elle devrait disparaître du lexique de nos politiques. Pour qu’elle revienne, il faudrait peut-être qu’eux partent…



Par Hassan Moali

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Avis des lecteurs...

Le 1er.07.2008 à 23h44
Diaspora : un discours… disparate

Les raisons qui nous ont pousse a partir demeurent .Elles sont structurelles .Elles ont empire. C est un dysfonctinnement globale de la societe . Le quotidien est pesant du principalement a l’absence de l’etat :t es jamais tranquille .T es constamment agresse. C est pour cela que plus tu vis dans un envirennement sain et normal plus tu ne peux vivre dans un envirennement disfonctionnel. Kamel

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Le 1er.07.2008 à 16h17
Diaspora : un discours… disparate

Il est à souligner que Statistiques Canada fait ressortir les immigrants investisseurs algériens cadres parmi les 10 meilleurs de leur catégorie. Aucun autre pays maghrébin ne figure dans ce palmarès.

alors Messieurs ceux qui pensent que ses immigrants nontpas le droits de revenir chez eux, c’est eux les incompétents qui essaye de pousser tte la matière grise a voir d’autre horizon, et je réponds a la ^personnes qui disaient que ils n’ont qu’a aller habiter chez Monsieur Affif, c’est cette mentalité qui nous as pousser a investir ailleurs. Quand on sait que pour être admis dans cette catégorie, le requérant s’engage à investir au Canada au moins 400.000$ sur cinq ans, un simple calcul nous montre qu’au moins 36 millions de dollars ont été investis par des algériens au Canada entre 2000-2002.

C’est plus que le dixième que la Canada avait promis à l’Afrique, pour la même période, dans le cadre du NEPAD. C’est environ la moitié de la balance commerciale (en faveur du Canada) et vive l’algerie les immigrants sont tjrs prêt a revenir chez eux.

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Diaspora : un discours… disparate

Au lieu de chercher a faire revenir les "cerveaux" en algerie, on devrait plutot focaliser nos forces a garder et a retenir ceux qui sont encore au pays. Ceux deja partis, ne reviendront pas et particulierement s’ils ont reussi labas. Ceux qui n’arretent pas de tancer les autorites a travers associations et medias, sollicitant leur retour avec primes & avantages octroyes par la vache a lait etatique ne sont encore que des assistes qui ont probablement rencontres des difficultes Labas. NB. Je suis un expatrie algerien au canada.




Le 1er.07.2008 à 13h38
Diaspora : un discours… disparate

Nos concitoyens vivant à l’étranger n’ont, du moins dans leur grande majorité, contrairement à leurs homologues des autres pays du Maghreb et singulièrement du Maroc, aucun sens patriotique. Le terme diaspora est d’ailleurs impropre pour qualifier ces "ghachi" (comme dirait M.Boukrouh). Les plus éduqués d’entre eux "jouent" aux opposants au pouvoir algérien pour bien se faire voir des milieux médiatico-politiques de leurs pays d’acceuil, parcequ’ils croient, à tord ou à raison, que c’est ce que l’on attend d’eux. Il interprétent tellement bien ce rôle d’opposants, qu’ils en arrivent à confondre pouvoir en place et l’Algérie, dont ils n’ont de cesse d’écorner l’image. Si M. Si Affif a besoin de ces gens là qu’il les invite chez lui. Ce n’est pas aujourdhui que le pays jouie d’une relative aisance financière qu’il faut faire appel aux rapaces en tout genre.

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Le 1er.07.2008 à 11h20
Diaspora : un discours… disparate

C’est très simpliste. Ce n’est surement ni les consulats et ambassades ou politiques qui feront revenir les cerveaux algériens au bercail ! Ce qu’il faut, c’est des dispositions concrètes montrant la bonne volonté de l’Algérie à "vouloir" changer et prendre le chemin du modèle socio-économique européen. sortir de l’impasse de la corruption et de la bureaucratie. Comment voulez-vous sinon travailler dans de bonnes conditions pour redresser le pays

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Le 1er.07.2008 à 11h10
Diaspora : un discours… disparate

ON EST PAS SORTIE DE L’AUBERGE ................... FINALEMENT ON SE DEMANDE QUI EST POUR L’ASSILIMATION DE NOS JEUNES ISSUS DE LA COMMUNAUTE ALGERIENNE ETABLIE A L’ETRANGER .. A QUI PROFITE CETTE DESORGANISATION DE NOTRTE COMMUNAUTE ............. L’UEJF doit se frotter les mains .

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Le 1er.07.2008 à 09h24
Diaspora : un discours… disparate

Ne nous faisons pas d’illusions, les "cerveaux" qui ont fui le pays, par milliers, dés la mi 1980 sont majoritairement bien installés dans leurs différents pays d’accueil.Leur compétence, qui été utilisée au rabais leur a permis de trouver du boulot et de s’inscrire dans la logique locale : boulot-métro-dodo avec femme et enfants en sus. Ce n’est pas de leur faute car le pays qui les a formés ou les a envoyés se former à coup de devises étrangères a été, entre temps livré à des médiocres, qui n’avaient d’autre ambition qu’à assurer leur propre confort matériel et de remplir la panse de leurs concitoyens de toutes sortes d’aliments de trosième choix, importés de l’étranger.A l’impossible nul n’est tenu. Ceux et celles qui ont essayé de résister à cette déferlante de l’incompétence, à tous les niveaux, ont été emportés dans les années 1990 et se sont littéralement sauvés, sans regarder derrière eux, comme Boabdil, pour pleurer leur Algérie, perdue à jamais. Que Si Affif se rassure, nos compétences installées à l’étranger ne sont pas dupes. Elles veulent certes retourner au pays mais comme coopérants payés en dinars convertibles, c’est leur droit le plus absolu car ils possédent tous la nationalité du pays d’accueil même si notre Loi reconnait la double nationalité. Je ne sais pas si c’est une bonne chose. En tout état de cause, l’urgent aujourd’hui n’est pas d’essayer d’amadouer les compétences d’origine algérienne installées à l’étranger car elles viendront d’elles mêmes dés qu’il y a quelque chose à gratter mais de faire en sorte que celles, même si elles sont moins compétentes, qui sont restées au pays ou plus exactement qui n’ont pas pu le quitter, trouvent des raisons d’y rester. Seule une politique salariale et d’utilisation rationnelle des ressources humaines du pays permettra d’arrêter la saignée.

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Diaspora : un discours… disparate / la mal vie

"je ne sais pas si c’est une bonne chose"...Comme vous n’avez pas été confronté à ce genre de situation, vous ne pourrez jamais être à la place de l’autre...c’est dommage !pour en revenir aux Algériens en général installés depuis des lustres,inutile de chercher à les charmer, ils reviendront d’eux mêmes lorsque le pays tournera suivant "le standard international"...à tous points de vues, le chemin est long pour ceux qui les attendent,seule une baguette ultra magique oserait un tel pari ! Quand à payer correctement les salaires,oui bien sûr mais le problème "des évasions massives" est autre:la mal vie tout simplement ( Ne sent l’épine que celui qui marche dessus dit-on !)





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