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Des projets d'aménagement urbain en souffrance

Ghazaouet

Des projets d’aménagement urbain en souffrance

Le nid de l’oued est en passe de devenir, à l’amont, un véritable dépotoir à ciel ouvert où les marchands ambulants de fruits et légumes, du moins ceux qui n’ont aucun respect pour l’environnement, y jettent leurs produits avariés.



Des projets à l’arrêt, d’autres à l’abandon, tel est l’état d’avancement du programme de développement et d’aménagement urbain amorcé dans la cité des Deux Frères. « Pourquoi débourser des sommes d’argent colossales pour urbaniser une cité et la laisser par la suite se noyer dans des tas de déchets ? », s’interrogent les habitants de la cité des 320 Logements. Aujourd’hui, cette cité dite résidentielle offre un visage affreux et désolant malgré les énormes efforts engagés par l’Etat pour l’amélioration du cadre de vie des citoyens. Des monticules de sable, de gravillons sont laissés sur place après les travaux de rénovation des trottoirs au niveau de la cité. D’ailleurs, même des piles de carreaux ont été abandonnées alors que des trottoirs n’ont pas été encore aménagés. L’effort déployé par l’Etat, pour améliorer quelque peu les conditions de vie des citoyens, n’aurait donc pas servi à grand-chose. Cette situation soulève des critiques assez vives de la part des citoyens qui déplorent surtout le silence de ceux qui sont chargés du suivi et du respect des normes des travaux. La chaussée de la rue qui longe la cité est aussi dans un piteux état, à la limite même de l’impraticable, les plates-bandes, nouvellement conçues pour apporter un peu de verdure à cette cité sans couleur, exhibent des tas d’ordures.

La prolifération des moustiques et autres moucherons

En somme, évoquer la situation dégradante de l’environnement de la cité des 320 Logements revient à dire une lapalissade. Partout où se porte le regard, c’est la même affliction qui agresse le visiteur. Les travaux d’aménagement de Oued Ghazaouana, à l’arrêt depuis plusieurs mois, suscitent aussi moult interrogations. La première phase concernant le curage et le nettoyage de l’oued a été achevée. D’ailleurs, elle s’est avérée salutaire pour la ville, notamment pendant les crues ; cependant, le deuxième lot génie civil ou calibrage de l’oued n’est pas encore entamé. De ce fait, le nid de l’oued est en passe de devenir, à l’amont, un véritable dépotoir à ciel ouvert où les marchands ambulants de fruits et légumes, du moins ceux qui n’ont aucun respect pour l’environnement, y jettent leurs produits avariés. L’endroit est devenu un lieu de pitance où une horde chiens et chats errants se donnent rendez-vous. En aval, c’est un étang, un lieu idéal à la prolifération des moustiques et autres moucherons et d’où se dégagent des odeurs pestilentielles causant des désagréments aux riverains, surtout en cette période de grande chaleur.



Par O. El. Bachir

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