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Des partenariats enrichissants

Festival du film amazigh à Tlemcen

Des partenariats enrichissants

Sur 36 films programmés au Festival du film amazigh, prévu à Tlemcen entre les 11 et 15 janvier, 15 seront présentés en compétition, soit 8 fictions, 6 documentaires et, pour la première fois, un film d’animation.



C’est ce qu’a annoncé M. Assad, directeur de ce festival itinérant institutionnalisé en 2005, précisant que cette 7e édition embrasse une des variantes linguistiques les plus larges (mozabite, terguia, chaoui, kabyle, etc.) avec l’introduction d’un film marocain (chleuh). La date du 11 janvier annonçant le début des festivités du nouvel an Yennayer sera également maintenue avec, pour cette année, la célébration symbolique de Ayred, une tradition antéislamique avec son carnaval maintenue dans la région de Tlemcen au même titre que dans d’autres régions du Maghreb. Il s’est exprimé lors d’un point de presse organisé jeudi à la Cinémathèque d’Oran, la ville qui a abrité la troisième édition. Neuf cinéastes libanais (chaque fois un pays) ayant réalisé des films de l’année seront également honorés lors de cette édition qui consacre aussi le partenariat du festival du court métrage irlandais (Edith Pierkoff), le festival d’Amiens avec des films sur l’identité et l’immigration en plus de 3 films qui seront projetés avec le concours d’une universitaire : Danielle Maouche. Le jury, qui devra décerner les Oliviers d’or pour les trois catégories de travaux cinématographiques, se compose de plusieurs personnalités, dont Aderrahmane Bouguermouh, Omar Hakkar, Saïdia Saïghi, Farida Aït Ferroukh, Boualem Aïssaoui et Boualem Rabie. « Alors qu’auparavant, un certain amateurisme a caractérisé les productions filmiques acceptées au festival, cette année, nous avons fait en sorte que seules les productions répondant à des critères stricts en termes de qualité aient droit de cité », explique encore le directeur du festival pour mettre en avant, hormis la ligne éditoriale, l’exigence d’une rigueur dans le travail artistique mais aussi dans l’organisation. L’université d’Oran, par le biais du CRASC, est associée à cette manifestation par des réflexions thématiques comme « Littérature et cinéma » ou « Le film et la société ». Un désir d’ouverture anime l’organisation de ce festival qui s’est également associé pour la critique au festival oriental de Genève et au Festival africain de la critique. Aussi, les 60 stagiaires pris en charge dans le cadre de la formation entameront à Tlemcen leur 3e et dernière phase d’études. En parallèle, les organisateurs ont pensé faire bénéficier sur place les enfants de l’éducation à l’image. Sélectionnés dans la catégorie des 10-16 ans, ces derniers verront des films réalisés par eux, montés et gravés sur DVD. Comme pour rétablir un oubli, le film La fin des Djins de Cherif Agoun sera projeté hors compétition. Cette fiction de moyen métrage datant des années 1980 est considérée comme le premier film algérien d’expression amazighe et devra donc dorénavant figurer dans l’historique.



Par Djamel Benachour

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