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Concert de Ray Lema et Bilal à l'esplanade de Riadh El Feth : Allô, les pompiers… pyromanes !

Concert de Ray Lema et Bilal à l’esplanade de Riadh El Feth : Allô, les pompiers… pyromanes !

C’est un Monsieur, un grand instrumentiste, un chanteur qui a la musique africaine et celles du monde dans la peau, qui s’est produit à l’esplanade de Riadh El Feth. C’est là que ça se passe ! Ainsi, pour paraphraser les hip-hoppers, Ray Lema était dans la place ! Ray Lema est connu en Algérie, dans le milieu du mouvement gnawi et ce, pour avoir enregistré un album, une référence, avec les Tyour gnaoua d’Essaouira, au Maroc.



Et qui est justement intitulé Safi où figurent Mimouna, Master X, Youbati, Zeyel Meyel, Allal ou encore la sublime Incantation qui faisait office de jingle dans les émissions radiophoniques algériennes. Ray Lema est une sorte de pèlerin, de globe-trotter, de nomade, voire de voyageur itinérant motivé par une permanente quête initiatique à la recherche de nouvelles sonorités et autres expériences musicales. Ray Lema est musicien, compositeur, arrangeur et producteur inclassable. Un citoyen du monde ! Non, un citoyen des musiques du monde ! Ayant fait ses premières classes dans la musique classique dans sa prime jeunesse, Ray Lema vivra un « itinéraire d’un enfant gâté ». Il s’essayera au rock, à la pop, au jazz, au ska, au reggae, aux musiques du Maghreb ou encore au mystère des voix... bulgares. Ses comparses discographiques s’appellent Manu Dibango, Etienne Mbappé, Chico César, Jacques Higelin, Alain Bashung, ou encore Stewart Copeland, l’ex-batteur du groupe de Sting, Police. C’est dire la carte de visite de l’hôte de marque du Panaf’2009, Ray Lema.

Et puis, il nous montrera qu’il maîtrise un art pas du tout mineur ! Il « joue du piano debout » comme dirait France Gall à propos d’Elton John. Au clavier, Ray Lema est un soulman (à la manière Sam and Dave), une voix tripale et minérale. Roots, trab (terre) quoi ! Chef d’orchestre et leader de sa formation Saka Saka Orchestra, il fera culminer le mercure par un tempo-calypso soufflant le « show » et pas du tout le froid ! Une ambiance tropicale, africaine, cubaine, jamaïquaine. La preuve ! Un cocktail insulaire et « exotique » fleurant bon des fragrances et autres essences « essentielles » de la rumba zaïroise, la biguine antillaise, le dancehall des West Indies (Caraïbes), le steady rock tout juste sorti de Trenchtown, patrie du reggae à Kingston, Jamaïque. D’ailleurs, Ray Lema, évolue à la manière des fameux Dj’s jamaïquains comme les pionniers Lee « Scratch » Perry, U Roy ou le poète du dub, l’intello Linton Kwesi Johnson. Il toaste à la manière des rappeurs, mais de Jamaïque. Bref, tout ce qui fait bouger, danser et se déhancher ! Mais il fera fort avec un fabuleux ska, ce rythme syncopé, hypnotique et frénétique, marque de fabrique de The Police. Ce ska supersonique fera hurler les Marshalls (les enceintes, amplis). Le premier groupe lors de ce Panaf’ à dépasser le « mur du son » aura été Saka Saka Orchestra de Ray Lema et ce, au grand bonheur de bonnes vibrations.

« Je remercie l’Algérie et les organisateurs de l’ombre pour avoir organisé ce Panaf’. Et je remercie aussi mon groupe. Longue vie à vous et beaucoup de santé ! », saluera Ray Lema, le public l’ovationnant copieusement. Cependant, celui qui allumera le feu des dieux... du stade, c’est l’idole des jeunes, la star du raï, cheb Bilal. Il était attendu avec impatience ! Tout le « stade » le réclamait haut et fort en scandant : « Bilal ! Bila ! Bilal ! » Et puis ce fut le « décollage » immédiat ! Destination : Oran-Marseille (où est installé Bilal-Alger ! Un transport gratuit offert par le Dahmane El Harrachi du raï, connu pour ses chansons à « morale » ponctuées par des hits tels que Dardja Dardja, Merci Ya Zahri, Saragossa, Anta Mrid, Ah Li Fort, Antai Omri, Ouled Horma, Chriki ou encore Crédit Habasnah. Et les aficionados n’ont pas été déçus du « trip » ! C’est que Bilal a du... crédit chez les jeunes. Et ils le lui rendent bien. Car il le vaut bien !



Par K. Smaïl

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Avis des lecteurs...

Le 20.07.2009 à 16h57
Concert de Ray Lema et Bilal à l’esplanade de Riadh El Feth : Allô, les pompiers… pyromanes !

C’est une honte pour le public présent à ce concert, la majorité du public ne connais pas les valeurs artistique de Ray Lema au point de le sifflet. un comportement de voyou, sans respect à l’artiste (Ray Lema) et aux familles présentes à ce concert, une absence total des services de sécurités, une anarchie total. Pourquoi à Aissat Idir et la grande poste tout été au point ? Il fallait dénoncer ses agissements vous en tand que journalistes.

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