Météo 
du jour

 

Accueil > Edition du 2 juillet 2008
L'info. au quotidien
 >
   Oran Info












Commerçants ambulants : Le casse-tête des « boutiquiers »

Commerçants ambulants : Le casse-tête des « boutiquiers »

Tout récemment, dans un marché d’un populeux quartier de la ville d’Oran, une échauffourée a dégénéré en bagarre générale. Les deux camps étaient constitués de marchands à la sauvette d’un côté et de vendeurs tenant boutique de l’autre. Pour tel vendeur de denrées alimentaires, les marchands ambulants ne sont, ni plus, ni moins, « qu’une bande de rapaces qui nous ôtent le pain de la bouche. (…)



Ils disposent leurs marchandises tout près de nos étals et s’arrogent le droit de casser les prix. » Réponse du berger à la bergère : « Ce n’est pas vrai. Si la plupart des gens préfèrent acheter nos produits, c’est parce que nous pratiquons des prix abordables. » Avis divergents et contradictoires, il n’en reste pas moins que les ménagères, elles, sont unanimes à penser que les prix proposés par les vendeurs à la sauvette sont plus accessibles. « Ils nous permettent d’effectuer quelques rajouts sur nos emplettes. C’est une économie de bouts de chandelles, mais nous nous en accommodons bien », tiennent-elles à préciser. Appliquant la politique de l’offre quantitative, les vendeurs arrivent à écouler rapidement leurs produits sous le regard haineux des commerçants installés. Sur ce plan, le foisonnement des marchands ambulants (ou vendeurs à la sauvette) enregistre une nette recrudescence, un phénomène social aussi vieux que M’dina J’dida.

Se convertir en vendeurs

Cette situation est indubitablement liée aux méfaits du chômage, dont la jeunesse est la victime toute désignée. Parmi cette frange de la société qui a « choisi » de faire ce « métier », ils sont nombreux à détenir au moins un diplôme du CFPA, voire la licence. Pour de nombreux jeunes et moins jeunes, les aspects négatifs ou les étapes négatives socio-économiques les ont conduits à se convertir en vendeurs à la sauvette. Et ce n’est pas sans un certain désarroi que les commerçants –propriétaires des lieux et donc assujettis à l’impôt fiscal-, vivent cette situation pour eux synonyme de concurrence déloyale. La plupart de nos marchés vivent ces drôles de petites guéguerres que se livrent ambulants et sédentaires. Cet état de fait dérange les propriétaires des lieux qui paient patente et impôt. La force publique, appelée à chaque fois à la rescousse par les commerçants, applique la loi dans toute sa rigueur. « Nous enregistrons une centaine d’infractions par jour. La confiscation des produits des vendeurs à la sauvette constitue tout simplement un ajournement du problème », affirme un brigadier de police. Devant cette cascade de déboires, la joie n’est pas de mise parmi les commerçants qui tiennent boutique. Paniqués, ils assistent impuissants à la « guerre des trottoirs » que leur disputent, quotidiennement, les marchands ambulants qui revendiquent, eux aussi, une petite place au soleil.



Par A.Brahim

publicité
 >
  Voir aussi...

Edition du 14 août 2007

La « guerre des trottoirs »
Vendeurs à la sauvette

Edition du 15 août 2005

Dlala (Bab El Oued)

Edition du 19 septembre 2004

Colère des commerçants d’El Graba

Edition du 7 juillet 2009

L’informel sème le désordre
Activités commerciales à Blida

Edition du 21 août 2005

Nouveaux marchés, nouveaux problèmes
Activité commerciale à la Casbah

publicité
 Hebdos & Services
Editions locales
Chroniques d'El Watan

 

Avis des lecteurs...

Le 2.07.2008 à 19h34
Commerçants ambulants : Le casse-tête des « boutiquiers »

Le chomage est l’affaire de l’état.Il ne doit en aucun cas servir de prétexte pour justifier ces étalages sauvages de produits ne respectant la plupart du temps aucune mesure d’hygiène et mettant en danger la vie des citoyens.Et puis franchement quel piteux spectacle pour les rares étrangers qui osent s’aventurer chez nous. A croire qu’il n’est plus possible d’appliquer les lois dans ce pays ! Les hurlements des vendeurs de poisson dans les quartiers à des heures trés matinales, des ramasseurs de pain rassis et autres vendeurs de javel en vrac sont là pour nous rappeler quotidiennement l’état de déliquescence de notre société.... Le commerce ambulant, ce n’est pas çà !

répondre



 >
Postez votre avis




















publicité

Infos récentes : | 18 mar | 17 mar | 16 mar | 15 mar | 14 mar | 13 mar | 12 mar | Haut de page
Droits réservés © El Watan 2007