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Cité des Frères Lamri à Mouzaïa : Dans la boue jusqu'au cou

Cité des Frères Lamri à Mouzaïa : Dans la boue jusqu’au cou

La pluie, tombée durant plusieurs heures, a semé la peur et la panique chez une population qui ne cesse de subir le calvaire des moindres gouttes d’eau. A vrai dire, une cité comme celle des frères Lamri , située au nord- ouest de la commune de Mouzaïa, à deux pas du centre-ville, ne devrait pas exister après l’indépendance.



Sa démolition, depuis longtemps programmée, tarde à se réaliser. Un groupe d’habitants rencontrés sur place, au lendemain des averses, a soulevé le problème majeur qui guette la population, surtout en hiver. En effet, dès qu’il y a d’importantes chutes de pluie, la cité est totalement inondée, même les maisons deviennent inaccessibles pour les riverains. Un autre problème constaté sur les lieux est l’état lamentable des étroites ruelles qui nécessitent un bitumage. L’on se demande d’ailleurs pour quelles raisons les travaux pour la pose du bitume se sont arrêtés juste au niveau de l’entrée de la cité ?

Quelques constructions illicites bloquent le passage d’éventuelles interventions d’urgence. C’est dire que la population de la cité des frères Lamri vit une situation déplorable et pitoyable. Saturée, asphyxiée par un environnement caractérisé par l’anarchie, les habitants crient leur désapprobation et demandent une intervention rapide. Récemment, une pénurie d’eau a duré une quinzaine de jours à cause des branchements illicites raccordés au réseau d’assainissement par des personnes peu scrupuleuses.

Cela a obligé les habitants à s’approvisionner à l’aide de citernes et à acheter le précieux liquide pour pallier tout désagrément provenant d’une eau revenue dans les robinets, mais qui avait des odeurs nauséabondes. A noter que les service des eaux n’a pas, selon un habitant, situé la conduite endommagée pour effectuer les réparations nécessaires. Il y a quelques années, des cas de typhoïde ont été signalés. Les enfants, êtres vulnérables, n’échappent pas malheureusement aux répercussions des conditions désastreuses et lamentables dans lesquelles ils vivent, où plusieurs maladies sont répertoriées : asthme, diarrhées chroniques, allergies diverses, etc. A tous ces problèmes, s’ajoute celui de l’éclairage de la cité qui reste très insuffisant.

Au même moment, des habitants nous ont fait part des dangers des fils électriques suspendus au-dessus de leurs habitations. Tous ces problèmes interpellent sérieusement les pouvoirs publics quant à la nécessité de prendre en charge les doléances des habitants de la cité des frères Lamri, qui souffrent réellement le martyre.



Par Abdelkader L.

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