Justice
Condamné à une peine de cinq ans de prison ferme pour une tentative d’avortement forcé sur son ex-compagne, cheb Mami, de son vrai nom Mohamed Khelifati, a décidé de ne pas faire appel et encore moins de purger sa peine dans son pays d’origine.
Cette nouvelle a été confirmée, hier, par l’un de ses avocats, maître Claire Doubliez. Ce qui met ainsi fin aux multiples spéculations et rumeurs annonçant que la star du raï allait faire appel ou avait exprimé le vœu de purger sa peine en Algérie. La demande, laissait-on entendre, allait même avoir le soutien et l’aval des autorités algériennes qui allaient l’appuyer auprès du gouvernement français. Purger sa peine en Algérie faciliterait, dit-on, la tâche à la famille et aux proches de l’accusé qui voudraient lui rendre visite. Apparemment, rien de vrai ni de concret dans tout cela. En réalité, Me Doubliez a précisé hier à l’AFP que « Mami subira sa peine dans le pays où son procès s’est tenu ». « Il n’y aura pas d’appel et mon client a décidé de purger sa peine en France », a-t-elle ajouté. La star du raï, âgée de 42 ans, a été condamnée le 3 juillet dernier par le tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis) pour des faits qui remontent à l’été 2005.
Mami avait dix jours pour interjeter appel. Cheb Mami, qui a tout avoué, qui s’est repenti et a demandé pardon à sa victime lors du procès, y a finalement renoncé. Il va probablement miser sur les remises de peines. « Grâce au jeu des remises de peines, cheb Mami peut espérer recouvrer sa liberté dans un peu plus de deux ans », selon ses avocats. Le chanteur a été jugé coupable de tentative d’avortement forcé de son ex-compagne. Durant l’audience, cheb Mami a reconnu sa responsabilité, avouant « sa faute grave » mais avait dit avoir été « piégé ». « C’est contraire à mes principes, à ma religion. Je n’arrive pas à l’expliquer. Je regrette tout ce qui s’est passé. Je lui demande pardon, je regrette », avait-il lancé après les plaidoiries de ses avocats.
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