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 « Ce n'est pas aux institutions de développer le discours sur la repentance »

Yasmina Adi, réalisatrice de L’autre 8 Mai 1945

« Ce n’est pas aux institutions de développer le discours sur la repentance »

Française d’origine algérienne, Yasmina Adi a présenté hier à Alger son documentaire L’autre 8 Mai 1945. A ses yeux, les massacres qui ont eu lieu dans l’Est algérien dépassent de loin le contexte algéro-français de l’époque. Rencontre avec une réalisatrice qui parle de son film comme d’une aventure humaine avant tout.



-  L’histoire des massacres du 8 Mai 1945 dans l’Est algérien est aussi pour vous une histoire de famille à côté de votre intérêt pour l’histoire. Comment tout cela s’est agencé pour donner le documentaire ?

Ma mère est née à Constantine et mon père entre Tahir et Jijel. Donc je suis une vraie fille de l’Est. Mon père, né en 1916, a été mobilisé de 1941 à 1945 comme tirailleur durant la Seconde Guerre mondiale. En retournant à son village en juin 1945, il a appris la répression du 8 mai 1945… Il ne m’a pas rapporté en détail les récits qu’il a entendus à l’époque. Il m’a juste dit ce qui s’était passé : on a combattu pour la France puis on nous a massacrés. Etant une enfant née en France, cela m’avait beaucoup choquée. Car pour nous, enfants nés en France, le 8 mai 1945 c’est le jour de la Victoire. Mes parents nous parlaient de la guerre d’Algérie, mais ils étaient particulièrement marqués par les massacres du 8 Mai 1945. Ensuite, il y a eu un tilt dans ma tête : c’est le vote par l’Assemblée nationale française de la loi du 23 février 2005 avec son article 4 sur « le rôle positif de la colonisation ». Cela s’est télescopé avec les récits de mon père. Il fallait alors faire vite avant que ne disparaissent les témoins. Et surtout, cette année-là, c’était le 60e anniversaire des massacres du 8 mai.

-  Comment avez-vous travaillé sur les archives françaises ?

J’ai joué sur le temps, j’avais appelé tous les conservateurs des archives concernés. En 2005, je savais que le délai de déclassement de 60 ans était passé. J’ai trouvé la plupart des archives françaises à Aix-en-Provence, ce sont les documents du Gouvernement général d’Algérie et quelques archives militaires. Aux archives de Vincennes, il y a les archives militaires en partie consultable. Mais il était difficile d’accéder à ce fonds : on nous dit que s’il y a un militaire qui est cité, il faut attendre 100 à 150 ans après sa mort pour divulguer les archives afin de protéger les ayants droit. Pour les archives algériennes, il ne faut pas sous-estimer qu’il y a dans les wilayas beaucoup d’archives, car en partant, les administrateurs français n’ont pas eu le temps de tout emporter. C’est ainsi que Boucif Mekhalef (auteur de Chronique d’un massacre ; 8 mai 1945, Sétif, Guelma, Kherrata), Synos, 1995) a pu faire un travail remarquable en cherchant dans ces archives-là.

-  Après, vous avez complété avec les témoignages en Algérie…

Pendant que les témoins sont vivants, il est important d’aller les voir, les interroger, interroger leur mémoire. Pour le documentaire, je n’ai pris que quelques minutes de chaque interview, mais ces témoins m’ont raconté beaucoup de choses, des tranches de leurs vies. J’ai vu ces témoins plusieurs fois. Ce n’état pas « on fait le film puis ciao ! ». Je suis contente d’en revoir certains à Alger pour cette projection. Ce film est une véritable aventure humaine, c’est quelque chose qui me lie à toutes ces personnes. Ils étaient, pour le documentaire, plus que des témoins, je suis rentrée chez eux, j’ai rencontré leurs petits-enfants et leurs cousins, et je suis bouleversée chaque fois que l’un d’eux décède. Des spectateurs étaient très surpris et me disaient : « C’est dingue ! Ces témoins parlent de ces horreurs sans aucune haine ! » Mon père a été de cette génération… Il faut vraiment qu’on prenne soin d’eux !

-  Qu’est-ce qui vous a le plus marquée dans ces témoignages ?

Tous les témoignages m’ont touchée. Certains témoins ont vécu ce qui s’était passé dans la caserne de Sétif, la torture, la séance de soumission… D’autres ont vu des gens jetés dans les gorges de Kherrata… Mais ce qui m’a choquée le plus, ce sont ces jeunes manifestants, d’à peine 15 ou 16 ans, qui ont passé dix-sept ans en prison, qui n’ont été libérés qu’à l’indépendance en 1962. Ils étaient condamnés à mort avant de bénéficier d’une amnistie partielle. Leur peine capitale a été commuée en prison à vie. On leur a volé 17 ans de leur vie ! Et toutes ces horreurs se passent au moment où l’ONU voyait le jour ! C’est pour cela que je dis que ce n’est même plus l’histoire entre l’Algérie et la France : cela s’est passé dans un contexte international singulier.

-  D’où le recours à des archives britanniques et américaines…

Je savais que les troupes américains et britanniques étaient sur place. Les premiers avaient une base à Guelma, les seconds à Sétif. Il était tout à fait normal que leurs services de renseignement surveillent là où ils sont stationnés. Il y avait donc des rapports élaborés, un fonds d’archives. Ensuite, il y a une chose importante : ces deux parties étaient neutres dans ce qui s’était passé. Américains et Britanniques n’étaient pas impliqués. J’allais alors trouver une stratégie que je ne pouvais par trouver dans les archives françaises. Mais même ouvertes, ces archives peuvent être codées, avec des noms de code, de faux noms d’agents, etc. Ce recours à des archives américaines et britanniques a beaucoup surpris parce que tout simplement cela n’a jamais été fait. Cela a donné des idées à certains et c’est tant mieux. Car si on parle encore du 8 Mai 1945, quelle que soit la nationalité des auteurs ou des réalisateurs, c’est déjà ça de gagné. L’histoire n’est pas figée, moi j’ai juste pris un angle, mais il reste d’autres choses à dire.

-  Vous avez présenté le film ailleurs qu’en France ou en Algérie lors de festivals, comment les spectateurs ont réagi ?

Beaucoup de gens ne connaissent pas ce qui s’est passé. Ailleurs qu’en France ou en Algérie, les spectateurs étaient surpris de découvrir ces faits. A l’occasion du deuxième Festival international du film sur les droits humains à Rabat (du 1er au 6 Mai 2009), j’entendais des exclamations dans la salle pendant la projection. On ne savait pas au Maroc que les tabours marocains avaient participé avec les tirailleurs sénégalais aux massacres et aux pillages. C’est très important de montrer le film ailleurs qu’en Algérie ou en France.

-  Comment ce documentaire a été reçu en France ?

Politiquement, c’est un sujet très sensible en France. Nous avons reçu beaucoup d’emails de Français et d’Algériens qui nous ont remerciés. Il y a en France beaucoup d’anticoloniaux, notamment les étudiants et les universitaires. Par rapport aux pieds-noirs, nous avons reçu des appels disant que ce que nous avons montré n’était pas vrai que, encore une fois, l’on a donné la mauvaise version des faits, qu’ils vivaient bien avec les Arabes… Mais il y a les autres Français qui ont vécu en Algérie à cette époque et qui disent le contraire. Qui ont le courage de le dire. En tout cas, quand je parle de colons, je vise les grands propriétaires terriens, ceux qui tenaient des journaux et qui se faisaient entendre à Paris.

-  Que pensez-vous du discours sur la repentance qui intervient cycliquement dans les relations entre Alger et Paris ?

Il faudra s’adresser aux gens qui ont vécu les tortures et les autres horreurs pour leur demander s’ils ont besoin de la repentance. Ce n’est pas aux institutions de développer ce genre de discours. Les témoins que j’ai rencontrés en Algérie ne demandent pas d’indemnisation, ils veulent que l’histoire soit reconnue et que l’on s’excuse auprès d’eux.

BIO EXPRESS

|Née en France, Yasmina Adi a travaillé durant quatre ans comme attachée de presse. En 1997 elle commence à travailler comme assistante à la réalisation avant de se consacrer à l’investigation et à l’écriture de documentaires. L’autre 8 Mai 1945 est son premier documentaire. |



Par Adlène Meddi

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Avis des lecteurs...

Le 10.05.2009 à 00h23
« Ce n’est pas aux institutions de développer le discours sur la repentance »

ya pas male d’avis qui contestent le titre "ce n’est pas aux institutions de développer le discours sur la repentance ,pour moi je suis avec ce titre et possible pas avec ce que la réalisatrice voulait le dire.a mon avis tandis qu’on a pas d’institutios légaux et la vrai histoir eut englouté je dis bien la vrai histoir de la terreur et assassiats dont des martyres comme abbane, lamouri, amirouche et sihoues, allaoua amira et autres pendant la guerre de libération son victimes et a l’indépendance des hommes comme chabani en 1964 sans cesse jusqu’a ce jour ou les reprission n’ont pas cesser de marginalisé le peuple du pouvoir pour une simple raison c’est de ne pas toucher a leurs interets , ces interets est l’interet meme de la france d’avoir un pouvoire passif en algerie qui la cherché depuit 1958 c’est le néo-colonialisme. donc l’avis de YASMINA ADI est juste c.a.d il faut militer, et j’ai bien vu le MILITANTISME dans le film de YASMINA ADI alors que la loi du 23.02.2005 avec son article 4 sur le role positif du colonialisme voté par une institution légale qui est l’assemblée nationale française qui représente la grande majorité du peuple français et pas sur décret du président bouteflika chez nous . svp cessez de TCHRAK EL FOUM voir vous HARRAGAS

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Le 9.05.2009 à 23h51
« Ce n’est pas aux institutions de développer le discours sur la repentance »

Bravo Mme Yasmina pour votre documentaire sur mai 45,que nous devrions toujours essayer de développer davantage pour montrer le role pervers et macabre de la colonisation francaise,qui a brulé nos belles terres,enfumé en 45 nos péres,méres,fréres en laissant leurs enfants sans appui ni repéres:Oui il faut mettre á nu le role soit disant civilisateur de la France,qui continue á chaque occasion de nous abreuver de fausses vérités en continuant de cadenasser les archives qui concernent notre histoire.Oui Mme Yasmina !La France qui se voudrait noble et humaine devrait publiquement demander pardon á tous les algériens qui restent fiers et humains malgré tout.Mais de grace ne demandez pas á un orphelin qui a perdu le regard de sa mére innocente,de son pére souriant,brulés par le napalm d’oublier,car seule cette mémoire nous permettra de forcer tous les faussaires de l’histoire á corriger leurs livres,alors peut-etre on pourra croire á leurs repentance et jouer avec leurs enfants,qui malgré tout sont innocents.Sid

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Le 9.05.2009 à 18h35
« Ce n’est pas aux institutions de développer le discours sur la repentance »

au cours de son passage a alger en ete 2007 NICOLAS SARKOZY en ebauchant les grandes lignes de sa politique algerienne avait declaré -l histoire c est le passe maintenant construisons l avenir-les jeunes generations de part et d autre de la mediterrannee sont tournees vers l avenir plutot que vers le passé et ce qu elles veulent ce sont des choses concretes- En evoquant le 08 mai 1945 bouteflika a dit-l occupation a foulé la dignite humaine et....adopté la voie d l extermination et du genocide qui s est inlassablement repetéé durant son regne funeste...et de conclure en demandant a la FRANCE un geste probant un geste qui libererait la conscience francaise des cauchemars de la longue nuit coloniale et des remords du monde et effacerait ainsi cette tache noire

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Le 9.05.2009 à 18h15
« Ce n’est pas aux institutions de développer le discours sur la repentance »

J’ai assisté à la projection du documentaire de Yasmina au centre culturel à Paris le mois dernier et la salle était pleine. Il y avait côte à côte Algériens et Français qui ignoraient le revers de cette date. Oui les media français font des gorges chaudes sur "ce qui ne va pas en Algérie" (de quoi je me mêle ?), en revanche ils restent muets et autistes "à ce qui ne va pas dans leur Histoire" il serait peut être temps d’enseigner la vrai histoire aux français, ça pourrait faire évoluer les relations des 2 peuples qui n’ont pas choisi de vivre de telles horreurs. calomnier c’est plus facile que dire la vérité qui demande des heures de recherche et de travail comme l’a fait Yasmina. Encore merci Yasmina pour ce lever de rideau ! Quant aux journalistes des media français relevez un peu votre niveau, vous nous gavez avec vos leçons de morale (article lu dans"le monde" en début de semaine)désolée j’ai oublié le nom de cette journaliste-torchon.

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Le 9.05.2009 à 11h15
« Ce n’est pas aux institutions de développer le discours sur la repentance »

Je crois qu’une voie originale et profonde de surmonter le passé serait à l’imitation de la relation franco-allemande, de s’orienter moins vers une repentance que vers une reconnaissance, une prise de conscience ( surtout du côté français) et d’une réconciliation.Pour ce faire, la meilleure manière serait de s’inspirer de l’office franco-allemand pour la Jeunesse et ce créer un pareil office, mais fanco-algérien. Ce qui postulerait l’échange annuel de plusieurs milliers de jeunes ( étudiants, séjours de vacances, stages, etc), le tout pris en charge en très grande partie par le Trésor français.

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Le 9.05.2009 à 10h38
« Ce n’est pas aux institutions de développer le discours sur la repentance »

D’abord grand bravo ! a Abdi Yasmina pour le travail remarquable, et la fidelité à la mémoire de son pére et de ses origines.

— Ensuite je la soutiens beaucoup pour le fait que les gens de part et d’autre de la méditerrannée doivent s’investire pour exiger la verité et la reconnaissance par la France de tous ses méfaits en Algerie.

- en aucun cas, il faut attendre les états pour nous satisfaire à la mémoir de nos martyrs- On risque d’attendre lomptemps -Néanmoins.

-Les états notemment algerien, ont le devoir de faire éclater la vérité et écrire l’histoire telle qu’elle est, et non pas continuer à la falsifier sous le prtexte falasieux de "raison d’état" on massacre pas les gens et ensuite, on avance l’argument qui vous tue une deuxiéme fois.

J’ai écris une lettre en juin 99 à ce sujet au president de l’assemblé française M. Fabius aprés le vote sur la guerre d’Algerie où je lui exposé mes grieffs sur une dizaines de pages concernat le comportement de la France, les massacrs et l’écriture del’histoire telle que vécue réellement —Je dois dire qu’il m’ répondu d’un façon bréve mais avec une approbation sans équivoque.

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Le 9.05.2009 à 00h42
« Ce n’est pas aux institutions de développer le discours sur la repentance »

"Il faudra s’adresser aux gens qui ont vécu les tortures et les autres horreurs pour leur demander s’ils ont besoin de la repentance. Ce n’est pas aux institutions de développer ce genre de discours. Les témoins que j’ai rencontrés en Algérie ne demandent pas d’indemnisation, ils veulent que l’histoire soit reconnue et que l’on s’excuse auprès d’eux."

Madame,je pense qu’au contraire, c’est à l’Etat algérien d’exiger la repentance à l’Etat français, dans tout les cas il viendra le jour même après des générations où la France sera forcer de s’excuser non seulement pour les crimes du 8 mai 1945 mais pour toute la période de la colonisation car l’Algérie est en marche forcée vers la puissance et la gloire grace à ces authentiques filles et fils de la race de Malika Gaid et Larbi Benmehidi qui prendront leur revanche sur l’histoire.

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Le 9.05.2009 à 00h22
« Ce n’est pas aux institutions de développer le discours sur la repentance »

Surtout que des soupçons de crimes contre l’humanité pèse sur ces mêmes institutions algériennes. À quand des excuses des décideurs algériens à l’égard du peuple pour les disparitions forcées, pour les crimes de Boumediene, pour Abane Ramadane, pour Octobre 1988, pour le Printemps berbère, pour le Printemps noir, pour l’humiliation de l’affaire Khalifa etc. La liste est longue. Le gouvernement algérien devrait d’abord rappatrier les fonds algériens détenus dans les banques suisses, libanaises et autres.

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Le 8.05.2009 à 19h48
« Ce n’est pas aux institutions de développer le discours sur la repentance »

l espace algero-francais paca se souvient des massacres de setif guelma et de kherata et entend participer activement a etablir des liens de fraternite et de prosperite entre nos deux pays FRANCE ET ALGERIE. La construction d un avenir solidaire passe aussi par le partage d une memoire collective assumee memoire marqueé notamment par l histoire coloniale .pendant de longues annees la violente repression du 08 mai 1945 est passeé sous silence .IL a fallu attendre 60 ans avant que ne s amorce un debut de reconnaissance officielle .le 27 avril 2008 intervenant a l universite de guelma l ambassadeur de FRANCE en ALGERIE monsieur BERNARD BAJOLET avait parlé -d epouvantes massacres- et en 2005 son predecesseur monsieur HUBERT COLIN DE VERDIERE de-tragedie inexcusable- Aujourdhui il faut parler a mon avis de judiciarisation de l histoire.....cad

QUI A FAIT QUOI ET POURQUOI.. IL EST IMPORTANT DE DONNER DES COMPTES....

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Le 8.05.2009 à 18h13
« Ce n’est pas aux institutions de développer le discours sur la repentance »

A l’occasion j’aimerai saluer le commentaire de M. Madjour et j’aimerai lui préciser un point important, en ce moment le régime algérien ne peut guerre intervenir dans l’affaire car il faut munimum 50 ans selon l’onu et lois internationales pour pouvoir porter plainte et ouvrir les archives, or, effectivement il reste encore 3 ans pour pouvoir ouvrire les archives.

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Le 8.05.2009 à 17h59
« Ce n’est pas aux institutions de développer le discours sur la repentance »

et en plus elle est belle !

répondre


Le 8.05.2009 à 17h35
« Ce n’est pas aux institutions de développer le discours sur la repentance »

A propos de de la repentance Yasmina Adi nous dit "Ce n’est pas aux institutions de développer ce genre de discours." Vous m’exuserez mais je trouve ces propos scandaleux . Ce discours m’a tout l’air de la complaisance sous couvert d’un film fort sur cet évènement douloureux pour tout un peuple , pour toute une nation donc pour ses INSTITUTIONS représentatives. Yasmina Adi voudrait peut-être que cette repentance se règle dans les salons mondains parisiens ou même algérois de Hydra autour de toasts ?Non nos INSTITUTIONS doivent marteler sans cesse à chaque occasion cette demande de repentance de l’ETAT français aussi bien pour les massacres du 8 MAI 1945 mais pour le génocide organisé pendant 132 ans de colonialisme ET POUR REPRENDRE LES PROPOS D’UNE DES RÉFÉRENCES INTELLECTUELLES FRANCAISES , JE VEUS PARLER d’Alexis de Tocqueville QUI ECRIVAIT : " « J’ai souvent entendu en France des hommes que je respecte, mais que je n’approuve pas, trouver mauvais qu’on brûlât les moissons, qu’on vidât les silos et enfin qu’on s’emparât des hommes sans armes, des femmes et des enfants. Ce sont là, suivant moi, des nécessités fâcheuses, mais auxquelles tout peuple qui voudra faire la guerre aux Arabes sera obligé de se soumettre. » Et le même d’ajouter, après ces recommandations délicates : « Quoi qu’il en soit, on peut dire d’une manière générale que toutes les libertés politiques doivent être suspendues en Algérie. »Non seulement l’auteur de La démocratie en Amérique n’ignore pas ces pratiques - il a voyagé en Algérie où il a rencontré de nombreuses personnalités civiles et militaires - mais il les approuve. lE FAIT QUE L’ETAT FRANCAIS NE DEMANDE PAS PARDON AU PEUPLE ALGERIEN NOUS REVOIE A LA CONCEPTION DE LA RACE SUPERIEURE LARGEMENT PRESENTE AU SEIN DES INSTITUTIONS FRANCAISES , et les petit beni oui oui qui parsème notre viviers d’intellectuels ne fait que confimer cette position . Pour faire court ............LA FRANCE DOIT DEMANDER PARDON ET INDEMNISER NOTRE PEUPLE POUR 132 ANS DE CAUCHEMAR .

GLOIRE A NOS MARTYRS , VIVE L’ALGERIE

ABDEL-HAKIM BOUFRIOUA FLN FRANCE

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« Ce n’est pas aux institutions de développer le discours sur la repentance »

Un petit bémol monsieur du FLN/France.Le film n’a jamais été interdit en France. Par contre celui de J.Pierre LLEDO "Algérie-Histoires à ne pas dire" l’a été en Algérie. Alors les donneurs de leçons, vivant en France, feraient mieux de se taire ou alors les adeptes du parti (prè)historique toujours au pouvoir depuis 1962 feraient mieux de prendre des cours de démocratie.




Le 8.05.2009 à 17h33
« Ce n’est pas aux institutions de développer le discours sur la repentance »


Bien au contraire, c’est aux institutions officielles de dire la Vérité pour enfin classer définitivement la question !


Même si « toutes ces horreurs se passent au moment où l’ONU voit le jour », cela n’est que pur coïncidence : le problème algéro-français reste exclusivement un problème algéro-français parce qu’il va au delà des remous de la « colonisation » et de la « décolonisation » ! Il faut le porter devant la Justice internationale !


« Ensuite il y’a eu un tilt dans ma tête : c’est le vote par l’assemblée nationale française de la loi du 23 février 2005 avec son article 4 sur le rôle positif de la colonisation » !


En d’un seul coup vous êtes en contradiction : Voilà donc que les institutions s’occupent des discours… Mais je suis sûr que le but de cette intrigue politicienne des « bienfaits de la colonisation » improvisée par le sorcier CHIRAC et ses lugubres conseillers c’est-à-dire par les institutions françaises vous échappe !


Je l’explique à nouveau : La loi du 23 février 2005 a été conçue comme un verrou psychologique destiné à inhiber toute volonté politique et même toute ambition dans la vie quotidienne aussi légitime soit-elle venant d’un Français d’origine africaine ou surtout venant d’un Africain durablement installé dans l’Hexagone ! Le Français se réclamant de Clovis doit rester le maitre, le plus intelligent, l’encadreur, le promoteur, le juge et le bénéficiaire de tous les efforts investis car d’après cette loi scélérate, les petits Français doivent apprendre dès la maternelle que c’est la Mère Patrie Française, généreuse à outrance qui avait abondamment répandu ses bienfaits coloniaux aux quatre coin du Continent Africain, jadis habité par des sauvages ; comprenez-vous ? Qu’à cela ne tienne, la France est malgré tout réellement dépassée par les évènements !


« Il faudra s’adresser aux gens qui ont vécu les tortures et les autres horreurs pour leur demander s’ils ont besoin de repentance » !


Comme c’est simple n’est-ce pas ! Et où sont-ils ces gens qui peuvent disculper la France, faudrait d’abord poser la question aux victimes elles-mêmes c’est-à dire à tous ceux immolés froidement dans les actes terroristes et aux meilleurs témoins de l’époque : Les piliers du Nationalisme Nord Africain reconnus dans le Monde entier et qui faisaient peur à la France ! Nous parlons d’histoire, madame et l’Histoire c’est personne ! Vous êtes sans doute prise dans l’amalgame des concordes, des réconciliations et des amnisties générales sur le compte des populations et au mépris de la Justice : Où est dans ce cas le sens de la vie, de l’existence ? Personne ne doit en effet demander cette chose appelée « indemnisation » car la vie n’a pas de prix et personne ne doit croire à la sornette de la repentance car personne ne peut pardonner à la place de personne : Mais tout le monde doit exiger la Vérité historique pour que chacun accepte ses forfaits ! Les choses étant ce qu’elles sont Il faut rendre justice aux Morts trahis dans les deux rives !


Et pourquoi la France n’avait jamais pardonné à l’Allemagne de l’avoir détruite en une demi-bataille pour ensuite l’occuper facilement en mettant en déroute l’armée et la population ! Plus de cinquante après la France culpabilise toujours les Allemands en leur collant à eux seuls « le massacre des juifs » ce qui fausse complètement l’Histoire ! Même si la France nostalgique arrive à tromper l’ensemble de l’Humanité, elle ne pourra jamais m’hypnotiser avec sa politique du Pendule !


Au dos de chaque ticket d’entrée dans un musée d’histoire vous pouvez lire cette petite phrase : « Qui ne se souvient pas du passé, est condamné à le revivre » : Je sais ce que cela veut dire et je sais très exactement pourquoi De Gaulle avait dit « plus jamais cela » et avait opté pour la dissuasion nucléaire, cette politique de fin du Monde !


Je ne déplore qu’une chose ! Le régime algérien ne fait rien pour accuser la France d’avoir commis les actes terroristes les plus barbares que ne justifiaient ni la « colonisation » ni même la revendication d’indépendance émanant alors du plus grand Mouvement Nationaliste des continents occupés et dirigé par Messali !


Mohammed MADJOUR, madjour54@yahoo.fr, contactcourrier@hotmail.com, Expert et Homme de science.

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Le 8.05.2009 à 17h03
« Ce n’est pas aux institutions de développer le discours sur la repentance »

Je suis surpris d’apprendre que des archives sont consultables côté algérien. Si oui comment se fait-il que des chercheurs français ne peuvent y accéder. Pourquoi ? Par ailleurs je suis conscient que la vérité doit être faite en toute impartialité sur ce drame dont beaucoup d’idéologie l’on rendu suspect avec des chiffres invraissemblables. Par ailleurs il est également nécessaire de se pencher sur les massacres du 5 juillet 1962 à ORAN et environs. Il ne peut y avoir des occultations dès lors que cela dérange.

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« Ce n’est pas aux institutions de développer le discours sur la repentance »

Si vous voulez parler du massacre de harkis à Oran, aucune loi de guerre n’attribue des droits aux traitres. C’est grace aux harkis que l’armée française a pu tenir jusqu’en 62.


« Ce n’est pas aux institutions de développer le discours sur la repentance »

Non je faisais allusion aux émeutes d’ORAN qui ont tué près de 1500 personnes (majorité d’européens) le 5 juillet 1962. Le massacre des harkis s’élève à près de 80.000 morts sutout dès le 8 août 1962.




Le 8.05.2009 à 12h00
« Ce n’est pas aux institutions de développer le discours sur la repentance »

Bonjour, Je n’ai pas vu votre documentaire (j’espère pouvoir le voir). Je ne doute pas qu’il aura le succès qu’il mérite. Bravo pour votre travail qui s’inscrit dans la réhabilitation de la mémoire algérienne. Cordialement. Ammar Koroghli (auteur Algérien, avocat à Paris) akoroghli@yahoo.fr

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Le 8.05.2009 à 11h52
« Ce n’est pas aux institutions de développer le discours sur la repentance »

LA GUERRE D’ALGERIE SETIF GUELMA KHERRATA ET SANS OUBLIER SAIDA

c’est bien dommage que vous n’avait pas reellement toucher au complet notre Histoire votre realisation du grand evenement de l’histoire du 08 mai 1945 . oui c’est vrai que SAIDA elle a participe a ce massacre du 02 au 19 mai 1945

NOUS SOUHAITONS QUE DE REFLETER LA REALITE MERCI

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