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Concert à la salle Ibn Zeydoun

C’était très... show !

Un fantastique exemple qui montre comment la musique peut soulever l’esprit et l’âme en même temps. La preuve absolue que la musique africaine est une source d’inspiration, qu’elle peut toucher tant de gens à des niveaux si différents. »



Telle est la qualification de la musique de Bassekou Kouyaté, la désormais superstar malienne et africaine, par Damon Albarn, l’ex-leader du groupe britannique de pop, Blur, ayant officié dans Gorillaz et The Good, the Bad and the Queen. Une caution internationale et unanime à l’endroit de ce talentueux et grandiose joueur de ngoni (guitare traditionnelle du Mali). Eh bien, Bassekou Kouyaté était à Alger, jeudi soir ! Il s’est produit avec son groupe Ngoni Ba à la salle Ibn Zeydoun, à Alger. Un concert organisé par le Centre culturel français(CCF) au grand bonheur d’un public massif – la salle a affiché sold out avec plus de 600 personnes et 200 autres à l’extérieur qui n’ont pas pu y accéder – venu découvrir Bassekou Kouyaté, dont c’est la toute première scène en Algérie. Les spectateurs n’ont pas été déçu du voyage à destination : Alger-Bamako. Aux premières notes jouées par Bassekou Kouyaté et sa formation Ngoni Ba (Grand ngoni), le public, spontanément, a montré et démontré son entière adhésion en se levant et en entrant en transe sur les titres Tabali, Bassekou, Jonkoloni, Jura Nani, Mbowdi, Andra’s Song, Banani, Bala, Segu Tonjon, Ngoni Fola ou encore Sgu Blue. Toutes sont une invitation à s’éclater et méditer. Une musique joviale, endiablée, rapide, festive, spirituelle et homéopathique tant c’est un anti-stress. La preuve ! Des Maliens et Algériens, unis et réunis par une musique du continent. Une belle image de fraternité et de sacrée union ! « Sang pour sang » africain ! L’on découvrira que la musique de Bassekou Kouyaté est une affaire de famille. Bassekou et Amy Sacko, la chanteuse, forment un couple sur scène et dans la vie à la Ike and Tina Turner (on appelle Sacko, la Tina Turner du Mali), son frère Andra est aussi un virtuose du ngoni, sa petite sœur Dally est choriste et danseuse... Bref, une « smala » Kouyaté. Par ailleurs, l’assistance découvrira que le ngoni est une sorte de gumbri malien faisant à la fois office de banjo, harpe (qanoun), oûd (luth) ou encore de guitare sèche arrachant du blues subsaharien, de la soul, du rock choral, de la pop orale... Celle du griot Bassekou ! Et puis ce son berouali ayant fait danser plus d’un. Avec le ngoni, on vibre, chavire et vire de direction : Bamako ! Bassekou, un enfant terrible adopté par les Algériens ! Africa Unity !



Par K. S.

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