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Brahim Tayeb chante avec les musiciens de l'Opéra de Paris

Son concert aura lieu le 24 février

Brahim Tayeb chante avec les musiciens de l’Opéra de Paris

Brahim Tayeb, chanteur d’expression kabyle, est aux anges. Il fait partie des rares artistes algériens si ce n’est le premier à se produire avec des musiciens de l’Opéra de Paris. Le concert aura lieu le 24 février prochain dans une salle cossue du 16e arrondissement.



Paris : De notre bureau

Connu en Algérie pour ses textes soignés et sa voix originale, Brahim Tayeb interprétera une chanson composée de treize plages et rythmes à la mémoire du maître El Hasnaoui. Et il est comblé : « Jouer avec des artistes de l’Opéra de Paris, dont le professionnalisme et la maîtrise musicale ne sont plus à démontrer, est quelque chose de merveilleux pour moi », a-t-il confié lors d’une interview à une radio communautaire parisienne. Et d’ajouter : « Je me suis toujours préparé à cela, car j’ai toujours adapté mes compositions aux normes universelles. » Mais en attendant de rencontrer son public, c’est Suzanne Schmitt, une pianiste autrichienne qui arrange, adapte et met aux normes universelles les partitions du chanteur kabyle, afin de les rendre compréhensibles musicalement et aptes à être jouées par l’orchestre de l’Opéra de Paris. « Par mon travail, j’essaye d’inscrire ma musique dans l’universalité et ma rencontre avec les musiciens de l’Opéra de Paris a donné quelque chose de merveilleux », explique ce chanteur aveugle mais convaincu en même temps que « c’est le cerveau qui réfléchit et qui m’aide à voir ». Brahim Tayeb n’est pas un chantre par effraction, mais un véritable bosseur, qui prend soin d’écrire des textes beaux et évocateurs et de les mettre ensuite dans une musique ordonnée, agencée, construite avec des normes universelles, agréables à écouter. « Je n’ai aucune limite dans la musique. Pour moi elle n’a pas de frontières ni de race. C’est elle qui véhicule le plus d’émotions », avoue le chanteur algérien qui pense que « la création n’existe pas dans l’art, mais qu’on est toujours soumis à d’éternels changements ». Mélomane averti, Brahim Tayeb écoute toutes les musiques du monde. De l’orientale, notamment libanaise en passant part la française (Brassens, Ferré, Aznavour…), il estime que la chanson ne se limite pas seulement à l’engagement politique, mais peut être aussi d’ordre sentimental ou social. Et d’avouer, que le seul objectif qui guide sa carrière musicale, c’est de « faire quelque chose qui me plaît pour me faire plaisir avant tout. » Auteur de Oussan ani (Ces jours passés ndlr), une des chansons les plus écoutées dans le répertoire kabyle, Brahim Tayeb a commencé à chanter lorsqu’il était lycéen à Fort National entre 1986 et 1988. « Au départ, je ne voulais pas enregistrer mes chansons, je voulais juste les faire écouter aux copains. Mais après, tout a changé », se souvient-il. Kamila, Farid et d’autres personnes qui activent autour de lui au sein de l’association Printemps du monde sont convaincus que le concert sera un grand moment d’émotion et d’échanges entre un chanteur kabyle et des musiciens du monde. Placé sous le signe de la Saint-Valentin (fête des amoureux), Brahim Tayeb, cet aveugle qui voit du beau partout, promet de donner une leçon sur le caractère mondial de la musique berbère.

- Concert Salle Adyar. 4 square Rapp-Métro Pont de l’Alma- Paris



Par Yacine Farah

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Avis des lecteurs...

Le 17.02.2009 à 21h50
Brahim Tayeb chante avec les musiciens de l’Opéra de Paris

Brahim est plus notoire que tout prétention. Il n’est plus à présenter. trop faibles, trop désuets devant sa grandeur d’artiste, les mots aussi affinés puissent-ils être, risquent, à défaut de le valoriser, de lui nuire. s’il nest pire sourd que celui qui ne veut rien entendre, il n’est aussi pire aveugle que ceux qui ne voient qu’avec leurs yeux. Alors, Brahim Aveugle ? Brassens, Bachelet, Cabrel et Haliday seraient ivrognes !!!!!

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