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Boissons gazeuses

Les « raisons » d’une augmentation

Une augmentation de 20%, touchant les marques les plus connues des boissons non alcoolisées, est en vigueur depuis le 1er avril 2006.



En effet, le consommateur a dû rajouter pas moins de 5 DA pour l’achat d’une Hamoud, Pepsi-Cola, Coca-Cola, Ifri, Vita Jus ou encore Rouiba. Longtemps cédée à 25 DA, la célèbre bouteille, et non moins doyenne de Hamoud Boualem, d’un litre (en verre) coûte désormais 30 DA.Idem pour la bouteille d’un litre (en verre) de Coca ou de Pepsi. Ce « réajustement », selon l’Association algérienne des producteurs (APAB), a été rendu nécessaire « si l’on veut garder les standards de qualité ». « Nous sommes arrivés à un point où il n’est plus possible de maintenir les prix actuels. La flambée des prix du sucre sur le marché international ainsi que l’emballage et d’autres intrants nécessaires à la fabrication nous amènent à revoir les prix de vente à la hausse », explique le président de l’APAB, Slim Othmani. Notre interlocuteur, PDG de NCA ROUIBA, tient à rappeler que les prix des boissons gazeuses et minérales ont pratiquement stagné pendant les dix dernières années. Une période où les prix du sucre et de l’emballage, notamment, sont restés relativement stables. Pour l’APAB, qui réunit les principaux producteurs du pays, la récente augmentation « n’est pas pour grever encore davantage le budget des ménages ». « L’Algérien est de plus en plus exigeant en matière de qualité. Nous sommes persuadés que le consommateur préfère rajouter quelques dinars et avoir un produit sain que de se rabattre sur un produit moins cher et de qualité douteuse », souligne l’APAB. L’APAB tire ainsi la sonnette d’alarme, pointant du doigt les nombreux fabricants de boissons gazeuses. Selon l’APAB, « un grand nombre de ces artisans ne répondent pas aux normes requises en matière d’hygiène ». « Nous avons constaté que certains d’entre eux fabriquent la boisson à la maison. Les bouteilles ne sont pas lavées, parfois ils récupèrent la bouteille PET (en plastique). Nous avons interpellé le ministère du Commerce à ce sujet », souligne l’APAB. Et d’ajouter : « Il n’est pas dans notre intention de déclarer la guerre à ces fabricants, même s’ils sont peu scrupuleux du cahier des charges. Nous voulons simplement qu’ils respectent l’éthique de la profession. L’APAB serait prête dans ce cas à les aider et à les compter parmi ses membres », ajoute le président de l’APAB. Interrogés, les épiciers affirment que les ventes n’ont connu pour l’instant aucune tendance à la baisse. « Les gens continuent à acheter Hamoud, même à 30 DA ».



Par Djamel Zerrouk

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