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Aux origines des noms de famille

Voyage dans l’état civil algérien

Aux origines des noms de famille

Le patronyme est un support de notre identité. C’est un héritage familial inaliénable. Il nous parvient du fond des âges comme une chaîne qui nous lie à un ancêtre. A cheval entre la science du langage et l’histoire, ce nom si familier à notre mémoire recèle parfois le code d’accès qui perce le secret d’énigmes séculaires.



Il arrive que les noms résistent étonnament à l’effet du temps. Pour l’exemple, nous retiendrons Aouchich, Rezzoug ou Mazigh consignés par l’historien Hérodote dans son périple africain en 405 avant l’ère chrétienne. Nous proposons dans ces lignes une petite ballade festive et sans prétention savante dans cette heureuse association historico-identitaire que le lecteur attentif complètera selon ses besoins. Du point de vue de la loi, le nom de famille est un patrimoine protégé par le code civil. Il a valeur de propriété privée. La loi permet, en effet, de modifier ou de changer de nom, mais consacre son caractère personnel. Un changement de patronyme doit obligatoirement faire l’objet d’une publicité pour vérifier l’éventualité d’une opposition puisqu’il a valeur de propriété privée inaliénable. A sa naissance, l’enfant algérien reçoit deux noms propres : le patronyme de son père et un ou plusieurs prénoms. Les parents ont le libre choix des prénoms, mais l’enfant portera obligatoirement le nom patriarcal. L’ordonnance 75-58 du 26 septembre 1975 portant code civil considère le nom et les prénoms comme un attribut de la personnalité identifiant la personne. Cette ordonnance a permis la nomination des personnes qui étaient dépourvues de nom et identifiées sous « SNP » (sans nom patronymique). Depuis la publication de cette loi, les dépositaires des registres d’état civil sont tenus de ne pas reproduire ce sigle « SNP », lors de la délivrance des copies conformes des actes d’état civil. Dans cette première partie, nous nous pencherons sur quelques noms d’origine turque....

Istanbul, Istanbul...

Les liens de l’Algérie avec l’empire Ottoman apparaissent sur une multitude de noms de famille. Baba Ali désignait le fonctionnaire de la sublime porte, autrement dit « El Bab El Ali ». Tout comme de nos jours, il arrive qu’une personne soit désignée du nom de l’institution qui l’emploie. Jusqu’au XIIe siècle, le mot « porte » désignait couramment, le palais impérial sous le règne ottoman. Plus tard, il a évolué pour définir les quartiers du grand vizir, siège du gouvernement à Istanbul. A partir du XIIIe siècle, ce siège ne sera connu que sous le terme de la sublime porte. Pour de nombreux chercheurs, y compris le grand spécialiste de l’Islam, Bernard Lewis, le nom « Istanbul » a été adopté en remplacement de Constantinople à sa conquête le 29 mai 1453 par Mehmed Ali. En réalité, Istanbul est une simplification phonétique du nom original « Constantinopoolis » qui s’est édulcoré dans le langage populaire en Stanpool pour se stabiliser définitivement en Stanbul et Istanbul. Les signes particuliers ont été une source assez importante dans la formation des noms propres chez les Ottomans. Ainsi, sari qui définit l’homme au teint clair, blond ou roux, va se compléter par un préfixe et devenir Bendissari, Bensari. Tobbal qu’on confond souvent avec le joueur de tambour signifie le boîteux. Dali est la qualité de l’homme particulièrement courageux face à l’ennemi, autrement dit, « le téméraire ». Si on le définit comme « le fou », c’est dans le sens de guerrier intrépide. Il a donné les Bendali, les Dali Bey. Quant à Mami, il qualifie les Européens réfugiés en pays d’Islam notamment sous l’inquisition. L’homme frappé d’un défaut de langue est appelé tétah. De sobriquet, il devient un nom de famille. L’homme grand de taille est appelé ouzzou et devient Bouzzou. Sous l’empire ottoman, l’armée, pilier de la dynastie, était un grand pourvoyeur d’emplois. C’est pourquoi on constate tant de noms liés à la fonction militaire. Ainsi, Boumabadji, c’est le bombardier. Tobji ou bachtobji sont artilleurs ou canonniers. Quant à danedji ou dennane, c’est le maître des forges. Il coule les bouches de canons et les boulets des projectiles. Alemdar, tout comme Sandjak sont les porte-étendards. Raïs, c’est bien évidemment le capitaine du navire. Ghazi appartient à la caste militaire chargée de la garde des frontières de l’empire. Dans leur immense majorité, ils étaient turcs et parlant turc. Le yéni cheri qui a donné le mot janissaire signifie le « nouveau soldat ». Il était reconnaissable à son grand bonnet blanc. Baltadji, c’est littéralement « l’homme à la hache ». Il fait partie du corps d’armée affecté exclusivement à la garde du harem du sultan à Topkapi. Baïri est probablement un raccourci de bey raïs. La fonction juridique a donné kazi qui est une prononciation turque de Qadi. Kazi ouel et kazitani (Tlemcen) signifient « el qadi el awwal et el qadi etthani » premier et second juge. Hadji est un arrangement de hachti qui désigne le cuisinier. Il s’est largement répandu en tant que patronyme. L’officier de police se nommait Zabanti de l’arabe dhabet. Il devient patronyme en se déclinant Sabati. Zabanti survit encore sous l’appellation argotique de zbaïti, èquivalent de flic en français.

D’où viens-tu ?

L’origine géographique est une source importante dans la formation des patronymes. C’est une règle universelle. L’empire Ottoman avait, sous son contrôle, une mosaïque de peuples de l’Asie centrale, de l’Europe centrale, du Monde arabe et de l’Afrique du Nord à l’exception du Maroc. Le Qara-Bagh est une région du sud-ouest du Caucase. Elle donne les Karabaghli. Le suffixe « li » indique l’origine géographique. Menemen, décliné en Moumen est le chef-lieu de Kaza, dans la région d’Aïdin. Quant à la ville d’Izmir, elle a donné les Zemirli, Zemirline (Medéa, Tizi Ouzou, Alger Mostaganem), Kara signifie, le Noir. Entendons, le mat foncé. Ainsi, Karadeniz, c’est la mer Noire. Les habitants d’Albanie se nomment les Arouani. Le Kossovar donne Kosbi. Fochtali vient de Phocée. Il existe aussi les Fechtali en berbère il s’agit certainement d’une coïncidence linguistique. Khorci transcrit de plusieurs façons, indique le Corse, tout comme l’île de Rodhes a donné Rodesli. Djenoui vient de Gènova (Gênes). Venise se disait Ounis. Ses habitants se nomment Ounesli (Ounes = Venise et Li = originaire de...) Lounis et Ounissi. Il devient aussi El Ounès. Kherchi c’est le Crétois et Bouchnak, c’est le Bosniaque. Le port turc de Bodrum (ancienne Alicarnas de la haute antiquité) a tissé des liens avec la côte algérienne. C’est pourquoi on retrouve tant de Bedroni, Betroni, Bedrina, Trari, nom berbère appartient aux Trarast ; ensemble de tribus de la région du nord de Tlemcen entre la côte méditerranéenne et les monts Fellaoucen ayant Nedroma comme centre géographique. Les Traras regroupent Oulhaci, Jebbala, Msirda, Souahlya, Beni Khaled, Beni Menir, Beni Abed, Beni Warsous, et Mesahlia d’où sont, probablement, originaires les Mesli qui donneront Messali. L’Andalousie a fourni une multitude de noms. Le Galicien devient Ghennouchi. Ghennoudja, comme prénom, c’est la Galicienne toujours en vogue à Annaba et à Azzaba. Il en est de même pour l’exemple de « Olga » qu’on attribuait d’office à toutes les captives d’Europe centrale. Ce prénom slave devient Aldjia en passant par El Oldja qu’on retrouve couramment dans la littérature populaire. El Aychi et Ayachi sont les originaires de Ouadi Aych, le nom arabe de la ville de Cadix en Espagne une transposition de Ouadi Aych du Nejd, dans la péninsule arabique. Chebli, qui vient Chbilia, (Séville) et Gharnati de Grenade et Korteby de Cordoba. Le quartier El Blansa au centre de Blida indique une population originaire de Valence installée dans la nouvelle cité sous la protection de Sid Ahmed El Kebir. De même que les émigrés de Cadix vont fonder Oued Aych dans la périphérie de BLida vers 1510. Après la chute de Grenade en 1492, des musulmans et des juifs ont tenté de se maintenir en Andalousie. Ils ne quitteront définitivement leur patrie qu’après plus d’un siècle de présence dans la résistance et la clandestinité. Cette longue attente a eu des effets sur les noms. On retrouve ainsi des indicateurs d’identité dont la signification est parfois énigmatique. C’est le cas de Tchicou (El Chico), Randi, (El Grandé) Longo, le long, Gad el Maleh (Oued El Malah) .

Les arts et métiers

Les métiers et les arts sont une source de patronymes. Le tarzi, c’est le tailleur. Quand il est collé au préfixe « bach », il devient bachtarzi, autrement dit chef d’atelier dans l’art de la confection. Il est en lien direct avec Tellidji, le tisseur de brocard. Dans ce même corps de métier, on retrouve el kettani. Il fabrique la matière première, el kettan d’où dérive le coton. Le cordonnier se dit papoudji qui se prononce baboudji et parfois, il se dit tout simplement babou. Debbagh, c’est le tanneur et daouadji, le caravanier ou l’administrateur du caravansérail. Serkadji signifie le fabricant de vinaigre. Kateb et racim, noms prédestinés, désignent l’écrivain et l’artiste des arts graphiques. Quant à Sermadji, c’est l’industriel de la cosmétique et produits de beauté, en particulier le khôl, essentiel pour protéger la vue chez les marins et les caravaniers. Damardji s’occupe de la gestion de l’eau. Le sermadji se dit yantren et yataghen en tamazight car dérivant de iaattaren de attar. Tout comme ihaddaden désigne le forgeron et ioualalen, le potier. La guerre a aussi ses metiers, allag, en tamazight signifie le lancier et ghozzali (de ghozz) est un corps d’archers turkmènes venus à Tlemcen à l’appel de Youcef Ibn Tachfin pour renforcer la défense de la ville aux prises avec ses ennemis de l’Ouest. Dans son long poème consacré au tatoueur el ouchem, Ben El Messayeb évoque « bled er roum, bled el ghozz. » En ce qui concerne le nom « berbère » proprement dit, assez courant dans les milieux citadins (Blida, Médéa), il désigne le coiffeur en turc. On le retrouve aussi sous d’autres formes comme Barbar. Djerrah et Bachdjerrah, un mot arabe passé au turc désigne le chirurgien. Bestandji, jardinier, saboundji, savonnier, kahouadji, cafetier, halouadji, pâtissier, fnardji gardien de phare, Fekhardji, fabricant de porcelaine (équivalent d’ioualalen en berbère). Guerrache ou kerrache, c’est l’homme qui se consacre à lutte sportive. Et quand on dit mokdad il faut comprendre, évidemment, le guide. Des surnoms peuvent devenir des patronymes au point de faire oublier l’identité d’origine. Embarek est une déclinaison populaire El Moubarek. Cet homme fut un personnage illustre de Constantine originaire de Mila. D’où Embarek El Mili. Ahmed Ben Omar était nommé Cheïkh El Hadj Ahmed El Moubarek. Il est né à Constantine vers 1800 et vécu toute sa vie dans cette ville jusqu’à sa mort en 1870. Il appartenait à la confrérie des Hansalyya, implantée à Constantine par Cheïkh Ahmed Ezzouaoui. Grand savant de l’Islam. Il occupa la chaire de Djamaâ El Kebir et succèda au grand mufti Mohamed El Annabi. Il est révoqué du poste de magistrat du haut conseil par les autorités coloniales pour « intelligence avec l’ennemi » en raison des rapports secrets qu’ils entretenait avec le Bey Ahmed de Constantine. Il écrivit une quantité d’ouvrages parmi lesquels Histoire de Constantine, non publié jusqu’à ce jour. Il existerait deux exemplaires du manuscrit dans les fonds d’archives de la Bibliothèque nationale et l’ancienne Médersa d’Alger.

Ruines romaines et usures phonétiques

Bon nombre de noms de famille portent une marque latine sans équivoque datant de l’époque romaine. Ils se reconnaissent à la finale « us » prononcée et écrite en ouche. Maouch dérive de Marius. La chute de la voyelle médiane « r » et le suffixe ouch constituent une réhabilitation du schème berbérophone. C’est la même règle qui va transformer « Cassius » ou « Caïus » en Chaouche. Cette pratique latine ancienne qui fait terminer un nom par une finale « ouch » est encore vivace. C’est l’exemple de Mouhouch Saïtoche... On retrouve, aujourd’hui Titus conservé sous sa forme la plus latine avec une phonétique qui a gardé l’accent de l’époque antique Titous. Dans les régions est, le « t » s’est adouci en « d ». Mathieu et Mathias (père de la Kahina) deviennent Maâti. Quant à Saint Paul (Paulus) apôtre de Jésus, son nom se perpétue en Ballouche et Belhouche. Aurélius devient Allouch et Ouenjelli, est une légère dérive de Evangelii autrement dit, l’homme qui enseigne les Saintes écritures. En ce qui concerne Guechtouli, il s’agit d’Augustin. Memmius est un nom tout aussi classique de la période romaine et survit sous sa forme actuelle de Mammech. Hammadouch, si commun à Béjaïa et à sa région vient de Amadeus (aimé de Dieu) prononcé amadéouch en latin. Claudius devient Gaddouch. Jerôme subsiste en Guerroum et Kherroum et Grégoire de l’époque byzantine, se retrouve après 2000 ans en Guergour et Benguergoura. Driouche dérive de Andréouch (Andréus). Certains patronymes opèrent des modifications, des « usures » jusqu’à faire perdre le sens original. C’est le cas de Abdiche qui est un nom composé. Il faut scinder les deux parties pour découvrir ave deouch autrement dit « salut à Dieu » supplantant progressivement le respectueux Ave César qui était le « bonjour » classique de l’époque antérieure à l’avènement du Christ en Afrique. Cette rébellion à l’autorité de César pouvait conduire à la peine de mort. L’arabisation d’un nom d’origine latine ou berbère se fait souvent dans le but de donner un sens et rendre compréhensible le patronyme. Nous citerons l’exemple du toponyme Oued Messelmoun qui dérive de oued Ousselmoun tirant son nom d’une écorce recherchée par les marchands phéniciens pour la teinture des cheveux et du lainage. En y ajoutant un « m » au préfixe, le toponyme prend un sens identifiable. Les divinités carthaginoises ont aussi laissé des monuments de traces dans les noms de famille : Amon et Baal se retrouvent dans Hammou, Hammani, Baali, Bellil. De cette époque punique, on hérite de Kert et Kirat, qui signifie la cité. Aussi, retrouve-t-on des Benkirat et Boukirat pour nommer le citadin. Ce qui n’a pas de lien avec El Kirat arabe équivalent au carat grec connu des bijoutiers en tant qu’unité de poids et mesure.

Les noms Toponymiques

Bon nombre de noms de famille sont tirés de noms de lieux (toponymie). Il se trouve que tous les noms de lieux, de villes et village, de cours d’eau, de vallées et de montagnes portent des noms berbères à quelques rares exceptions. En comparant la carte d’Algérie avec celle de l’Espagne, on constate ce paradoxe : la toponymie espagnole est nettement plus arabisée que celle d’Algérie. Parmi les synonymes de montagne en berbère, on a Adrar et Amour qui vont donner Ammouri, Amraoui, Drari et Bouzina, un pic des Aurès. Le Touat qui traverse le boulevard de la date au Sahara était une région convoitée par le passé, de par sa position stratégique sur la route du Soudan. Cette riche région a donné les Touati. Oued Draâ, dans le sud-ouest a donné les Draï tout comme Metidja a donné les Metidji. Tayebi désigne un originaire de Tayiba (la douce) qui est la cité de Médine, qualifiée ainsi par le Prophète (QSSSL) . Aggoun, Laggoun, (ne pas confondre avec le muet en arabe) sont également des toponymes qui désignent un relief. (Plateau surélevé, plateforme dominante comme la Table de Jugurtha dans la zone est des Aurès. La part de la faune et de la flore est tout aussi importante dans la formation des patronymes. Ouchen, (le chacal), Aflelou (papillon) Ouar (le lion). Kerrouche le chêne ainsi que l’une de ses variétés le zane, (déformation phonétique de dhane) recherché pour l’industrie des arcs et les flèches. Depuis la nuit des temps, le corail sert de support identificatoire ; c’est le prénom Boussad, typique de Grande Kabylie (voir encadré). Quant à Bahmane, bien que le même patronyme existe dans les contrées iraniennes, en Afrique du Nord, il désigne une racine médicinale aux propriétés stimulantes.

Sur la piste des Banou Hilal

Le milieu du XIe siècle de J. C. a été marqué par une fracture politique significative entre les Zirides du Kairouan sous le règne d’El Moezz et le calife fatimide du Caire. En guise de représailles, le calife d’Egypte El Moustançar Billah lance sur le Maghreb les turbulentes tribus Banou Hilal et Banou Souleym. Ces vagues humaines originaires de la péninsule arabique allaient modifier durablement et structurellement les fondements sociopolitiques du Maghreb, de la Cyrénaïque au Maroc. Ibn Khaldoun consacre à cet épisode une partie essentielle dans sa volumineuse Histoire des Berbères. Guerriers redoutables, ils étaient originaires de la région de Ghazouan près de Taïf et pratiquaient la transhumance d’hiver et d’été sur les confins de l’Irak et de la Syrie. Ils émigrent dans la Haute Égypte sur la rive orientale du Nil. Au premier choc contre l’armée d’El Moezz, les Canhadja furent défaits et l’Ifriqiya livrée au partage. Ces deux grandes tribus issues des Beni Amer tirent leur légitimité de leur appartenance aux Beni Saâd d’où est originaire Halima Essaâdya, la nourrice du Prophète (QSSSL). A ces deux souches se rattachent des fractions, des clans et des familles dans une structure pyramidale. Parmi ces fractions, il y a les Djachem, les Athbedj, les Zughba (nombreux à Ouargla), les Kholt, les Sofyane, les Hamyane les Riyah, les Rabiâ et les Addi. Plusieurs familles vont se former à partir d’une fraction. Ainsi, les Riyah se divisent en Merdaci, Banou Attyya, Kerfali, Zemmam, Dhyab, Dhahhak, Hymmier. De ces familles, des figures vont émerger. Ibnou Abil Ghaïth (celui qui annonce la pluie) occupe Tunis avec son clan et perpétue son nom sous la forme actuelle de Belghiche et Belghith. De ces nombreuses tribus, nous retiendrons des noms comme Assam, Ayad (dépositaires des clés de La Kaâba) Muqaddem, Dridi, Douadi, Taâllah, Allahoum, Saâdallah, Rezkallah, Difallah, Khelfellah, Ata’illah (Ataïlyya), Brahimi, Brahmia, Benbrahim, Kerfali, Benyagoub, Abid, Aounellah d’où sont issus les Aouni, Chaffaï, El Amri, Sellami, Sakhri, Saâdani, Saïdani, Ben Cherif, Yahlali, Benhelal. Ouled Metaref (Metref) Ouled Salah (Salhi) Ouled Menia, Kraïche, Reddad, Attaf, Ouled Daoud, Ouled Ghanem, Ouled Rebbab, Ouennadi, Arif, Ouled Zian, Ouled Choaïb, Saâdi , Selmi, Slaïmi, La liste n’est pas exhaustive. Jusqu’au bouleversement colonial, ces familles et ces clans ont vécu, des siècles durant, sous le mode de production pastoral et sont restés fidèles à une sensibilité littéraire très proche des classiques arabes des temps préislamiques que recèle la poésie bédouine, en particulier.

L’estampille berbère

On dénombre deux formes constitutives des patronymes amazighs : maz et zagh. Il n’est pas exclu que le radical « zagh » soit relatif au teint de la peau et par conséquent à une forme de noblesse de sang. Le fondement maz va former une longue série de noms : Mazouni, Mazouna, Mazari, Mezghich, Mzali, Mezali, Mazi (Naït Mazi) Messis, Mezghenna et même Massinissa qui est un nom amazigh adapté au prononcé latin par les historiens Tite-Live (troisième décade) et Salluste (La guerre de Jugurtha). On retrouve dans Massinissa le radical maz qui peut laisser penser qu’il s’agirait à l’origine d’un nom proche de Mazghenni. Le débat reste ouvert. Ce préfixe se modifie dans les dialectes du Sud algérien pour devenir madh (Aïn Madhi). De même que le mot tamazight devient, chez les zénètes du sud, tamachek de même que l’oasis de Djanet est issue vraisemblablement de zénète. Avec le second radical zagh, on liste les Zaghbib, Benzaghou (berbère Masmouda), Zaâmoucha, (la finale moucha rappelle Moussa) Zaâmoum, Zaghrani, Sakrani, Bouzeghrane, Zerouali, Zaghidour, Zeggar, Zaccari (djebel Zeccar) Zouccal, Zerari, Zighi, Zeghbouche Zaghouane, Zaghloul (Djaghloul dans le parler zénète), Zeggaï, Izghen, Zeghni, Segni, Rezzag, Rezzoug, Rzighi etc. Les patronymes berbères ont conservé la nomination des origines tribales fondatrices répertoriées par Ibn Khaldoun : Zemmouri et Meskouri, Soumati, Merniz, Oulhaci sont des familles des N’fousa. Fetani, Mediouna, Maghili se rattachent au même ancêtre éponyme, Faten fils de Tamzit, selon Ibn Khaldoun. Mais il est fort probable que tamzit serait une contraction de tamazight. Les Semghouni, Zenati, Zouaoui, Meknassa, Foughali ont la même filiation berr. Dans la chaîne des Bernis, on retrouve les Canhadja, les Arouaba, les Djazouli, Ghoumari, Masmouda.

Les noms écorchés

A partir de 1871, l’administration coloniale a systématisé le registre de l’état civil. Ce travail correspond à la phase active de la colonisation avec l’arrivée des civils réfugiés d’Alsace et de Lorraine. C’était aussi le début des troubles en France avec la commune de Paris, les révoltes des Hananchas et le soulèvement dans les Babors à l’appel d’El Mokrani. Les années 1870 seront celles de la plus terrible famine qu’a connue l’Algérie avec une mortalité estimée à deux tiers de la population. Ce recensement avait donc pour objet d’organiser l’expropriation des terres « évacuées » de force par les Algériens. Il faut reconnaître que les erreurs de transcription n’ont pas été nombreuses.. Bien qu’ils soient rares, ces noms méritent une réhabilitation. Ainsi, Dzanouni est une transcription hasardeuse de Sahnouni qui désigne l’adepte de Sidi Sahnoun, Imam du Xe siècle. Il a été à l’origine de l’enracinement au Maghreb de la doctrine malékite. C’est à cet Imam que El Hadj M’hammed El Anka consacre sa fameuse pièce Sidi Sahnoun.

Les confréries et les tribus

Les nombreuses confréries religieuses ont été facteur de cohésion sociale à des moments précis de l’histoire. C’est ainsi que la Kadiriya, Chadiliya, Rahmaniya, Ammariya, Aïssaouiya, Hansalya ont donné Kadri, Chadli, Rahmani, Lammari, Aïssaoui, Hansali. Nous recensons aussi une multitude de noms qui font référence à une tribu de rattachement, Nemmemcha, Hrakta, Frarha, Dharissa, Zenata, Djeraoua. C’est pourquoi on retrouve dans la liste des patronymes les Nemchi, Harkati, Ferrah, Deriassa. Souibes est une déformation de Thabet (tribu des Kotama installée sur les hauteurs de Dellys). Dahou est une abréviation de Dahmane, dérivé de Abderrahmane. Les Dahou se rattachent à l’autorité spirituelle de Sidi Dahou Ben Dherfa dans les Beni Chougrane. On relève parfois des noms énigmatiques comme le cas de Baouya. Il s’agit de deux initiales « El Ba Ouel Ya », autrement dit « B.Y. » qui pourrait être « Ben Yamina » ou Ben Yagoub. Le mystère reste entier.

Débarquement français à Jijel

Le 21 juillet 1664, sous le règne de Louis XIV, une flotte française commandée par le duc de Beaufort débarque à Jijel en vue d’une implantation en concurrence avec les Espagnols qui occupent Oran. L’aventure tourne mal pour les marins français affaiblis par les fièvres, la malaria et les attaques incessantes des montagnards. Le 1er novembre de la même année, le corps expéditionnaire français est forcé de quitter la ville sous un déluge de feux de l’artillerie turque. La marine française abandonne sur les rivages des blessés, des malades et une quantité considérable de matériel de guerre. Ils étaient normands, picards, bretons, anglais, hollandais et maltais. Ils ont été adoptés en raison de leur savoir technique : charpentier, bourrelier, spécialiste des cordages, de la navigation. Soignés et nourris, ils passeront chez le coiffeur pour le rituel de la circoncision et s’intègrent dans la population. Leurs descendants se reconnaissent à leur type européen prononcé et leurs patronymes plus ou moins berbérisés ou arabisés. L’événement a eu des effets durables sur la génétique mais aussi sur les noms propres : Dupres, Oudin, Belle-Gueule, Beaufort, Bourbon qu’on devine, aujourd’hui, sous des patronymes parfaitement algérianisés.



Par Rachid Lourdjane

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  Voir aussi...

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A propos des prénoms berbères

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Un état civil tronqué
L’Identité algérienne malmenée durant la colonisation

Edition du 14 juin 2006

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Edition du 23 avril 2007

Des noms et prénoms berbères
Dictionnaire de Shamy Chemini

Edition du 2 juillet 2006

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Edition du 10 décembre 2008

Le casse-tête de l’état civil
Quand Jean-Pierre veut s’appeler Mohamed

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Avis des lecteurs...

Le 5.01.2009 à 03h17
Aux origines des noms de famille

simple question l’origine de mon nom de famille "MELIANI" j’ai entendu dire que l’origine etait topographique et qui voulait dire "ORIGINAIRE DE MILANO"

répondre


Le 31.12.2008 à 13h36
Aux origines des noms de famille

je voudrai bien savoir ce que veut dire le nom bougheloum et ces origines merci

répondre


Le 26.12.2008 à 12h48
Aux origines des noms de famille

j’ai lu que les noms de famille commençant par ben ou bou etaient de desendant juifs , je voudrais savoir si mon noms de famille est de cette desendante, si non si qqn pourrais m’eclaircir , je sais que mon nom de famille est de la tribut beni ouarayne mais je voudrais en savoir plus , si qqn à plus d’infos .

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Qui suis-je ?

Vous voulez savoir si vous êtes d’origine juive étant donné que votre nom commence par "BOU" ou BEN" NON CATEGORIQUE ; Pour nos "cousins" le juif c’est l’individu né d’une mère juive. Le critère n’étant pas suffisant, il faut aussi avoir été baptisé par le rabin à la naissance qui délivre un document incontournable pour prétendre au judaïsme. L’enfant doit porter un prénom juif et inscrit sur le registre du Consistoire. Dans le passé il y a eu des passerelles entre les deux religions. L’histoire n’a pas retenu de nom de musulman converti au judaïsme. Les critères ne sont faciles. En revanche, on connait de trés nombreux juifs convertis à l’Islam. C’est le cas de grands philosophes comme Aboul’Barakat el Baghdadi ou, le plus grand d’entre tous, El Kindi.




Le 11.10.2008 à 22h44
Aux origines des noms de famille

alors je veus bien savoir mon nom abid si je suis des chorfa ou pas merci de me repondre a bientot

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Aux origines des noms de famille

Abid est une simplification de Obeid. On les retrouve sur le bassin de Tebessa et dans le Titteri, au sud de Médéa. Ce sont des "chorfa" en ce sens qu’ils appartiennent à une famille hilalienne.




Le 19.09.2008 à 12h52
tamanite

Bonjour, J´ai l´impression qu´on est tous pareil. On cherche, on cherche et ya rien...Moi j´aimerais connaitre l´origine et la signification du nom de famille TAMANITE. J´aimerais faire un cadeau à mon père kabyle qui est à fond dans son identité et à qui je crois que ca ferait super plaisir. Si vous avez des pistes intéressante je suis à votre écoute !!! Merci !! Mathilde ou Djouhra, comme vous voulez !!

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Le 10.08.2008 à 15h49
Aux origines des noms de famille

j’aimmerai bien savoir l’orrigine de mon nom de famille a savoir que je suis de m’sila et plus precisement de maadid

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Aux origines des noms de famille

je pense que votre nom se ratache aux ouled madhi qui se sons refugier a m’sila apres la deffete de yaghmoracen de tlemcen. les oulad madhi se ratache a ceux qui en trouvait refuge en grande Kabylie a ait Hichem des At yahia apres de grandes batail contre les hafcide ainsi que ceux qui ont pris part a la bataille contre les turques aux ysert (lazib n zammum) diriger par un roi m’hand at lkadhi que ibn khaldoum le ratache au at MADHI.




Le 30.07.2008 à 08h35
Aux origines des noms de famille

Comment faire pour connaitre l’origine du nom de famille, car déformé lors de la colonisation. Avec mes remerciements.

répondre
Aux origines des noms de famille

Vous ne donnez pas votre nom de famille. Repetez le message en le précisant.Merci




Le 23.07.2008 à 16h09
Aux origines des noms de famille

j’emerai bien savoir mes origines merçi

répondre
Aux origines des noms de famille

mes grand parent sont originaire de la petite kabilye des montagnes des zen appeler communement benyader pres de beni fettah et ouled asker commune de bordj taher




Le 22.07.2008 à 20h51
Aux origines des noms de famille-Ouled Zian

ma mere est originaire de la campagne des Ouled Zian au maroc, est ce que ce sont aussi les ouled zian descendant des Banou Hilal ?

répondre
Aux origines des noms de famille-Ouled Zian

Ziane se rattachent, à mon avis aux Zianides. Il s’agit d’une dynastie berbère




Le 15.07.2008 à 21h38
Aux origines des noms de famille

j’aimerais savoir d’où commence ma descendance, svp. Merci

répondre


Le 15.07.2008 à 17h18
Aux origines des noms de famille

bravo pour votre article.j’aimerai bien connaitre l’origine de mon non de famille souabeg mon pere etais originaire de setif.

répondre


Le 10.07.2008 à 12h51
Aux origines des noms de famille

merci pour votre magnifique article ,je suis de la famille ouchanen des tribus bni Khaled Oulad Ghazi, et on me dit que nous sommes des chorfas mais y a t il moyen pour touver une preuve materielle à ca ? et merci beaucoup pour votre aide .

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Aux origines des noms de famille

Que signifie "CHORFA" ? Descendance de la lignée de Mohammed le Prophète (QSSL)par son cousin Ali et sa fille Fatima. Pour un couple, ça fait beaucoup de monde ! Par ailleurs, tous les descendants du Prophète ont été systématiquement massacrés à l’exception de Idriss qui a pu echapper à Haroun Rachid en se réfugiant au Maghreb. L’appartenance reelle ou supposée à cette lignée confère des avantages en termes de redevances et impots divers auprès des différentes dynasties berbères jusqu’à l’avènement de l’Empire Ottoman. Il y a beaucoup de gens qui continuent de se croire issus de cette noble lignée. Il y a aussi des gens qui croient au Père Noël. Il n’y a pas de mal à cela. Quant à Ouachen, c’est un nom Imazighen qui désigne le chacal ou le loup.




Le 9.07.2008 à 15h53
origine de mon nom de famille

Mes ancetres sont originaires de Ain-defla. Mon nom de famille est BAHRI .Si quelqu’un peut m,aider à connaitre l’origine de mon nom de famille. Est-il d’origine berbère ou arabe ??

merci

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origine de mon nom de famille

BAHRI ; La langue du patronyme n’est pas pertinente pour savoir l’origine. On peut, comme vous porter le nom BAHRI (Marin) nom arabe etêtre bde souche berbère. A moins que BAHRI soit une réduction de ABAHRI. Sachant aussi que la masse des Maghrébins est d’origine berbère quel que soit le lieu d’origine Nord/Sud/Est et Ouest. Le mieux serait de questionner les membres de votre famille qui peuvent être détenteurs de précieux renseignements sur la généalogie. Et ne pas négliger de les transmettre à votre progéniture...




Le 4.07.2008 à 21h35
Aux origines des noms de famille

J AI EE ELEVEE PAR UNE FRANCAISE QQUI VIENT DE MOURIR JE VIENT D APPRENDRE QUE MA VRAIE MERE EST MORTE A MA NAISSANCE ELE S APPELAIT EL MARADDIB ZOUHOUR SAVEZ VOUS SI C EST UN NOM D ALGERIE MERCI DE VOTRE AIDE

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Aux origines des noms de famille

Pour MARADDIB Zouhour

Nom et prénom sont incontestablement algériens. Le prénom est typique de l’Algérois et les villes de la Mitidja ( Fahs) C’est un prénom qui disparait malheureusement en dépit de son charme. Maraddid signigie "La piste du chacal)




Le 4.07.2008 à 03h46
Aux origines des noms de famille

Tres interessant ! Merci pour le travail laborieux et la rigueur.

Une question : L’administration coloniale n’a-t-elle pas deforme des familles et origines entieres ? Pourquoi trouve-t-on aujourd’hui par exemple le nom Ahmim au lieu du nom commun berbere AT SI AHMED.

Merci.

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Aux origines des noms de famille

Bonsoir, Comme vous, je ne porte pas le système colonial dans le coeur. Ceci précisé, il existe dans tous les pays, des patronymes étranges ou déformés. Y compris en France. La loi Algérienne permet de rectifier un nom quand il socialement lourd ou génant. Il suffit d’introduire un reqête auprès du procureur de la République en précisant les motifs et en proposant un patronyme restauré ou nouveau.




Le 23.06.2008 à 06h45
Aux origines des noms de famille

Bonjour, j’ai lu votre article très intéressant et ai reconnu les noms de quelques uns de mes amis dont l’origine semble confirmée dans l’article que vous écrivez. cependant je me pose la question concernant le nom de famille ROUIBI, j’ai cherché très souvent mais je me demande si l’administration coloniale française n’a pas écorché ce nom et si vos lumières pouvaient m’éclairer sur l’origine de ce nom et sa signification. Une ville en Algérie porte le nom de rouiba également y a t il un lien ? Merci beaucoup !

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Aux origines des noms de famille

Rouibi, bonsoir

Franchement, je ne sais pas. La ville de Rouiba abrite le site industriel bien connu. Rouiba, à l’origine fut le territoire d’une tribu de la périphérie d’Alger. Peut-être que Rouibi signifie l’appartenance à cette tribu dispérsée au début du colonialisme terrorisée par les méfait de l’armée coloniale contre une autre tribu éxterminée d’El Harrach.




Le 18.06.2008 à 20h05
Aux origines des noms de famille

Bonjour,

Connaissez vous le nom de famille "Crubache" ? Ce nom était porté par le père de mon ami avant son adoption en Algérie par une famille Merrani.

Cordialement,

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Aux origines des noms de famille

Mon premier message n’est pas passé. On recommence. Si CRUBACHE a gardé son patronyme de naissance c’est qu’il a fait l’objet d’une ADOPTION SIMPLE et pas Plenière. Donc, il faute rechercher s’il a été inscrit sur le nom de jeune fille de sa mère ou si le père géniteur l’a reconnu. Ces indications sont inscrites sur les registres de trois instances ; l’hôpital, la mairie en précisant "Registre Européen de l’état civil" et le service de l’état civil de Nantes (France) ALLEE BRANCAS 44000 NANTES




Le 17.06.2008 à 15h01
Aux origines des noms de famille

Attendre la verite du gouvernement algerien c’est attendre du miel du derriere d’une guepe.

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Aux origines des noms de famille

Le gouvernement algérien n’a rien à voir avec le miel que nous dégustons ensemble sur ce site. C’est quoi votre question ?





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