Un des objectifs de cette étude très significative est, entre autres, de réfléchir sur les instruments à mettre en place pour prévenir les grossesses hors mariage, d’une part, venir en aide aux femmes qui n’ont pas pu les éviter, d’autre part.
Pour cela, une série de recommandations a été proposée par les experts qui ont réalisé cette étude. Il est question tout d’abord des actions de prévention qui englobent la contraception, l’ouverture de centres d’accueils plus particulièrement dans les wilayas où les mères célibataires sont les plus nombreuses, d’assurer l’assistance juridique, psychologique et l’élaboration de programmes spécifiques et ciblés au profil des travailleuses du sexe, particulièrement celles qui sont toxicomanes et mendiantes, les mères célibataires mariées par la fatiha, les femmes violées et/ou victimes d’inceste et leurs enfants. Il est aussi recommandé d’assurer un suivi juridique et psychologique des enfants des mères travailleuses du sexe qui décident de les garder, dans le cadre des conventions internationales de défense des droits de l’enfant. Au plan institutionnel, il est proposé d’améliorer les dispositifs de prises en charge (les modes de garde, favoriser le placement familial et concevoir l’organisation interne des établissements pour répondre aux mieux aux besoins de jeunes enfants). Concernant les questions d’ordre juridique et réglementaire, les experts recommandent de compléter le texte initial de la kafala par une disposition spécifique aux enfants privés de famille, établissant l’irréversibilité de la kafala (sauf en cas de manquement grave au contrat) jusqu’à la majorité de l’enfant, l’inscription au livret de famille et la révision du décret de changement de nom de 1992.
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