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Qualité des médicaments

Amar Tou sème le doute

Les dernières déclarations du ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Amar Tou, à propos du contrôle des médicaments importés ou fabriqués en Algérie ont marqué la fin de cette année 2006.



Des propos qu’il a tenus lors d’une journée d’étude sur la stabilité des médicaments au niveau de l’Institut Pasteur d’Algérie. Les propos de Amar Tou n’ont pas cessé de nourrir une forte polémique et des interrogations fusaient de partout. Est-ce réellement les propos du ministre Tou ou simplement une interprétation de journalistes ? La réponse est que le ministre a bel et bien dit : « Le Laboratoire national de contrôle des produits pharmaceutiques (LNCPP) n’est pas en mesure d’assurer le contrôle des médicaments importés et fabriqués localement. » Des propos qu’il a même répétés en langue arabe face à la caméra de la Télévision algérienne en réponse aux questions des journalistes qui voulaient s’assurer avoir bien entendu les mêmes déclarations en langue française. Les réactions à ces déclarations ne se sont pas fait attendre de la part du l’Union nationale des opérateurs en pharmacie (Unop), qui regroupe une trentaine d’entreprises de production, et le groupe Saidal, premier génériqueur en Algérie. Ces derniers se sont, ainsi, interrogés sur quelles bases scientifiques ont été faites ces déclarations très graves, d’autant que la prévalence des cas de pharmacovigilance n’est pas plus élevée en Algérie que dans d’autres pays. Ces propos ont, en fait, pour seul résultat que de « discréditer les compétences nationales ». Des déclarations inquiétantes pour le patient algérien, un coup dur porté à la politique du générique et à l’encontre du tarif de référence. L’Unop a rappelé que « tout médicament enregistré, importé ou fabriqué doit être commercialisé dans le pays d’origine et subir toutes les expertises cliniques et galéniques par des experts nommés par le ministère de la Santé. Par ailleurs, le LNCPP effectue des analyses poussées conformes aux différentes pharmacopées des produits finis et des matières premières ». Pour le président du groupe Saidal, Ali Aoun, suite aux déclarations du ministre de la Santé, « nous nous retrouvons aujourd’hui, en tant que producteur national, génériqueur et exportateur, devant une situation très gênante vis-à-vis de nos clients africains et arabes ». Il estime que la qualité des médicaments est du ressort du ministère de la Santé qui est la tutelle directe du LNCPP. Ce dernier, rappelle-t-il, a été agréé comme le laboratoire de référence par l’OMS et unique dans le continent africain.



Par Djamila Kourta

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Edition du 25 novembre 2006

Le ministre de la santé sème le trouble

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Edition du 23 décembre 2006

Le pharmacien d’officine au bord du gouffre
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Le médicament « made in Algeria » en danger
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