Au quartier de Aïn Malha, et à l’image de presque toutes les cités de Gué de Constantine, il est loin de faire bon vivre.
D’après des résidants dudit quartier, ce qui leur rend la vie infernale est l’accumulation de problèmes liés à l’absence d’éclairage, à l’évacuation des eaux usées, aux coupures d’électricité, à l’absence de collecte de déchets ménagers et surtout à l’impraticabilité de la seule venelle qui relie le quartier à la route nationale. La route, témoigne-t-on, (un brin, la « frontière qui sépare le bidonville du quartier résidentiel »), n’a plus d’existence réelle. Elle a complètement disparu sous les tonnes de gravats, charriés par les eaux de pluie. En plus de son état cahoteux, puisqu’elle est impraticable aussi bien pour les piétons que les véhicules et les mulets, les habitants font état de sérieuses menaces qui pèsent sur leur santé. Un danger provenant de l’éclatement des conduites d’eaux usées, transformant du coup ladite route en véritable cloaque. Une situation d’autant plus périlleuse du fait des croisements fréquents des conduites d’eau potable et des eaux insalubres, dont les conséquences peuvent être dramatiques. Les habitants de ce quartier qui se disent « oubliés » des pouvoirs publics, interpellent, pour une énième fois, les autorités communales pour réagir rapidement à une situation fort préjudiciable au cadre de vie.
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