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Ahmed Akkache, son attitude à l’égard du PCA et de ses militants européens

En ce temps d’hommages rendus à juste titre à Henri Maillot, Fernand Yveton ou Maurice Laban, en ce temps où de véritables patriotes, non marqués de chauvinisme et de sectarisme, ont créé une association pour que se perpétue la mémoire de ces martyrs oubliés par le pouvoir et certains historiens, je voudrais rappeler quelques vérités inhérentes à l’histoire de notre pays.



Dans une interview accordée, il y a quelques mois, à Hamid Tahri du quotidien El Watan, Ahmed Akkache, un des cinq anciens secrétaires du Parti communiste algérien, (PCA) — et non pas secrétaire général — tente d’expliquer les raisons qui l’ont poussé à quitter ce parti, « tout en restant fidèle à lui-même », ajoute le journaliste. Que veut dire rester « fidèle à lui-même » ? Il est évident que cette expression signifie poursuivre la lutte au sein de son parti, et non pas le déserter dans les moments difficiles de la répression. Rester fidèle, cela signifie également agir et non conserver les mêmes convictions, si tant est que cela se puisse en demeurant en marge du parti. Rappelons ce que disait Bertold Brecht à propos de fidélité dans le combat contre le capitalisme : « Il y en a qui luttent quelques jours.

Ils sont estimables. Il y en a qui luttent des années. Ils sont indispensables. Il y en a qui luttent toute leur vie. Ils sont irremplaçables ! » Accordons-lui, mais avec réticence, la deuxième proposition. Les allégations d’Ahmed Akkache restent superficielles sinon pour le moins teintées d’ostracisme. En effet, la première raison qui l’aurait incité à quitter le PCA, déclare-t-il, c’est que la direction de parti avait désigné en 1962 Henri Alleg comme directeur d’Alger républicain. Le prétexte est un peu léger et même fallacieux pour se séparer d’un parti auquel on se prétend attaché idéologiquement, surtout au niveau des responsabilités qui furent les siennes. Le prétexte est d’autant plus fallacieux et insidieux qu’Henri Alleg avait déjà acquis une grande expérience dans la direction et la gestion d’un quotidien comme Alger républicain.

Il avait fait preuve de son dévouement au parti, de son combat anticolonialiste et de son courage face à ses tortionnaires. Quelle était donc la raison véritable qui poussa Ahmed Akkache à déserter le parti ? Que reprochait-il à Henri Alleg ? Avait-il simplement rêvé de prendre sa place à la direction du journal, y avait-il un autre motif ? Etait-ce simplement parce qu’il était européen ? On ne le saura pas à la lecture de cette interview dans laquelle, par ailleurs, il faut le dire, il rappelle quelques vérités indéniables — pour mieux cacher ses arrière-pensées ? — que seules des réactionnaires pourraient nier. Il déclare aussi, impudemment, sans avancer le moindre argument que Abdelhamid Benzine avait été renié par le parti, alors qu’au contraire les militants du PCA avaient confié à celui-ci des responsabilités à l’échelle nationale.

Qu’est-ce que ces dires sinon du dénigrement ? Pourquoi lance-t-il de telles affirmations, sait-il seulement que Benzine, lui, est toujours resté fidèle au parti, que ce soit au PCA, au PAGS honteusement dissous par une bande de renégats, et au PADS qui lui a succédé en mars 1993 ? Akkache affirme encore, comme un reproche, que « souvent les camarades européens n’étaient pas sensibles à nos problèmes, ils étaient plutôt internationalistes ». Si la vie a fait que l’Algérie était une colonie de peuplement avec un million d’Européens et que certains d’entre eux, un petit nombre il est vrai, ont cru bon de s’engager dans le combat pour la libération du pays, était-ce répréhensible ? Sans doute étaient-ils « internationalistes », tout comme les militants du PCA de souche algérienne, mais ils ont aussi le mérite de s’être montrés de bons patriotes ! Ne sait-il pas que la section du PCA de Bab EI Oued, composée de plusieurs dizaines de militants européens, n’a connu qu’une seule défection au moment du déclenchement de la lutte armée ?

Que n’adresse-t-il pas ces reproches aux dockers algériens qui se sont montrés, sur l’initiative des militants du PCA, autant internationalistes que les militants européens, en refusant courageusement de charger ou décharger les bateaux en provenance ou à destination du Vietnam ? Enfin, où est la contradiction entre le fait d’être internationaliste et, en même temps, patriote ? C’est un raisonnement qui tient du chauvinisme nationaliste qui, lui, rejette toute politique internationaliste comme l’ont prouvé les comportements du PPA/ MTLD et de l’UDMA, par exemple durant la guerre du Vietnam. C’est également oublier un peu vite que les actions de solidarité à l’égard des patriotes tunisiens incarcérés à ChIef, ou même des Marocains, l’ont été encore à l’initiative du PCA et non du PPA/MTLD ou de l’UDMA. Ne se souvient-il pas des manifestations organisées par le parti au début des années cinquante pour la libération des militants nationalistes algériens du MTLD, manifestations qui regroupaient des Européens et des Algériens de souche ?

Pour revenir aux communistes d’origine européenne qui militaient aux côtés de leurs camarades algériens ou des nationalistes, ils ont démontré durant la guerre de Libération nationale qu’ils étaient disposés à faire le sacrifice suprême pour leur pays, l’Algérie. Ils ont été nombreux à s’être engagés auprès de leurs frères nationalistes dans le combat pour l’indépendance du pays, à être torturés, emprisonnés ou internés dans des camps, et certains y ont laissé leur vie, y compris dans les maquis, malheureusement parfois assassinés par leurs frères nationalistes. Yveton, Maillot, Siméon, Martinez, Audin, Counillon, Pierre Ghenassia, Danielle Minne, Raymonde Peschard, faite prisonnière, blessée et froidement assassinée, s’est battue jusqu’à la mort, Auguste Chatain et Jean Ronda faits prisonniers au maquis, Jacqueline Guerroudj condamnée à mort, Eliette Loup résistant courageusement à ses tortionnaires, Georges Acampora, également condamné à mort, Jordi et d’autres assassinés par l’OAS, étaient-ils internationalistes sans être patriotes ? Ou les deux à la fois ? Ces dizaines de camarades, femmes et hommes, Européens d’Alger, d’Oran, de Bel Abbès, de Mascara, de Annaba, de Blida, de Constantine, de ChIef et d’autres villes du pays qui furent emprisonnés ou internés dans les camps, ne lui reviennent-ils pas à la mémoire ? Que veut donc dire, en l’occurrence, le mot internationaliste ? C’est sans doute une qualité qui manquait et qui manque encore à Ahmed Akkache, toujours marqué de relents de sectarisme et de chauvinisme.

Il faut, entre autres, ajouter une information qu’il ne pourra contester, mais qu’il se garde bien d’évoquer : lorsque les parachutistes sont venus en 1957 à Serkadji pour l’extraire de prison, le torturer et peut-être le liquider physiquement, les camarades emprisonnés ont organisé une mutinerie au cœur de laquelle se trouvaient un grand nombre de militants européens, la grande majorité, et tous volontaires pour se battre, résister et s’opposer à son rapt. Sans doute, leur doit-il à ces Européens communistes internationalistes et patriotes d’avoir eu la·vie sauve ! Parmi ces militants se trouvaient notamment Jean Farrugia, Sylver Gomis, Georges Torrès, Alfred Sepcelivicieus, Paul Perlès, Lucien Hanoun, Claude Perez, Pascaud, Felix Colozzi et quelques autres qui s’étaient battus, les mains nues, avec un courage exemplaire. Il y avait également lors de cette bagarre deux camarades de souche algérienne : Abdelkader Guerroudj et Yahia Briki. Le regretté Lakhdar Kaïdi avait aussi joué un grand rôle de négociateur au cours de cette soirée. Cette mutinerie avait provoqué, dans un assourdissant brouhaha, une gigantesque manifestation de solidarité à travers toute la prison.

Même les prisonnières s’y étaient mises et leurs cris aigus parvenaient jusqu’à nos oreilles. Sauf peut-être à celles d’Akkache ? l’a-t-il oublié ? Etait-il atteint de surdité ce fameux soir ? Sa mémoire est bien défaillante ou plutôt fâcheusement sélective ! L’ostracisme qu’il manifeste encore envers les militants européens est la démonstration qu’il n’a pas su ou voulu, malgré les années et son expérience politique, se débarrasser des préjugés qui encombrent toujours son cerveau embrumé de relents nationalistes sectaires. Sans doute aurait-il mieux fait de se taire ! Pierre Cots, militant du PCA, ancien moudjahid, séquestré et torturé par les para du 1er Régiment de parachutistes étrangers à la villa Susini, incarcéré à Serkadji, à El Harrach, interné au camp de Beni Messous puis au camp de Lodi. Un temps séquestré dans une cellule voisine de celle d’Ahmed Akkache, dans cette même villa où il me fit une déclaration aberrante. Il avait alors oublié les recommandations du mouvement révolutionnaire. Mais j’aurai la discrétion de ne pas lui rappeler les propos qu’il m’avait alors tenus.



Par Cots

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Avis des lecteurs...

Le 7.07.2008 à 10h14
Ahmed Akkache, son attitude à l’égard du PCA et de ses militants européens

Salut.

"Rester fidèle à lui-même" vaut et signifie, à moins que les mots ne s’expliquent pas, rejoindre l’individualisme. Ce qui veut bien dire quitter l’idéal socialiste pour le soi, l’intérêt personnel. Ce dernier est aussi loin d’être l’intérêt national, comme ciel et Terre, puis même le contraire du collectif. Une sorte d’aller, les algériens disent changer de veste ou de chemise, au contraire du communisme !

A moins que la parole et les langues ne communiquent pas les idées avec la clarté qui est la leur.

Pour l’interviewé, certainement le mot égoïsme n’est pas de mise et est très dur, c’est plutôt une conversion. Il ne peut rester fidèle au communisme, du PCA qui relève d’une idéologie limpide dans et pour son universalité, puisqu’il l’a quitté. Un communiste est un militant de PC, à moins qu’il soit lunaire, c’est-à-dire vivant seul sur une planète. Nous avons souvent entendu des égarés se dire, toute prétention de s’accaparer un label marxiste, communistes sans appartenir à un PC. Un communiste est un militant affilié et non, je dirai un SDP (Sans Domicile Partisan).

D’ailleurs pour le cas de beaucoup d’algériens de générations différentes de celle de Mr. Akkache, avoir été membre du PAGS leur permet de s’accaparer (accaparement veut dire subtiliser) une référence, d’avoir un repère et une qualité comme une inscription de plus au CV personnel qui leur octroie la qualité d’avoir milité pour la démocratie. Permettez-moi de reprendre un adage de beaucoup de personnalités politiques émergées après l’historique octobre 88 dont nous fêtons cette année le 20ème anniversaire : « Ne pas être communiste quand on est jeune, c’est comme ne pas avoir de cœur. Le rester en grandissant c’est comme perdre la tête. Ne pas le trahir avant de mourir, c’est rater la porte du paradis ! »

A propos des algériens, communistes ou pas, d’origines diverses, il est question du projet de société et d’une question d’avenir. Celui qu’a imaginé le nationalisme libérateur n’est pas celui que préconise la Camorra qui a braqué, kidnappé et détourné le mythe et symbole « FLN » pour en faire un parti unique, dirigiste, autoritaire, générateur de corruption et fondateur des exclusions comme, de triste mémoire, l’article 120 qui ne permettait à un jeune algérien de ne pas être capitaine d’équipe de football de son village sans être membre de la Kasma où se partageait les rentes diverses : lot de terrain, kiosques, boutique, biens publics etc.

Il reste à construire une Algérie pluraliste. Comme tous les pays modernes, et non ultranationalistes comme arabes et qui ne sont pas les seuls. Lorsqu’on entend que des présidents –ou candidats à la présidence- des pays d’Amérique Latine sont originaires de France (Ingrid Betancourt) du Japon (Pérou, si j’ai bonne mémoire), du Liban (Carlos Mounaème), Obama (usa) etc… Et on ressent que ces pays sont, quelque peu démocratiques, en lien avec le développement et vont vers de radieux avenirs…

TEL EST LE PROJET DE SOCIETE NECESSAIRE A L’ALGERIE.

Ouvrir grande le retour de la diaspora : immigrés, pieds-noirs, descendants de Harkis (qui n’ont pas choisi la couleur de leurs yeux et encore moins leurs parents) et tous ceux qui veulent être algériens avec les idées de servir et de construire un pays, le leur, prospère… Oui ! Tant qu’un projet de société moderne avec une diversité ethnique, culturelle, multiraciale… Bannissant toutes formes de xénophobie, n’est pas appris au peuple algérien et qui le demande, notre pays continuera de tourner en rond, sans jamais trouver son salut. C’est le cas de Mr. Akkache qui ne veut plus être CAMARADE, et qui refuse de comprendre, car il le sait, que les militants communistes d’Algérie ET DU MONDE ENTIER ont le droit d’être d’origine autre qu’autochtone, parce qu’il y a des espagnols, des français, des italiens, des maltes… Henri Alleg est d’origine anglaise… Comme ils, ceux du PCA, ont des origines confessionnelles variées : musulmans, juifs, chrétiens, athées… EN FAIT SEUL LE PCA, comme le PAGS et actuellement le PADS… A PU AVOIR UNE TELLE VARIETE… LE COMMUNISME RECONNAÎT LES SIENS…

Donc seul le PADS est héritier du PCA et du PAGS.

Enfin permettez-moi de dire une chose -LA PLUS IMPORTANTE DANS CE POST... Tant que une RDN (Révolution Démocratique Nationale) ne vient couper avec le TOURNER-EN-ROND algérien, nous continuerons d’encaisser Intégrisme, Nationalisme étroit que Mr. (ex. camarade) Akkche a rejoint. Et nous continuerons de vivre l’intolérance, la violence, les désespoire de la jeunesse (Harragas), le manque de liberté aux femmes... Il nous faut UN VRAI CANADA SOCIALISTE EN ALGERIE !

Cordialement.

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Le 3.07.2008 à 08h55
Ahmed Akkache, son attitude à l’égard du PCA et de ses militants européens

De grace, il est grand temps que l’Algérie donne la place qu’il faudrait à ces Algériens dits " Européens"...le temps des déballages est nécessaire pour avancer et la reconnaissance envers toutes les personnes ayant aidé d’une façon ou d’une autre à l’indépendance, sacrée doivent être connus des nouvelles générations et des plaques de rue ,de places de monuents doivent être érigés au plus vite pour rattraper cette erreur indigne du peuble Algérien reconnaissant.Merci à El Watan de permettre ces échanges, constructifs.

répondre


Le 1er.07.2008 à 11h40
Ahmed Akkache, son attitude à l’égard du PCA et de ses militants européens

Oui, j’ai eu le plaisir de connaître ce grand homme, Ahmed Akkache. Je l’avais même admiré par moments pour ses démonstrations à la "socialiste convaincu" des années 60. Je l’ai également beaucoup apprécié pour son comportement respectueux des autres. Je l’ai enfin accepté au rang de mes préférés pour la simple raison qu’il fréquentait quelqu’un que j’ai vénéré comme un père : feu Yahia Briki, avec lequel j’ai eu le privilège de travailler comme administrateur civil au MTAS à la Direction du Travail et de l’Emploi (1968-69). Il est vrai qu’à cette époque j’étais jeune et j’admirais des gens tels que Mazouzi, mon ministre, et Oumeziane, le SG de l’UGTA et bien d’autres encore. Des amis comme Saadi Nouredine (Paris) et Anisse Morsli (Canada) s’en souviennent sans doute encore. Aussi, je tombe des nues sincèrement lorsque je lis de telles phrases à son sujet. Qui croire maintenant ? L’avenir nous le dira car, plus on avance dans le temps, plus la nature fait son travail et plus les langues vont davantage se délier. Un jour peut-être...saurons-nous la vraie vérité de l’histoire d’Algérie à laquelle j’ai personnellement participé (à Skikda, 1961-1962) comme un discret (à ce jour je n’ai jamais réclamé d’attestation) accompagnateur et releveur des cotisations au profit du FLN et, surtout, comme porteur de "couffins dangereux" sur ordre de mon père (Allah Yarhamou) aux ordres d’un certain "Hamidou ou Midou" lui même aux ordres de "Zighoud Youcef". Dieu Fasse retrouver l’unité (entre les gens du bien, quelle que soit leur couleur !) qui nous a permis de nous débarrasser du colonialisme ! Dr Saïd BOUMENDJEL -Annaba (Algérie)

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Le 1er.07.2008 à 06h19
Ahmed Akkache, son attitude à l’égard du PCA et de ses militants européens

Entre le droit ,le nationalisme et l’internationalisme le choix ne peut se faire par un véritable militant communiste :l’homme ou la femme veritablement engagé(e)dans un vision marxiste du monde est un tout . La conviction politique n’est pas saucissonnable à loisir . l’analyse faite à l’époque par le PCF a réellement mal apprécié la question nationale la liberté du peuple algérienne et qui disait qu’on devait attendre la libération de la classe ouvrière à l’echelle planétaire pour liberer l’Algérie du joug colonial, mais nombreux sont le camarades dits d’origine européenne qui n’ont pas suivi cette lecture mécaniste du matérialisme historique. Ces camarades avaient certainement assez souffert pour qu’aujourd’hui certains leur ajoute une couche . Que dire d’Henri Alleg militant plus nationaliste et plus engagé que ne l’ont été certains pseudo- moudjahidine .L’administration refuse aujourd’hui,honteusement, de délivrer la nationalité algérienne à son fils. A tous ces camarades quelle que soit leur origine je dis merci d’avoir été des frères et des Algériens à part entière

répondre
Ahmed Akkache, son attitude à l’égard du PCA et de ses militants européens

Que dire !? Des fois, il vaut mieux être sourd pour être muet. Entendre des insanités de ce genre laisse profondément perplexe. Cependant, je ne vais pas médire sur Ahmed AKKACHE. C’est une personne que je n’ai pas connue et peu entendu parler de lui.

Quand j’ai connu le PAGS, l’une des premières personnes qu’il m’est donné de connaître en dehors de la fédération de Tizi-Ouzou était Hamid BENZINE et j’estime qu’il était intègre, désintéressé et soucieux de l’avenir de son pays.

Par la suite, quand a été monté le comité de soutien "Les amis d’Alger républicain", j’ai eu la chance de découvrir profondément Henry ALLEG. Toujours actif pour la justice et la liberté.

Dans leurs dires, qui n’étaient pas que des paroles, ils n’ont jamais, à ma connaissance, porté un jugement sur un de leurs camarades pour le discréditer.

Hélas, en ces temps d’héroïsme "plumesque", chacun essaye de s’accrocher au train de l’histoire et passer à la postérité même en piétinant ses compagnons d’antan.

Internationaliste, Henry ALLEG ? Oui et profondément car il a bien compris le fond de l’injustice humaine qui sévissait et qui continue de sévir dans le monde et qu’il combat.

C’est cet internationalisme qui a fait que quand il a foulé la terre algérienne, il s’est dit : " Cette terre est ma terre, ce peuple est mon peuple, je dois combattre et souffrir pour eux et avec eux." et il l’a fait. N’a-t-il pas donné avant l’heure l’exemple de "l’intégration" ?

Ne vaut-il pas mieux que ces soi-disant nationalistes de passe-droits qui ne sont même pas foutus d’établir un état de droit ? Pourquoi le torturer une seconde fois !?

Ammar CHENANE.





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