Qu’il s’agisse d’hydrocarbures, d’agriculture, d’eau, d’énergie solaire ou éolienne, de tourisme saharien, etc., le Sud algérien est plein de ressources et de potentialités. Ce Sud qu’on ne cesse de solliciter est pris en bloc pour évoquer les avantages qu’il offre à la communauté nationale, il est parcellé quand il s’agit de développement. Le Sud est tout simplement méconnu et du coup porte encore en lui des disparités tant en matière d’occupation de l’espace, qu’en matière de développement et d’implantation d’infrastructures de base. Il a une population, certes, peu dense, puisqu’elle ne dépasse pas les 3,5 millions, mais qui est aussi variée que différente dans son occupation de l’espace saharien avec un facteur commun : une ingéniosité à s’adapter à son milieu. Le Sud est l’avenir. Il en a les atouts : son immensité, ses richesses, sa faible démographie, bref son ouverture à toutes les possibilités de développement et d’investissement, mais aussi les contraintes car les espaces immenses, les distances invincibles, le climat hostile, un certain appesantissement voire une résistance au changement, sont là pour nous dire que le Sud a plus besoin d’une stratégie de développement à long terme, que d’argent injecté dans un développement factice. Le sud est grand, il est différent, il est hétérogène, il n’est pas désert et encore moins statique.
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