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À l'ombre des ruelles de Sidi Bel Abbès

À l’ombre des ruelles de Sidi Bel Abbès

Coins de fraîcheur, pauses gourmandes et curiosités locales : alors que Sidi Bel Abbès accueillera, à partir du 2 août, le Festival du raï, profitez-en pour découvrir la ville sans craindre la canicule… La période des grandes chaleurs s’installe à Sidi Bel Abbès, l’humidité en moins. Mais avec des pics de température qui atteignent parfois les 47°C.



Ce sont les s’mayem (entre une semaine et quinze jours de canicule) que l’on redoute le plus ces jours-ci dans une région déjà enserrée entre les chaînes montagneuses du Tessala (nord-ouest) et du Dhaya (sud). Outre les s’mayem, la ville va recevoir à partir du 2 août des centaines de visiteurs de toute la région pour le festival du raï. Pour Abbès, le festival est synonyme de bonnes « affaires ». Un serveur saisonnier dans une crémerie du côté du Petit-Vichy avait prédit une légère accalmie sur le marché informel de change début juillet. « Ils (les festivaliers) ne viennent pas les poches pleines d’euros comme le font nos émigrés, mais c’est toujours ça ! » Ce sera essentiellement au stade du 24 Février que se tiendront les concerts.

Mais où partiront les visiteurs ? Quelles destinations prendront-ils entre deux concerts ? Généralement, c’est vers Sassel, Bouzedjar ou Terga, plages du Témouchentois, que les organisateurs orientent les festivaliers durant les rares moments de relâche, apprend-on d’un guide-interprète. Pourtant, la région recèle de nombreux sites touristiques ! Pas nécessaire d’aller loin pour s’en convaincre. La matinée, une virée au quartier El Graba s’impose. Il y règne encore une ambiance locale similaire à celle de Djama El Fna de Marakech. Dans ce qui est considéré aujourd’hui comme la vieille ville, les étroites ruelles invitent à la flânerie. Ses cafés maures proposent toujours du thé préparé à l’ancienne. Pour les gourmands, il ne faut surtout pas se priver de beignets, m’besses et autres m’ssemen une fois attablé à la terrasse du café le Bosphore. Pour une oxygénation maximale, destination le mont de Tessala. Cette petite chaîne de montagnes constitue un trait d’union entre les monts de Sebaâ Chioukh à l’ouest et les monts des Ouled Alia à l’est. Situé à 16 km au nord-ouest de la ville de Sidi Bel Abbès, le mont culmine jusqu’à 1000 m d’altitude et décline en se prolongeant vers le nord-est par djebel Bouhnèche à 922 m, au nord, jusqu’à 726 m au djebel Tafraoui.

L’air y est frais et pur. C’est l’endroit rêvé pour les randonnées pédestres. L’ascension du Tessala est agréable, mais tout de même éreintante. Il n’est pas rare de tomber sur des sources d’eau abondantes qui coulent toute l’année. La plus réputée est celle d’El Attouche. Vers l’est, Sfisef (voir encadré), l’un des rares sites de la wilaya classé patrimoine naturel vaut vraiment le détour. Encore plus à l’est, les ruines donatistes de Lalla Roba, au M’cid, qui font toujours l’objet de recherches archéologiques. La localité de Sidi Ali Benyoub (ex-Chanzy), située à 32 km au sud-est de la ville de Sidi Bel Abbès, est réputée pour ses nombreuses sources d’eaux naturelles. Les thermes de cet ancien camp romain, situé à 680 m d’altitude et où se trouvent Aïn (source) Kadour et Aïn Skhouna attirent, chaque week-end, de nombreux pique-niqueurs. Sinon, pour ceux qui préfèrent rester à l’ombre des ruelles de Sidi Bel Abbès, plusieurs châtelets sont à visiter. Parmi eux, le châtelet Bastide où Napoléon III séjourna en 1864, l’hôtel de ville et le château Lomet qui abrite aujourd’hui l’Ecole des beaux-arts.



Par M. Abdelkrim

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