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80% des cas arrivent à un stade avancé

Cancer du col de l’utérus

80% des cas arrivent à un stade avancé

Combien d’Algériennes se soumettent régulièrement à un examen gynécologique, notamment pour les frottis de dépistage pour détecter le papillomavirus, directement relié au cancer du col utérin ?



Après le cancer du sein, qui vient en tête, le cancer du col de l’utérus affecte 3000 algériennes par an, et 80 à 90% des sujets atteints sont à un stade avancé. Le cancer du col de l’utérus représente une importante cause de mortalité des femmes par cancer en Algérie. A l’origine de son développement, des lésions précancéreuses dues à des virus de la famille des papillomavirus (HPV 16 et 18). Grâce au frottis, il est possible de réaliser un véritable dépistage. Ainsi, les spécialistes ne cessent de rappeler que grâce à un suivi gynécologique régulier, ces pathologies féminines peuvent être dépistées tôt, et donc mieux soignées. Le sujet a été évoqué, jeudi dernier, lors des 16es journées de la Société algérienne de fertilité et de contraception et le 14e Congrès maghrébin de fertilité et de contraception. Le cancer du col est un des thèmes principaux de ces journées scientifiques, car il constitue, selon le Pr Bouzekrini, président de la Safec, « une de nos préoccupations et nous espérons que ce fléau disparaîtra de notre pays, grâce à la prévention et à la vaccination dont pourront bénéficier nos filles à l’instar des 114 pays dans le monde, dont nos voisins le Maroc et la Tunisie ». Il souligne que de nombreux cancers du col de l’utérus sont découverts tardivement, alors que c’est un cancer qui peut âtre évité avant de signaler que l’incidence de cette maladie est de 13 pour 100 000 femmes, et on enregistre 3000 nouveaux cas par an. « C’est ce qui est trop important et sa prise en charge est très lourde et coûteuse », a-t-il précisé, ajoutant que 50% des femmes meurent dans les 5 ans. Il mise sur la prévention qui ne peut être que l’unique moyen de faire baisser la courbe de ce type de cancers. Il parle de la prévention primaire qui consiste à introduire la vaccination contre le virus HPV, notamment le 18 qui est le plus fréquent et à l’origine du cancer du col de l’utérus. Il plaide pour l’introduction de ce vaccin en Algérie afin de protéger les femmes jeunes. A la question de savoir si le ministère de la Santé a enfin décidé de l’introduire dans le calendrier vaccinal, le Pr Bouzekrini affirme que cela dépend de plusieurs facteurs. « Les autorités algériennes sont en train d’étudier le dossier dans sa globalité en matière de coût, l’âge de la vaccination et quelles sont les femmes qui seront concernées ? Pour le moment, nous sommes à la phase d’étude, mais ce vaccin doit être à la portée des Algériennes, car le cancer du col peut désormais être prévenu.

Cette vaccination est recommandée chez les jeunes filles dès l’âge de 14 ans. Mais on ne doit pas perdre de vue que la prévention secondaire, qui consiste à faire des frottis, doit se faire en simultané, d’autant que les techniques se sont nettement améliorées. Avec le frottis en phase liquide, on arrive à faire le typage et à détecter la nature du virus ». Le deuxième thème de ces journées est la contraception qui connaît de nouvelles formes qui sont disponibles en Algérie. Le Pr Bouzekrini fait référence au système intra-utérin au lévonorgestrel. Quant à l’infertilité qui touche 10% de la population algérienne, le Pr Bouzekrini affirme que le centre national de prise en charge sera fonctionnel à partir de septembre prochain. La stérilité est aujourd’hui, selon le Pr Bouzekrini, autrement perçue. « Il n’y a pas que la femme qui est responsable. L’homme est plus touché que la femme », a-t-il insisté. Certaines professions, a-t-il ajouté (manipulation des produits toxiques et chimiques tels les engrais agricoles, le travail dans les usines disposant de fours à haute température, outre certaines maladies infectieuses) sont à l’origine de la stérilité chez l’homme, alors que chez la femme, on retrouve les affections de l’ovaire, du col de l’utérus et certaines maladies infectieuses qui sont en cause.



Par Djamila Kourta

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Avis des lecteurs...

Le 3.05.2009 à 21h31
80% des cas arrivent à un stade avancé

Je constate que les algeriennes n’aillent pas consulter un gynecologue que lorsque elles soient enceintes,et je trouve cela triste. Chez nous, au Canada, les filles se font vaccinees a l’ecole vers l’age de 14 ans contre le virus pappillon qui causent une bonne partie des cancers de l’uterus.

répondre


Le 3.05.2009 à 18h03
80% des cas arrivent à un stade avancé

c est comme tjrs l algerie a la traine des femmes meurent alors que cela peut etre evite et nous sommes au stade etude globale dont le cout vous pouverz mourir tranquille nous sommes en pleine phase d etudes nos voisins nettement moins nantis financierement ont ramene ce vaccin gardasil depuis deja deux ans au canada la vaccinations des jeunes filles est gratuite et generale nous on etudie tjrs parceque certains n ont aucun probleme pour se procurer ce vaccin les autres peuvent attendre alors que la constitution dit que la sante est un droit et la loi parle de prevention alors,

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Le 3.05.2009 à 11h42
80% des cas arrivent à un stade avancé

3000 nouveaux cas par an c’est énorme comme chiffre peut être il faut installer un système de dépistage obligatoire.

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