Transport urbain
La date butoir du 31 décembre 2008, signifiée aux 70 transporteurs, pour « procéder au changement de leurs véhicules ou de cesser l’activité en application de la décision du 941 du 27/10/2004 fait craindre le pire dans la corporation. »
En effet, dans une ultime tentative, le président de la section locale de l’organisation nationale des transporteurs algériens vient, dans une lettre à l’intention des autorités, expliquer les conséquences sociales sur au moins 210 personnes. Monsieur Mechtoune Abdelhamid, président de l’ONTA explique dans sa lettre au DRAG (Direction de la réglementation et de l’administration générale) qu’« aucune alternative n’a été concédée aux 70 transporteurs pour qu’ils consentent à changer leurs véhicules de marque J 9-Karsan, Peugeot, Renault-Trafic, Citroën et J5 ».
Bien plus, renchérit notre interlocuteur, « ils ne représentent que 20% du parc ». Le président de l’ONTA, dans sa quête de titiller la fibre sentimentale des responsables locaux, fait savoir que « sans cette activité qui fait nourrir près de 200 pères de famille », beaucoup d’entre les transporteurs n’ont aucune solution de rechange. Selon notre interlocuteur, « les pouvoirs publics pourront, à défaut, accorder des licences de taxis ou concéder des prêts pour l’achat de véhicules neufs ou, en dernier ressort, repousser l’échéance de trois autres mois pour que les concernés puissent trouver d’autres perspectives. »
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