Un nouveau projet voit le jour à Bouira
Il est certain qu’avec l’ouverture très prochaine de la maison de la culture de la wilaya, la vie culturelle, tant décriée ces derniers temps à Bouira, ne fasse un prodigieux bond en avant.
On jugera l’importance de ce projet faramineux par la superbe structure à laquelle il a donné le jour derrière le siège de l’APW, avec ses grandes colonnes, son superbe fronton et son escalier monumental. Considérée par le nouveau directeur, en l’occurrence Reghal Omar, comme un centre de rayonnement culturel, la maison de la culture comportera plusieurs ateliers embrassant toutes les activités artistiques. Elle comportera également une bibliothèque très riche équipée de rayonnages et d’une salle de lecture. Pour son équipement, une enveloppe de 6 milliards de centimes a été débloquée jeudi dernier. L’équipement en question consistera, selon le responsable de la direction de la culture, en siègerie, moquettes, micros et accessoires nécessaires au fonctionnement des ateliers qui seront développés au sein de cette structure. Afin de tirer la wilaya de son état léthargique profond, un autre projet d’égale envergure vient s’inscrire dans le même sillage. La création d’une annexe de la Bibliothèque nationale. Les conséquences de ces deux grands projets sur la vie culturelle de la wilaya mise en veilleuse pour on ne sait quelles raisons, se feront sentir de la façon la plus directe et la plus avantageuse qui soit. Alors vivement l’ouverture de la maison de la culture et d’une annexe de la Bibliothèque nationale pour le plus grand bonheur des amateurs d’art et de culture.
La Grève plane sur les élèves
Par ailleurs, quand, dans le climat morose qui règne dans le secteur de l’éducation, une épreuve de force n’oppose pas les responsables de la tutelle aux professeurs, elle dresse ces derniers contre leurs chefs d’établissement. Il est rare que le conflit ne débouche logiquement sur une paralysie totale de l’établissement concerné ou sur une action de rue. Ainsi, hier, au CEM Oualid Djoumblat de Aïn Bessem, pour dénoncer la gestion anarchique régnant au sein de l’établissement, les 47 professeurs ont, dès l’ouverture des portes des classes à 8h, refusé de rejoindre leurs cours. Imputant l’état actuel des choses aux responsables de l’établissement, ils ont conditionné la reprise des cours à leur départ. Une commission dépêchée sur les lieux par la direction pour s’enquérir de la situation a convié les représentants des parents d’élèves et des profs ainsi que les responsables de l’établissement à une rencontre avec le directeur de l’éducation. Au lycée Nasr Eddine M’chedelli, la situation n’est guère plus reluisante. Dans ce lycée, les conditions liées au chauffage et à la restauration, après avoir été vivement dénoncées par écrit auprès des autorités concernées, ont conduit à la fermeture de l’internat qui par ricochet a considérablement influé sur les cours. Les élèves pensionnaires refusent de s’y rendre dans ces conditions. Pourtant, d’après un communiqué parvenu, hier, à notre bureau et signé par les représentants des profs, il a été débattu à deux reprises (en septembre 2004 et en novembre 2005) de cette situation avec le directeur de l’éducation qui a pris des engagements à ce sujet. La démarche des professeurs visait à obtenir l’installation du gaz de ville pour faire fonctionner le système de chauffage et l’internat. Les engagements du DE n’ayant pas été tenus, la situation a refait surface deux semaines avant les vacances d’hiver, selon le même document. Les signataires craignent qu’en se prolongeant, cette situation n’aboutisse à quelque déplorable action de rue. Tout en mettant en garde contre de telles conséquences et en réclamant une commission d’enquête afin de situer les responsabilités, les professeurs mécontents soumettent la reprise du travail au règlement des problèmes à l’origine de la situation actuelle. Nous nous sommes rendus vers 13h à la DE, mais c’est pour apprendre par le planton que les deux responsables étaient sortis à 9h.
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