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3 Mai



La liberté de la presse risque d’être réduite à une peau de chagrin dans notre pays... Avec l’application de plus en plus sévère des dispositions répressives du code pénal relatives aux délits de presse, il y a lieu de craindre un rétrécissement grandissant du travail des journalistes. C’est le droit à l’information des citoyens - consacré d’ailleurs par la Constitution - qui est battu en brèche. Les peines de prison pour diffamation et les amendes très sévères décidées par les juges sur l’ensemble du territoire national sont devenues monnaie courante. Avec le maintien de Mohamed Benchicou en prison, les pouvoirs publics font preuve à l’égard de la presse d’une attitude sévère, qui n’est pas du tout celle de l’apaisement. Il est quand même très curieux de relever - alors que le discours officiel plaide pour le respect des principes démocratiques - l’existence d’un dispositif judiciaire traitant les affaires de presse d’un autre âge. Nous ne devons pas être fiers de figurer parmi les dernières dictatures au monde où un délit de presse peut conduire fatalement en prison. Les directeurs de journaux, qui sont également des gestionnaires d’entreprises, passent trois à quatre matinées par semaine dans les tribunaux. Si ce n’est pas du harcèlement, c’est quoi alors tout ce manège autour du travail des journalistes ? On ne peut pas honnêtement affirmer à la société algérienne que la liberté de la presse est une nécessité pour dénoncer les « déviations » et autres abus, corruption, bureaucratie et préserver un carcan administratif et bureaucratique qui l’empêche d’accéder à la recherche de la vérité. L’attitude des autorités est totalement incompréhensible. En maintenant coûte que coûte les relations entre la presse et le Pouvoir et la presse et la justice dans un bras de fer continu, qui d’ailleurs nuit à l’image de l’Algérie à l’étranger et qui épuise les journalistes et les éditeurs et les maintient dans un climat de tension permanent, les autorités donnent du grain à moudre aux organisations internationales des médias qui tracent un tableau sombre sur l’état de la liberté en Algérie. Ne peut-on pas espérer, alors que la machine économique donne l’impression de vouloir reprendre de l’élan avec les projections optimistes affichées par l’Etat, des ambitions plus grandes et plus généreuses pour la démocratie et la liberté de presse en Algérie ?



Par Omar Belhouchet

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La presse et Bouteflika

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Edition du 2 mai 2005

Lotfi Hajji. Président du Syndicat des Journalistes Tunisiens
Liberté de la presse

Edition du 21 mai 2005

Liberté de la presse en Algérie

Edition du 22 avril 2008

Les journalistes enfin dotés d’un statut
En attendant la dépénalisation du délit de presse

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