Archives ♦ édition du 12/09/2005
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Laissons l'histoire aux historiens.» Ces mots du Président actuel de l'Algérie indépendante, Abdelaziz Bouteflika, laisseraient à «l'avenir» de dire, si faire se peut, compte tenu des documents écrits aujourd'hui, ce qu'il en aura été de ce qui s'est passé ces quinze dernières années dites «noires», «de la barbarie», «de la haine» et au-delà de ces quinze dernières années, de ces autres années qui commencèrent à l'indépendance de l'Algérie, juillet 1962, à la suite d'une guerre et d'un référendum, et les années 1990 qui, en quelque sorte, sont l'aboutissement et le résultat d'une histoire politique qui, compte tenu de l'histoire événementielle - et non pas livresque, reconstruite par des «historiens-futurs-du-passé» - a débouché sur des affrontements sanglants, non plus simplement individuels, lâches, singuliers, mais aussi collectifs, de villages, de quartiers, de familles détruites ou disparues.
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