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Heurs et malheurs de la stratégie politique de Houari Boumediène

À propos des mémoires d’un Algérien, de Ahmed Taleb Ibrahimi

Heurs et malheurs de la stratégie politique de Houari Boumediène



- 1. Il y a deux catégories de mémoires, celles dans lesquelles l’auteur déroule le cours de sa vie et relate, par le menu, les activités successives qu’il a menées, évoquant aussi sa vie privée et/ou sa vie familiale. Il y a des mémoires où l’auteur se veut historien, non pas seulement des événements qu’il a vécus et ceux à l’élaboration desquels il a pris une part active, mais historien de l’histoire, au sens où il s’efforce de fournir au lecteur des grilles d’analyse du passé éclairées par le regard du présent.
- 2. Il n’est pas aisé de se prononcer sur la catégorie à laquelle se rattache le tome II des Mémoires du Dr Ahmed Taleb Ibrahimi (ci-après ATI), intitulé La passion de bâtir (1965-1978). Tantôt l’auteur privilégie les anecdotes, en revenant sur les nombreux moments passés en compagnie de Houari Boumediène (ci-après HB), tantôt, il se livre à une fresque de la politique suivie durant cette période, que ce soit sur le plan interne ou sur le plan international. L’invariant de ce tome II reste évidemment le président HB qui n’aura de cesse durant toute cette période de donner son impulsion à la politique suivie par l’Algérie entre juillet 1965 (date à laquelle ATI rejoint le gouvernement nouvellement installé) et septembre 1978 où le président HB tombe gravement malade.
- 3. La toute première impression qui ressort de la lecture des 446 pages de ce tome II, avant de découvrir les documents annexes que le Dr ATI a cru utile de sélectionner dans le souci de donner une perception plus objective de son récit ; ce sont les limites du volontarisme des bâtisseurs. La volonté d’un homme et d’une équipe (hélas restreinte) de mettre en place un Etat fort et contractuel ne suffit pas. Le projet de société le mieux conçu, le mieux élaboré reste en déshérence si les populations ou les groupes sociaux qu’il cible n’y adhèrent pas ou trop labilement. Si les appareils bureaucratiques finissent par se donner à eux-mêmes leurs propres fins en pervertissant la ligne politique élaborée dans les sommets de l’Etat.
- 4. Ayant abordé pratiquement tous les sujets de l’actualité politique, économique, sociale et culturelle de la période 1965-1978, au cours de laquelle il a été successivement ministre de l’Education nationale, puis ministre de l’Information et de la Culture, enfin ministre conseiller à la présidence de la République, il n’est pas un seul domaine clé de l’action du gouvernement algérien, conduite par HB qui n’ait été l’objet d’un traitement averti de la part de ATI.
- 5. Il s’en faut de beaucoup cependant que l’ancien ministre de HB soit toujours convaincant dans ses explications ou précis dans sa relation des faits. Comme il le dit lui-même, dans son avant-propos, le tome II de ses mémoires « ne se veut nullement une biographie de (HB) ou une histoire de l’Algérie durant 13 années ». Il n’empêche. D’avoir détenu le record de longévité ministérielle (ministre sans interruption de 1965 à 1978, il sera confirmé par Chadli au poste de ministre-conseiller jusqu’en 1982 où il succède au défunt Mohamed Seddik Benyahia comme ministre des Affaires étrangères), d’avoir eu l’oreille de HB pendant deux années (qui furent très riches en événements de toutes sortes), d’avoir concocté nombre de documents officiels de première importance dont il était un des rares à connaître la genèse, et enfin d’avoir représenté l’Algérie à l’étranger, en de nombreuses circonstances, on peut estimer que globalement l’auteur n’en a pas dit assez et qu’il passe trop vite sur des événements importants. Il nous semble qu’il a occulté un certain nombre de faits qui auraient davantage guidé le lecteur dans sa recherche aussi bien des motivations du principal architecte du processus décisionnel (à savoir HB) que de celles de l’auteur lui-même qui se défend (cette fois-ci en emportant facilement le conviction) d’avoir été un thuriféraire de HB, encore moins un courtisan obnubilé par les apparences du pouvoir et ses apparats.
- 6. Outre l’avant-propos, le tome II comporte quatre parties. La première traite de l’activité de ATI comme ministre de l’Education nationale (juillet 1965-1970), la deuxième de son action à la tête du ministère de l’Information et de la Culture (1970-1977) ; la troisième de son rôle de ministre-conseiller du président de la République (1977-1978). Le récit est ponctué par 14 annexes qui restituent le contexte historique des événements traités.
- 7. Les contraintes journalistiques du compte rendu sont telles que nous nous contenterons dans les lignes qui suivent d’aborder uniquement les questions de politique interne et de laisser pour une étude ultérieure les aspects de politique internationale. Mais, même limité à la politique interne, il conviendra de faire un choix, nécessairement arbitraire en privilégiant certains points.
- 8. Ces choix sont les suivants : arabisation, identité nationale, révolution agraire, marge de manœuvre de HB sur le plan interne, la torture et les assassinats politiques, enfin la maladie de HB.

Sur l’arabisation

- 9. C’est essentiellement au nom de la langue arabe (langue du Coran) et de l’Islam que le FLN-ALN a pu mobiliser les masses populaires dans son combat contre le colonialisme. Là s’arrête le caractère sacro-saint de la langue arabe.
- 10. Il est peu contestable que ATI a arabisé l’enseignement avec la bénédiction de HB. Il n’est pas sûr en revanche que ce dernier ait approuvé la démarche utilisée et ait été parfaitement instruit des obstacles à la concrétisation de cet objectif ultime. Restaurer la personnalité algérienne, mise à mal par 132 ans de colonialisme, ne donnait pas quitus aux responsables algériens de l’indépendance d’imposer urbi et orbi la langue arabe comme seule langue officielle et nationale. Il est difficile pour quiconque s’intéresse au passé de l’Algérie de réduire son identité nationale à la langue arabe, sauf à récuser l’ensemble des apports linguistiques et culturels qui ont profondément marqué les représentations symboliques des Algériens et nier la prééminence, si ce n’est l’exclusivité, de l’usage du berbère dans nombre de régions d’Algérie dans lesquelles vivent les autochtones les plus anciens de ce pays.
- 11. On est d’abord surpris de ce que ATI cherche à imputer aux dirigeants du mouvement national la volonté d’unifier la société algérienne alors que celle-ci est formidablement hétérogène sur le plan culturel, par l’imposition de la seule langue arabe. On se demande pourquoi. Le sujet étant trop vaste et exigeant de longs développements, on ne peut ici que simplifier en citant quelques uns des obstacles objectifs à une arabisation au pas cadencé.
- a) La diglossie très profonde (beaucoup plus profonde qu’au Maroc et en Tunisie) qui caractérise la situation linguistique de l’Algérie ;
- b) l’espace sémantique de la modernité est porté essentiellement par la langue française que pratiquent largement les élites intellectuelles, économiques et sociales du pays ;
- c) l’optique du monolinguisme constitue une vision régressive puisqu’elle substitue arbitrairement une langue à une autre, alors que l’optique du bilinguisme inaugurée sans succès par Mostefa Lacheraf, à partir de 1977, et désirée vainement par Abdelkrim Benmahmoud en 1970 permettait à la langue française de conserver son rôle de « langue d’appui et d’ouverture » (G. Guillaume) ;
- d) le pluralisme culturel de la société algérienne est une exception dans l’histoire des sociétés, au sens où il met, de fait, en compétition, une langue occidentale et une langue d’origine chamito-sémitique, compétition d’autant plus exacerbée que chaque langue est porteuse de valeurs culturelles qui tendent à l’exclusion de celles de l’autre ;
- e) la langue arabe n’est ni la langue de la promotion sociale ni celle de la réussite scolaire, encore moins celle de l’emploi, comme le prouve abondamment la situation de notre pays depuis 40 ans. Une arabisation à outrance de l’enseignement qui aboutit à la segmentation des élites intellectuelles et au déclassement social de ceux et celles qui ne maîtrisent qu’elle seule, ne mérite pas l’approbation.
- 12. ATI est sans doute assez éloigné de la vérité lorsqu’il prétend qu’il n’y avait pas volonté de la part de HB de remettre en cause l’arabisation. Braquer le projecteur sur le seul Lacheraf que ses maladresses et son tempérament direct ont pu desservir auprès des fonctionnaires de l’éducation nationale n’est pas de parfaite rigueur. M. Lacheraf avait reçu mandat, en 1977, et même un chèque en blanc de la part de HB, pour démanteler l’arabisation et mettre en place une véritable politique de l’éducation censée redonner au bilinguisme ses lettres de noblesse. Que cette entreprise fût titanesque, compte tenu des effets pervers déjà produits par une arabisation à marche forcée est une chose. Mais, imputer au seul Mostefa Lacheraf l’infléchissement d’une politique dont ATI aura été le principal artisan est autre chose qui n’est pas conforme à la vérité historique. ATI reconnaît que HB était un visionnaire. C’est d’abord parce qu’il était lucide sur l’impact d’une arabisation généralisée à moyen terme que HB décida d’y mettre un terme. Ensuite, c’est parce qu’il était soucieux de préparer les générations futures à relever les défis de la technologie et du savoir que HB décide, non point de ravaler la langue arabe à un niveau inférieur mais de la placer en concurrence avec d’autres langues étrangères qui permettent l’acquisition et le développement des connaissances scientifiques. Parmi ces langues, il y avait le français que HB ne voyait peut-être pas avec les mêmes yeux que Kateb Yacine (« un butin de guerre ») mais qui était très largement pratiqué dans tous les secteurs en développement dans notre pays. 13. S’agissant de Abdelkrim Benmahmoud, l’ancien ministre de l’Enseignement primaire et secondaire (1970 -1977) ne peut en aucune manière être considéré comme un contempteur de l’arabisation. Universitaire distingué, parfait bilingue, homme de culture et de savoir, il ne peut être suspecté de ce chef. En revanche, il était hostile à une arabisation non scientifique et de type populiste, s’en ouvrant clairement sur ce point à HB qui finit par se rendre à son argumentaire en désignant M.Lacheraf, comme ministre de l’Enseignement fondamental en avril 1977.

Arabisation et identité nationale

- 14. Du fait d’une histoire tumultueuse, la conscience nationale algérienne s’est forgée de façon inégale aussi bien parmi les groupes sociaux qu’entre différentes régions du pays (V. par exemple mouvement culturel berbère en 1980). En Algérie, pour des raisons historiques, c’est l’Etat qui fait la nation et non la nation qui fait l’Etat. Pour HB, le jacobinisme linguistique revendiqué par ATI, qui dérive en droite ligne de la doctrine de l’Association des oulémas, n’était pas consubstantiel de l’unification linguistique immédiate, donc improvisée, du pays (cette nécessité constituait un objectif à plus long terme).
- 15. L’identité algérienne, on ne le dira jamais assez, n’a pas de caractère structurant en raison des pesanteurs de l’histoire et du poids de la colonisation française. Il s’agit d’une identité plurielle qui s’abreuve à plusieurs sources : arabo-berbère, islamo-berbère, méditerranéenne, berbéro-africaine, berbéro-saharienne, maghrébine et bien évidemment algéro-française (à condition d’admettre que 132 ans de colonisation, même si relativement peu d’Algériens ont été francisés durant cette période, a puissamment contribué à forger la personnalité algérienne jusqu’à ce jour). Comme le dit, de façon exquise, Th. de Montbrial, « l’identité d’une chose, c’est la chose en soi, indésignable et incernable » (Cf. Il est nécessaire d’espérer pour entreprendre — Penseurs et bâtisseurs, Editions des Syrtes, Paris, 2006, p.284). Chaque Algérien porte en héritage l’album identitaire de ses parents et de ses ancêtres. Au lendemain de l’indépendance, aucun Algérien n’avait vocation à choisir une identité particulière parmi les nombreuses dont procédait sa personnalité. Le citoyen algérien était parfaitement capable d’assumer ses identités multiples. Et au fond, chaque Algérien possède une identité qu’il assume plus ou moins bien, en fonction de ses origines sociales, de la génération à laquelle il appartient, de son niveau d’éducation, de sa connaissance du monde. En 1962, paradoxalement, les Algériens étaient davantage capables de réaliser la synthèse de leur identité plurielle que ce n’est le cas aujourd’hui ou même il y a 20 ans. A partir de 1977 (il était peut-être, déjà, trop tard), HB comprend que plusieurs groupes linguistiques sont capables de coexister dans une seule unité politique (V . le chef-d’œuvre d’analyse politique de Th. de Montbrial, L’action et le système du monde, Puf, 2e édition, 2008). La divergence profonde que ATI avait avec HB, mais sur laquelle il ne s’explique guère, est que pour ATI, toujours fidèle en cela aux prescriptions de l’association des oulémas, l’Algérie constitue une vaste communauté animée d’une âme collective qui a vocation à s’exprimer par la langue arabe et la religion musulmane.

Sur la Révolution agraire (RA)

- 16. Il est permis de s’étonner de la minceur des développements consacrés par ATI à la question de la RA qui constituait, pourtant, l’axe fondamental de la politique économique et sociale de HB. Les arguments de ATI contre la RA ne pouvaient convaincre HB ni à renoncer à cette grande œuvre ni à en infléchir le cours avant d’en avoir fait le premier bilan. Aucun expert économique de l’époque n’avait pu émettre des objections dirimantes à l’encontre du modus operandi de la RA, approuvée par tous les économistes, géographes, sociologues et historiens. ATI fait, à mots à peine couverts, grief aux concepteurs de la RA d’avoir encouragé certains des travers des fellahs algériens. Mais HB n’a jamais recommandé aux fellahs de veiller devant leur poste de TV, de se lever à 11 heures du matin et de passer le reste de la journée à jouer aux dominos dans les cafés. Pour autant, instruit par l’échec des réformes agraires menées dans d’autres pays, HB considérait que l’amélioration substantielle des conditions de vie matérielles des paysans était la condition sine qua non de l’augmentation des rendements et de la productivité dans le monde rural. Qu’il se fût mépris à propos du degré d’adhésion des fellahs et de la loyauté de l’administration et de l’appareil du FLN à son ambition de réhabiliter historiquement la paysannerie n’est plus guère contesté aujourd’hui. Mais à l’époque, aucune école n’avait pu avancer un argumentaire convaincant soit en faveur du statu quo, soit en faveur de réformes seulement partielles et ponctuelles du monde rural.

Marge de manœuvre de Boumediène sur le plan interne

- 17. ATI ne prononce pas une seule fois les mots clan et faction. Il évoque deux ou plusieurs membres du Conseil de la Révolution que réunissait conjoncturellement leur hostilité à l’auteur. ATI aurait pourtant donné une présentation plus conforme à la réalité politique s’il s’était davantage appesanti sur le jeu des clans et des factions qui dominaient l’appareil d’Etat. HB avait toujours cherché, notamment après avoir renversé Ahmed Ben Bella, à s’affranchir de l’influence délétère des clans et des factions pour nouer une relation directe avec les forces vives de la nation et conclure avec elles un véritable pacte social. Celui-ci aurait été le prélude à la modernisation politique de la société (nous n’osons dire sa démocratisation au sens libéral du terme, car tout processus historique est constitué d’étapes dont les acteurs doivent respecter le temps de maturation).
- 18. HB voulait édifier des institutions solides, inculquer les valeurs de service public et le sens de l’Etat aux générations montantes. Il abhorrait les affairistes et les prévaricateurs, mais avait compris, à partir de 1977, qu’il fallait restructurer le secteur public, mettre en place un tissu de PME/PMI et libérer les initiatives. Toutefois, il subordonnait l’ouverture économique de l’Algérie à la consolidation préalable des institutions publiques, afin que celles-ci ne fussent pas tentées par la collusion avec les puissances de l’argent. L’erreur de HB a été sans doute, comme le laisse du reste entendre ATI, de croire qu’il disposait devant lui de nombreuses années encore pour accomplir l’aggiornamento indispensable de la société algérienne.
- 19. Si HB n’a jamais prêté une oreille très attentive aux tenants de la thèse libérale qui imputaient à « la voie de développement socialiste », les échecs de la société algérienne, ce n’est point parce qu’il ne croyait pas aux vertus de l’économie de marché. C’est en raison de sa conviction que les apôtres du libéralisme ne songeaient qu’à dépecer le secteur économique d’Etat en rêvant d’instaurer un capitalisme sauvage qui eût été encore plus implacable à l’égard des salariés et des couches modestes que ne le fut le capitalisme colonial.

Sur la torture et le respect des droits de l’homme

- 20. ATI présente HB comme un homme au tempérament doux, profondément humain et d’une grande sensibilité. Tous ceux qui ont bien connu HB le confirmeront. Il pouvait même verser dans la sensiblerie à l’évocation de certaines phases tragiques de la révolution ou des épreuves qu’il avait endurées à titre personnel.
- 21. Un homme qui présente un profil psychologique de ce type peut-il ordonner la pratique de la torture ou cautionner les atteintes aux droits de l’homme ? Aurait-il accepté de s’ouvrir, en toutes circonstances, à un humaniste comme ATI, qui avait lui-même souffert de la torture sous Ben Bella ? Ceci paraît peu probable, même s’il est vrai que la personnalité de HB tenait aussi du baroque et la complexité de ses réactions souvent déconcertantes. Toujours est-il que HB donne des ordres très précis pour que la torture, alors assez largement pratiquée, cesse. ATI ne dit pas qu’à partir de 1977, année décidément fondatrice pour qui s’intéresse au fond des choses, la pratique de la torture se fait de plus en plus rare, dès lors que HB prend directement en charge ce cancer des régimes autoritaires.
- 22. Sur les assassinats politiques, il est utile pour l’histoire de procéder à quelques mises au point. ATI confirme que A. Medeghri (qui fut un homme d’Etat) s’est suicidé après une grave dépression nerveuse. L’éminent praticien de la médecine qu’est aussi le Dr ATI aurait pu ajouter que l’ancien ministre de l’Intérieur souffrait d’une psychose maniaco-dépressive dont l’issue la plus fréquente, lorsque le mal n’est pas traité en profondeur, est le suicide. HB a-t-il commandité l’assassinat de Mohamed Khider et celui de Krim Belkacem ? Il est permis d’en douter. Ce n’était pas dans les principes de HB de décréter l’élimination physique d’opposants politiques, s’agissant de surcroît de personnalités historiques avec lesquelles il cherchait à reprendre langue. En revanche, il avait été attenté à plusieurs reprises à la vie de HB et il est vraisemblable, dans le cadre d’un règlement de comptes auquel il était résolument étranger, que telle ou telle personnalité influente et zélée ait pris la décision de liquider Khider et Krim. HB a-t-il ordonné l’exécution en décembre 1967, du colonel Saïd Abid, alors commandant de la 1re Région militaire ? Là encore, c’est peu probable. HB avait beaucoup de considération et de respect pour ce moudjahid de la première heure qui réunissait, comme l’écrit ATI, de grandes qualités : le sens de l’Etat, le courage physique, la probité, une grande intelligence et une non moins grande capacité de travail. Il est plus que vraisemblable (ce que pourrait confirmer le colonel Tahar Zbiri) que Saïd Abid, qui exécrait ce qu’il est convenu d’appeler les Déserteurs de l’armée française (c.a.d les DAF), voyant en eux (à tort ou à raison, il importe peu à ce stade) un risque de remise en cause de l’indépendance de l’Algérie, ait été « suicidé » par deux DAF, aujourd’hui disparus. C’étaient ceux-là mêmes qu’il visait, en premier, lorsqu’il ne cessait d’interpeller HB, appuyé en cela par le colonel Tahar Zbiri, pour qu’il ne promût pas, au sommet de l’Etat, d’anciens serviteurs de l’armée coloniale. HB était trop humain pour prendre la décision d’éliminer physiquement qui que ce soit, fût-il son pire ennemi. Abdelaziz Zerdani qui fut son ministre du Travail pourrait témoigner de la mansuétude dont le gratifia HB à propos de l’affaire Zbiri dans laquelle il était pourtant notoirement impliqué. Mais HB savait que A. Zerdani était un authentique patriote, un homme de conviction, de principe et d’honneur. Les méthodes de HB étaient souvent autoritaires mais toujours éclairées ; dans le contexte de l’époque, il était légitime qu’elles le fussent, l’Algérie ayant besoin d’ordre, en raison de la gestion chaotique des années 1962-1965. De là à ce que HB recoure à l’assassinat politique, il y a un pas que beaucoup, avec désinvolture, légèreté ou plus probablement ignorance, se sont permis de franchir.

La maladie du président

- 33. ATI décrit l’évolution de la maladie de HB ainsi que les diagnostics successifs dont les premiers semblent erronés. Mais, à aucun moment, ATI ne confirme que HB était atteint d’une leucémie lymphoïde chronique (LLC) d’un type particulier, ce qui pour le lecteur semblera paradoxal à un double titre : au titre de la proximité immédiate de ATI du président HB dans les dernières semaines de sa vie et au titre de sa qualité de médecin ayant préparé jadis l’agrégation d’hématologie (V. tome I des Mémoires de ATI).
- 34. Né en 1932 (du moins s’agit-il de la date officielle), HB aurait été atteint de la maladie de Wadenström, à 46 ans, si ce n’est avant, dès lors qu’entre le déclenchement du processus malin et l’apparition des premiers symptômes, une assez longue période peut s’écouler. Or, il est rare que cette maladie frappe les sujets de moins de 60 ans, a fortiori les quadragénaires. Il est vrai cependant que le professeur Wadenström lui-même, puis le professeur Monsallier (Hôpital Cochin de Paris) ont confirmé ce diagnostic. Le grand hématologue français, le regretté professeur Jean Bernard, a expliqué dans le Sang des hommes que la maladie de Wadenström est 10 000 fois plus fréquente chez les chefs d’Etat que dans la population générale et qu’il existerait une relation entre l’exercice du pouvoir et la maladie de Wadenström. Celle-ci surviendrait notamment, lorsque les capacités physiques et intellectuelles sont surabondamment sollicitées, ce qui était indéniablement le cas de HB. A partir de 1973, le président algérien est présent sur tous les fronts et s’implique dans tous les aspects de la gestion politique du pays. De 1976 jusqu’à sa maladie, HB accumule contrariétés, déceptions, colères, ressentiments. L’échec de la RA, les engagements non tenus de B. Abdesslam, l’échec de la mission confiée à M. Lacheraf de rétablir le bilinguisme, le pourrissement du conflit au Sahara-Occidental, la trahison du Mauritanien Ould Daddah, constituent autant de crève-cœur qu’il peut d’autant moins dominer qu’il se sent désormais seul face à son destin. Dans les discours qu’il prononce au cours du deuxième semestre de 1977 et du premier semestre 1978, il laisse éclater son chagrin, interpellant çà et là les travailleurs de la RSTA qui n’entretiennent pas leurs bus, la bureaucratie et le FLN qui ont saboté la RA (il n’ose pas s’en prendre directement aux fellahs de crainte de s’aliéner durablement les autres groupes sociaux), aux compagnons de route qui s’enrichissent scandaleusement, etc. Les motifs d’un désappointement généralisé sont en effet très nombreux.
- 35. Pour autant, il faut se garder d’exclure d’autres hypothèses au sujet de la maladie de HB. Il est troublant, et en cela le silence de ATI est profondément insolite, que le diagnostic de la maladie de Wadenström ne se fît qu’après que HB fût entré dans un coma dépassé, le 18 novembre 1978. Est-il normal, tout d’abord, que les symptômes d’un cancer de la vessie aient été assez longtemps confondus avec ceux d’une leucémie lymphoïde chronique ? Est-il normal que l’on n’ait pas soumis HB à une électrophorèse des protéines, mesuré la viscosité du sang, procédé à une analyse des différents éléments cellulaires de la moelle osseuse et que l’on ne se soit pas assuré de la présence d’une macroglobuline spécifique dans le plasma, explorations rituelles auxquelles on soumet les personnes chez qui est suspectée une leucémie ? Pendant deux mois, un président de la République a été livré à des charlatans, alors qu’il avait le privilège d’avoir, tout proche de lui, un hématologue potentiel. Autres signes troublants : la durée de la maladie a été anormalement courte pour une LLC, alors que la caractéristique principale de cette maladie est son évolution, très lentement progressive et les nombreuses périodes de rémission qu’elle accorde au patient (jusqu’à 5 ans). Le pronostic n’est jamais immédiatement désespéré (encore que toujours sombre). L’issue est toutefois foudroyante lorsque le malade entre en septicémie.
- 36. Le sang de HB a-t-il été empoisonné ? Déjà, dans les années 1970, les services de sécurité de certains pays disposaient des moyens de subvertir un empoisonnement du sang, de sorte qu’il présente les apparences symptomatiques d’une leucémie ou d’un lymphome malin non hodgkinien, (proche d’une leucémie lymphocytaire). Par qui HB a-t-il été empoisonné ? Où ? Quand ? Deux hypothèses sont à retenir. Si HB a été empoisonné, il s’agissait moins pour ses assassins d’éliminer un chef d’Etat encombrant que pour le punir de son arrogance à propos du conflit israélo-arabe et du conflit du Sahara-Occidental. HB était trop isolé en 1978 pour constituer encore une menace pour quelque intérêt que ce soit. En Algérie même, sa crédibilité personnelle déclinait. Autre hypothèse : sachant que HB s’apprêtait à changer de cap, sans pour autant consentir à aller à Canossa, il ne fallait pas lui permettre de redorer son blason et de se refaire une virginité sur un terreau qu’il avait largement marqué de son empreinte.

- 1) - (Tome II- La passion de bâtir - 1965-1978, Casbah Editions, 2008)

L’auteur est universitaire, ancien professeur à l’ENA



Par Ali Mebroukine

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Avis des lecteurs...

Le 23.08.2008 à 16h34
Heurs et malheurs de la stratégie politique de Houari Boumediène

Ça sera intéressant de lire ces livres avant d’aller comme certains le font dans ce blog avec des commentaires indignes. Les auteurs comme ATI et Mustpaha Lacheraf dont j’ai eu le plaisir de lire les livres sont des vrais témoins d’une époque de la construction de l’Algérie , il faut tout de même avoir une vue critique de cette période, mais aussi reconnaitre les différents acquis comme l’enseignement gratuit , si j’écris dans ce blog , c’est grâce à des Hommes comme HB qui ont essayé d’édifier un état moderne , certes il n’a pas eu le temps de concrétiser son rêve et les aspirations du peuple , mais ces acquis sont la toujours et il faudra revenir sur cette période et les autres aussi pour mieux éclairer notre avenir et reconstruire notre pays.

Alors, j’invite les algériens à lire les livres d’ATI de Mustpaha Lacheraf , car se sont de vrais références et témoignages de vrais intellectuels algériens et non des moindres.

A bon entendeur Salut

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Le 8.08.2008 à 02h44
Heurs et malheurs de la stratégie politique de Houari Boumediène

on assassine des grands hommes pour des raisons stratégique et d’intérées clanique ! et on trouve toujours une lumière pour nous pondre des mémoires et qui ce permette d’impliquer même la mémoire de nos héros assassinée le président houari boumédienne qui a eu le courage de nationalisée le pétrole et non de le bradée si vous voyée ce que je veux dire je parle d’orascom en sachant que les français étais encore en algérie pour le pétrole et leurs essais nucléaire jusqu’en 1970 c’est a dire après l’indépendance ! c’est grave qu’es que l’ont va nous écrire sur feu mohamed boudiaf "paix a son âme" ? qu’il voulais s’en mettre plein les poches sur le dos du pays ! apparemment rien ne les arrêtes c’est très grave !!! soyons sérieux le quai d’Orsay a paris connais la musique et cela depuis l’indépendance forcément c’est eux qui tire les ficelles sans parlée des déserteur de la DRS les "services de sécurité algérienne" qui vendent la mèche contre l’asile politique ! sa il faut l’écrire et le dire !

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Le 31.07.2008 à 17h34
Heurs et malheurs de la stratégie politique de Houari Boumediène

arreter monsieur de nous raconter des bobards qui ne servent à rien du tout....oust....ce ne sont plus les années où vous avez épaulé un dictateur votre temps et révolu monsieur rester tranquille...... !vous vous n’avez meme la courage meme de dire quoi que se soit......un caniche restera malgès tout un caniche jusqu’a sa mort.... !

répondre


Le 19.07.2008 à 16h19
Heurs et malheurs de la stratégie politique de Houari Boumediène

De Saida, la réponse à celui qui croit tout savoir. Dans son dernier livre et pour les besoins de son commerce politique.Taleb Ahmed s’est permis de tenir des propos mensongers et outrageants à l’égard de Feu Medeghri Ahmed.Parler en ces termes d’une personne qui n’est plus de ce monde, quelle humilité ! Le fils du cheikh a-t-il oublié le hadith du prophète, que le salut et la paix soient sur lui, qui dit "dites du bien de vos morts". Il est vrai qu’un vase déborde de ce qu’il contient, mais voler ci bas en politique et prétendre à la magistrature suprème est plus qu’une insulte aux martyrs de la nation, à sa famille et ses amis. Mr ATI,qui n’était ni un proche, ni un ami, ni le médecin traitant de feu Medeghri, comment a-t-il osé avancer des "certitudes" sur son état de santé et sur les causes de sa mort, alors qui n’était concerné, ni de près ni de loin, par un événement tragique qui a endeuillé tout un pays.Que tout le monde le sache, Ahmed Medeghri,n’a pas mis fin à ses jours. U ne main traitresse et criminelle lui a ôté la vie à la fleur de l’âge et il n’y a que dieu tout puissant qui sait dans quelle circonstances,tout cela s’est produit.Mais viendra le jour où le peuple algérien connaîtra la vérité.Qu’on le laisse reposer en paix et qu’on épargne à sa famille, qui a beaucoup donné à ce pays,d’autres épreuves douleureuses. Lorsqu’on a un tant soit peu de dignité, on ne règle pas ses comptes avec les morts, un proverbe bien connu chez nous dit"le feu produit des cendres".Feu BACHIR Ibrahimi doit se retourner dans sa tombe.Quelle infamie ! Ahmed Medeghri était un homme hors du commun dans la classe politique algérienne.Il était le seul à avoir le courage de ses opinions,il ne craignait personne et disait la vérité à tout un chacun.Taleb Ibrahimi,en sait quelque chose, lui dont le passé patriotique, n’est pas aussi glorieux, qu’on veuille bien nous le faire croire et dont le présent manque assurément de visibilité.Il doit balayer d’abord devant sa porte et gagnerait à se taire avant de chercher à tenir la mémoire d’un homme qui a marqué des générations, notamment par son intélligence, son patriotisme, son dévouement, sa loyauté et sa rigueur dans le travail. La famille Medeghri ne cherche à croiser le fer avec personne .Ne cédons pas à la colère, aux âmes bien nées, le clin d’oeil suffit.Les personnes de notre génération toutes résponsabilités confondues doivent faire comme Jason "Retourner plein d’usage et raison, vivre entre ses parents le reste de son âge".

LA FAMILLE MEDEGHRI DE SAIDA ET D’ORAN.

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Heurs et malheurs de la stratégie politique de Houari Boumediène

L’ancien ministre de l’Intérieur de Houari Boumédiène, Ahmed Medeghri, se sentait menacé et en aurait fait part à l’une de ses connaissances. C’est Hocine Aït-Ahmed qui le dit dans un de ses derniers textes. Invité à rédiger une nouvelle préface pour la réédition d’un des livres, « L’Affaire Mécili » (La Découverte), le chef du FFS y rapporte la teneur d’une discussion qu’il a eue avec Claude Julien, l’ancien directeur du « Monde Diplomatique ».

Quelques jours avant sa disparition tragique, le 10 décembre 1974, le ministre de l’Intérieur et membre du Conseil de la Révolution avait appelé Claude Julien au téléphone. Motif de la communication : annuler un rendez-vous déjà convenu entre les deux hommes. A en croire le témoignage d’Aït-Ahmed, Claude Julien - patron du mensuel parisien de 1973 à 1990 - devait se déplacer incessamment à Alger à l’invitation du ministre de l’Intérieur. Les deux hommes « étaient en contact étroit », selon le leader du FFS.

« Une semaine avant ce voyage, Medeghri l’appela au téléphone pour annuler » le rendez-vous, selon Claude Julien, cité par Aït-Ahmed. Le ministre aurait précisé à son interlocuteur au bout du fil qu’il se sentait « vraiment menacé ».

Selon le leader du FFS, le directeur du « Monde Diplomatique » lui a également « confirmé » que Medeghri était « opposé à la première charte nationale des années 1970 et préconisait l’élaboration démocratique d’une constitution ». Officiellement, les projets de charte nationale, de constitution et d’un échéancier électoral avaient été évoqués pour la première fois en juin 1975. Dans un discours à l’occasion du 10e anniversaire du « redressement révolutionnaire » - intitulé officiel de l’éviction de Ben-Bella-, Boumédiène s’était engagé à lancer un chantier institutionnel pour fermer la parenthèse du Conseil de la Révolution. Ministre de l’Intérieur de Ben-Bella avec lequel il a eu maille à partir - son limogeage était prévu à l’été 1965-, Ahmed Medeghri avait fait partie du Conseil de la Révolution de sa proclamation jusqu’à sa mort.

Ministre jouissant de toutes ses prérogatives préfectorales, il avait été, entre autres missions, l’artisan des premiers découpages territoriaux de l’après-indépendance. Plusieurs programmes spéciaux en faveur des wilayas - entre autres Tizi-Ouzou, Saïda, le Titteri (Médéa)- avaient été lancés durant cette période. Ahmed Medeghri est mort à son domicile à Hydra. Le communiqué officiel diffusé sur les téléscripteurs de l’agence APS avait parlé d’un « décès accidentel ». La crédibilité de cette version avait été remise en cause par de nombreuses sources algériennes, y compris dans les allées du pouvoir.


Heurs et malheurs de la stratégie politique de Houari Boumediène

Le défunt Ahmed MEDEGHRI est le symbole de la wilaya de SAIDA connu par son parcours bien glorieux nul ne peut nuire à sa réputation et même Mr Hocine Ait Ahmed à écrit sur la mort de feu Ahmed MEDEGHRI en disant que sa mort était fort suspecte dans son livre scoops alors Mr ATI pourquoi nuire à AM aprés sa mort laissez les morts reposer en paix dans leurs tombent et vos dires ne peuvent nuire à une personnalité aussi connue et aimé de sa ville.




Le 15.07.2008 à 13h58
Heurs et malheurs de la stratégie politique de Houari Boumediène

hb était un homme depuis sa mort notre bled a connu les crises les plus dures plus au moins il na pas appauvri le peuple ou l’ait meurtri arrêton de juger les morts jugeons plutot les vivants

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Le 15.07.2008 à 02h08
Heurs et malheurs de la stratégie politique

Question à MR Ahmed Taleb Ibrahimi Pouvez vous nous dire pourquoi L’Algérie va mal ?

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Heurs et malheurs de la stratégie politique

C TRAGIQUE CETTE HISTOIRE




Le 11.07.2008 à 06h22
Heurs et malheurs de la stratégie politique de Houari Boumediène

du temps du president boumedienne le petit MOUNIB aurait ete pris en charge par l’etat algerien pour des soins a l’etranger. alors qu’aujourd’hui avec les caisses de l’etat pleines a craquer , des milliards de dollards , le petit MOUNIB N’A TROUVE SON SALUT que grace a la rahma et a la bonte des citoyens algeriens pour se faire soigner aux etats-unis. petite histoire : dans les annees 70 , il ’ y ’avait un enfant dans la famille dont le pere etait un garcon de cafe,cet enfant soufrait de la tuberculose eh beh !!! cet enfant s’est fait soigne en france , pris en charge par l’etat algerien sous la direction de feu boumedienne. QUESTION : ou sont passe les bourses d’etudes a l’etranger que boumedienne distribuait aux bacheliers algeriens de toutes les couches. @ l’internaute qui traitait boumedienne de paysant il faut que tu saches ya ouahd l’imbecile que ce sont les pauvres et les paysans qui eclorent et dirigent les revolutions.pas les bourgeois au gros ventre

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Le 9.07.2008 à 22h22
Heurs et malheurs de la stratégie politique de Houari Boumediène

H B ,eleve d’une ecole coranique ;il a fait de l’algerie une zaouia de terroristes. ATI aurait pu etre agrégé d’hematologie,mais par decret vu ses eminents travaux et titres en la matiere.

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Le 8.07.2008 à 00h14
Heurs et malheurs de la stratégie politique de Houari Boumediène

c’est facile de dénigrer l’autre quant on est loin de la bataille.les années HB, c’était lapériode charnière dans la construction du pays.HB avait ouvert plusieurs chantiers pour batir un pays dévasté après 132 ans de génocide,d’extermination et de destruction coloniale.ses actions et ses préoccupations étaient plus que nobles, puisqu’enfin de compte était qu’un serviteur de ce peuple.il ne s’en était jamais servi comme ceux d’aujourd’hui.il n’était pas seul au pouvoir.il y avait un pouvoir collégial qui y groupait, au sein du conseil de la révolution,toutes les tendances de l’époque. alors, imputer la situation du pays jugée par certains de catastrophique, à un seul homme -HB- c’est participer au travestissement de l’histoire de notre pays tout simplement et profaner la mémoire d’un valeureux Moudjahid et patriotique Algérien.

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Le 7.07.2008 à 21h54
Heurs et malheurs de la stratégie politique de Houari Boumediène

boukharouba est sorti d’une ecole coranique.De L’Algerie,il a fait une zaouia. ATI aurait pu etre agregé d’hematologie ;par decret,bien entendu ! Pleure o !pays bien aimé.

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Le 7.07.2008 à 20h16
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dites moi depuis quand les poussins ;reconnaissent leur pere geniteur .

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Le 7.07.2008 à 19h44
Heurs et malheurs de la stratégie politique de Houari Boumediène

"Un jour ,ils pourront cracher sur ma tombe, par contre ils ne pourront cracher sur les aquis de l’Algérie".HB Il est injuste de remettre tous les échecs de l’Algérie sur Boumédienne et il est aussi injuste de taire ses réalisations. Donc pour être objectifs, faisons une étude comparative de tous les présidents qui sont passés et le % des investissements qu’ils ont consenti.N’oublions surtoût pas que quoi que disent certains d’entre-nous, que HB était président à 33 ans ce qui est relativement jeune pour un chef d’état.Si ceux qui l’ont connu tel que ATI, témoignent de sa stature et de sa dimension qui était reconnu à travers le monde, ce sont les témoins de son époque, si leur témoignage ne nous convient pas ,alors demandons d’autres témoingnages.

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Le 7.07.2008 à 19h03
Heurs et malheurs de la stratégie politique de Houari Boumediène

HB a fait l’erreur de tous les dictateurs autocrates : Penser détenir la vérité infuse et croire qu’on peut construire un pays tout seul grâce à des discours pompeux et populiste. Une fois la catastrophe arrivée, il pleurniche sur la mauvaise volonté des uns et des autres. Le PB des dictatures socialistes c’est qu’on veut responsabiliser les gens sans leur donner la parcelle de pouvoir indispensable à toute action efficace : Résultat c’est la démobilisation générale, L’URSS s’est effondrée comme un chateau de cartes qu’aucun missile nucléaire n’a pu sauver !! Pourquoi ce monsieur qui soi disant aimait tant l’Algérie et les algériens a-t-il maintenu en résidence surveillée un patriote éclairé de la première heure tel que Ferhat Abbas tellement plus etoffé intellectuielelemnt que ce petit HB prétentieux et arrogant. De quelle droit ce monsieur arrivé sur le tard dans le mouvement national se permet-il d’empêcher des militants patriotes de la 1ère heure de surcroit membres des illustres 22, d’activer politiquement dans le pays qu’ils ont libéré ? Qui est HB par rapport à ces personnages ??? Mais comme tous les dictateurs, HB avait trop peur de ses concurrents politiques. Il préférait les élections sans compétition (ex : 1976) et une chaîne de TV unique c’est moins risqué !! La pire action de HB a bien été la mise en place de ce système politique féodal et complètement vérrouillé que personne ne peut changer ni détruire ! Il faudra attendre la fin du pétrole et du gaz et d’ici là, l’Algérie n’ayant rien appris à faire d’autre qu’importer tout ce dont elle a besoin pour survivre sombrera dans la misère et le chaos sauf sursaut salutaire mais d’où pourrait-il bien provenir ? du FIS et son mongolien de leader ali belhadj ?!! Dieu nous préserve !

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Le 7.07.2008 à 19h03
Heurs et malheurs de la stratégie politique de Houari Boumediène

notre ex president HAOUERI boumedien était le pere d’un peuple et batissant d’un état car la algerie a été crée de nouveau nous conaissons nul part un état dse institutions il a inauguri des écoles de tout les paliers a travers notre territoire ainsi que des usines et plutot des societés à coté des révolutions agraire et culturelle. un état fort et respecté en dépit son age court.je pleure beacoup chaque fois quand je rappele le président boumedien et ses oeuvres et son époque radieux.

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Le 7.07.2008 à 18h41
Heurs et malheurs de la stratégie politique de Houari Boumediène

j’etais jeune à l’époque,mais j’en garde un traumatisme de la SM,et celui de ne pouvoir parler ma langue maternelle ds la rue (berbère).non ati ce n’etait pas la bonne methode d’arabiser,on ne peut pas imposer ni langue , ni religion.j’ai mal à ta place ati ,tu as fait parti hélas de ceux qui ont détruit l’algerie le comble vous le revandiquer haut et fort .que DIEU vous pardonne pour tt le mal que vous avez semez.

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Heurs et malheurs de la stratégie politique de Houari Boumediène

Les kabyles toujours la pour ce plaindre, ce qui me dérange le plus c’est que vous le faite tellement que les gens me demande souvent si je suis kabyle, et cette question m’irrisse les poils.

En plus presque toute l’administration Algérienne est tenu par les Kabyles, alors pourquoi vous plaignez vous encore ? ne vaut-il pas mieux au peuple d’avoir une histoire dont il peut en être fier ? pourquoi gacher vous cette perception ?

Chacun a sa vérité, pourquoi venez vous gacher la notre ? la mienne en tout cas !


Heurs et malheurs de la stratégie politique de Houari Boumediène

A ce monsieur qui dis que les "kabyles ne font que se plaindre et font son malheur !!" ; monsieur ce sont les gens de votre espece qui ne prennent conscience de leur etat piteux et indigne , que des millenaires plus tard ,qui font le plus de mal a ces "KABYLES" qui eux ,sont tjrs les premiers a se reveiller et a se BATTRE contre l’injustice, la hogra et l’oppression !! ttes les autres regions d’algerie , se taisent et disent :" que pouvons nous faire face a la dawla !!" !! les kabyles sont plus cultivés et infiniment plus politisés que la plus grande partie des autres regions d’algerie ,monsieur !!!! et eux connaissent LEUR VERITABLE HISTOIRE , DONC , LEUR VERITABLE IDENTITE MILLENAIRE, mais pas vous , monsieur ,qui vous accommodez de l’identité ARABO-ISLAMISTE , romaine, byzantine, espagnole ou autre.dans le passé...mais des années apres, lorsque le pouvoir , bloque l’etalement de la REVOLUTION DES KABYLES, en vous disant ,par exemple, comme en 1980, que les " kabyles ont brulé le DRAPEAU ET BRULER LE CORAN, donc que ce sont des harkis et des athées,car les idées qu’ils pronaient, "democratie, republique, laïcité.... nuisaient aux dictateurs -en serie de 62 a nos jours !!!!!!!! que vous vous rendez compte de la tromperie et aujourdhui, tout le monde regrette de ne pas avoir ECOUTER ET SUIVI, les revoltes kabyles, mais ,il est trop tard maintenant, car nous ne nous souleverons plus pour laisser des centaines de jeunes morts sur le terrain et liberer les ESCLAVES genetiquement PREDESTINES que vous etes !!! sachez ,monsieur ,que la kabylie etait au maquis des 1946 avec 12000 moudjahidines ,alors qu’il a fallu attendre 1954 pour un declenchement " national"( et dans la plupart des regions ,ce sont encore "ces kabyles ET CES CHAWIS , QUI ONT FAIT LE COUP DE FEU ,dans vos wilayas ,juste pour montrer a la france que c’est une revolution " DE TOUT LE PEUPLE ALGERIEN" !!! alors BASTA !!!!!




Le 7.07.2008 à 18h36
Heurs et malheurs de la stratégie politique de Houari Boumediène

hb.a tout saboter pendant son passage au pouvoir se n’ai q UN ALGERIEN qui devais trere les vaches , nous subisson aujourdhui tout se qu’il a fait a notre cher patrie . je regrette qu’on a pas eu ghandi comme dirigen ds mon pays par aport a tout ses brigons de la derniere heurs ,sawlas ,

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Le 7.07.2008 à 17h01
Heurs et malheurs de la stratégie politique de Houari Boumediène

Est il juste de dire que l’Algerie a eu toujours le gouvernement qu’ell merite ?????

L’affirmation parait meme banale que personne ne cherche à s’interroger sur sa véritable signification !!!!!!

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Le 7.07.2008 à 16h11
Heurs et malheurs de la stratégie politique de Houari Boumediène

ATI était de connivence avec tous les crimes à la fois politiques qu’économiques de la période HB. Si HB essayait d’avoir un œil sur tous les domaines, il avait investi corps et âme dans la Sécurité Militaire. Inutile de lui faire fabriquer un humanisme dont il ne connaissait même pas le sens. Il avaient ordonné tous les assassinats politiques. Inutile de lui faire fabriquer un bilinguisme qu’il n’avait jamais eu. Comme tout enfant de Zaouïa, il nourrissait une haine viscérale vis-à- vis de la langue Française. Quant à sa détermination de maintenir la Révolution Agraire, n’avait-il pas souligné dans l’un de ses discours fleuves que même si l’Algérie importait « lhshisha Mkatfa » il ne ferait pas marche arrière. HB formait ses gouvernements avec des ramassis de tous bords charriés par l’oued d’Oujda proche de celui d’El Harrach. HB n’était ni a grand homme d’état, ni a visionnaire comme l’écrivait l’auteur de cet article. C’était un dictateur pur et dur qui s’est entouré de caniches comme ATI.

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Le 7.07.2008 à 16h05
Heurs et malheurs de la stratégie politique de Houari Boumediène

Fatalement, les dirigeants de l’époque y ompris HB, ne pouvaient que mal gérer le pays. Tout simplement parce que c’étaient des gens qui sortaient d’une longue lutte de guerre et de guérilla pour réaliser l’indépendance. Ils étaient imprégnés encore par la violence de cette guerre. La méthode de gestion qu’ils maîtrisaient le mieux est la violence. Ce qui explique les réglements de comptes entre eux dès le moindre désaccord. Ajoutez à cela qu’à la base , ils n’étaient pas issus de grandes écoles ou universités. Bref, ils n’étaient pas du tout préparés à conduire le pays vers le développement d’une manière sereine. Ce qui m’a le plus étonné, c’est l’affirmation de l’auteur du livre ATI et celui du présent article selon laquelle HB avait un caractère doux et humaniste à la limite de la sensiblerie !? C’est franchement contradictoire avec les assassinats et torures. C’est contradictoire avec le fait d’ordonner l’expulsion immédiate, manu militari, de dizaines de milliers de Marocains nés et ayant vécu en Algérie, ayant des conjoints Algériens et donc des enfants mixtes. HB savait que sa décision allait déchirer des milliers de familles et il l’a prise. Quel était la responsabilté de ces pauvres gens dans l’affaire quil’opposait aux dirigeants du Maroc ? Que leur reprochait-il ? C’est tout simplement criminel de la part de HB et de sa clique ! Ce crime, mes chers frères, il faudra aux autorités Algriennes, actuelles ou à venir, réfléchir à la manière de le réparer ! L’honneur de l’Algérie serait peut être sauf.

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Le 7.07.2008 à 15h18
Heurs et malheurs de la stratégie politique de Houari Boumediène

BOUMEDIENE MALGRE SA POLITIQUE MAIS C’EST UN GRAND MONSIEUR

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Le 7.07.2008 à 15h17
Heurs et malheurs de la stratégie politique de Houari Boumediène

Je ne vois pas comment on trouve des difficultes à gerer nos foyers , mais pour critiquer une tache aussi difficile que celle d’un chef d’etat tout le monde devient monsieur connaisseur. je pense qu’il ne suffit pas de bien ecrire en frnacais pour qu’on se donne le droit de crituquer n’import le quit et n’import quoi, "c’est pas un match de foot".

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Heurs et malheurs de la stratégie politique de Houari Boumediène

Hélas, notre pays n’est pas terrain de foot ! Mais il a été géré comme une partie de foot entre ouled el houma (bidoun banates oua nissa au demeurant). D’ailleurs la référence à ce sport (tout à fait respectable) est significative du niveau intellectuel et de conscience dans lequel sont maintenus nos concitoyens en raison de pratiques politiques décérébrantes. Les autoroutes et autres trémies ne font pas la grandeur d’une nation ni celle de ses dirigeants. NBK


Heurs et malheurs de la stratégie politique de Houari Boumediène

SAlam , Bravo yaatik essaha baradtli kalbi merci merci.


Heurs et malheurs de la stratégie politique de Houari Boumediène

mes frères arrêtée de comparée vos lubie et les intérrées de notre pays !!! a un match de foot ? vous êtes les acteurs de votre destinées si vous vous ne vous investissais pas en tant que citoyens ce ne sont pas vos footballeurs qui le feront a votre place soyons sérieux on a malheureusement droguée nos compatriotes a coups de football et de musique de variété et d’ignorance ! soyons responsable !!!




Le 7.07.2008 à 15h12
Heurs et malheurs de la stratégie politique de Houari Boumediène

La nausée que de lire les justifications du régime de Boumédienne. Un dictateur, sorti de nulle part, chétif, malingre, sournois, complexé par ses origines paysannes, et qui, par revanche mesquine, par celle des gueux qui arrachent par traîtrise le pouvoir, n’a eu de cesse de RURALISER toute l’Algérie, comme un despote aveugle et obscurantiste devenu au fil du temps ventripotent, vêtu costumes en alpaga et fumant le cigare avec arrogance. Ruralisation mentale qui enferme chaque jour davantage les destin de nos FEMMES, épuisées par les conditions matérielles aussi bien que juridiques qui les asservissent. Ruralisation comportementales ne réservant l’espace extérieur urbain et social qu’aux hommes. Les Femmes, NOS FEMMES, assignées à des rôles subalternes, privées d’espaces publics encombrés d’hommes oisifs, débraillés, portant claquettes en été et baskets en hiver. Arrogants eux aussi quant à leur supériorité masculine, alors que rien ne les y autorise, ni leur qualification professionnelle, ni leur dévouement à la patrie. Quant à Taleb ? Homme de connaissance et de savoir certes, rien de crédible de sa part lui qui a cheminé auprès du tyran, concouru au maintien d’un régime sectaire et totalitaire et contribué à la, à NOTRE CATASTROPHE NATIONALE. Aux mains de qui es-tu tombée, chère ALGERIE, pour être aujourd’hui rongée par la CORRUPTION qui du haut du pouvoir a gangrené nos administrations, pour atteindre les couches sociales nécessiteuses, chère ALGERIE saignée par les EXTREMISMES... ? Privée de tes élites, découragées, dispersées aujourd’hui - les 1ères étaient justement stigmatisées par les apparatchiks autoproclamés socialistes, dénués d’éducation mais pourvus d’un pouvoir exorbitant, lors des décennies de l’aube algérienne où triomphaient populisme, démagogie, et Parti unique. Qu’es-tu devenue, chère Algérie, aux prises avec les mentalités archaïques, pis qu’avant, de nos populations et de tant de nos gouvernants. Pleure, pleure, ô Pays bien-aimé, où chacun désormais s’accommode du pire et transige avec, en rendant grâce de surcroît au Plus-Haut. Là sont les Heurts (avec T) et les Malheurs de NOTRE NATION issus des errements idéologicostratégiques de notre ancien et illégitime président. NBK

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Heurs et malheurs de la stratégie politique de Houari Boumediène

Je n ai malheureusemnt que peu d occasions de lire la presse Algerienne et surtout ce que pense aujourd hui notre jeunesse.Malgre le respect que je peux eventuellement trouver a Boumedienne avec le temps et la sagesse, il me serait malheureusement impossible de le defendre,meme si je suis pret a croire qu il a ete plus ou moins honnete. Je manque d arguments. Je n oublie jamais qu il est arrive au sommet de l etat avec un coup d etat et que son regne est d abord celui de securite militaire.Une organization qui dans les pays civilises s occupe de la securite nationale et du contre espionnage,et non de la repression et l usage de la terreur contre le pauvre peuple Algerien qui a tant souffert,et qui n aspirait qu a vivre libre et dans la dignite.N est ce pas pour ca que nos chouhadas sont morts. Ce sont justement les injustices de la police, de la gendarmerie,le regne de l arbitraire et les gens qui abusaient de leur pouvoirs et de leur tenues qui m ont contraint a l exil.Orphelin, pauvre , sans resources et sans protection,je n avais pas d autre alternative. A defaut d etre libre chez moi,je me suis finalement resigne comme des millions d autres compatriotes qui aiment leur pays a le quitter pour le laisser aux vautours a la pseudo legitimite nationaliste sans honneur, qui n ont