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Combat frontal



Les Algériens sont sous le choc. Ils ne comprennent pas. L’exécution des deux diplomates - qui forcent le plus profond des respects pour leur courage, leur dévouement - sème l’effroi. Pourtant, l’Algérie a vécu, une dizaine d’années durant, une période marquée par un terrorisme islamiste féroce et sanglant, engendrant l’horreur, le chaos et la désolation. N’empêche, avec le retour de l’accalmie et la stabilité, on avait plutôt tendance à oublier nos drames, faire taire nos colères et mettre de côté nos peurs. Aujourd’hui, il y a comme une injustice commise à l’égard de l’Algérie, son peuple, son Etat. L’assassinat de Ali Belaroussi et Azzedine Belkadi nous replonge dans les affres de notre histoire récente au moment où les plaies se cicatrisent difficilement. Le sentiment d’inquiétude refait surface. Des clarifications sont nécessaires. Il n’est plus possible de nourrir quelque illusion que ce soit à l’égard du GSPC et des terroristes en général. Est-il concevable de vouloir tendre la main à des individus qui incitent froidement à l’assassinat de nos diplomates à l’étranger ? Aucun Algérien ne comprendrait une telle politique. Pourtant, il y a encore des « pêcheurs en eau trouble » qui souhaitent, à travers la « réconciliation nationale », faire passer ces actes par pertes et profits et faire oublier toutes ces monstruosités. Ce serait une très grave erreur. Le terrorisme islamiste a frappé lourdement récemment l’Angleterre et l’Egypte et vient d’endeuiller l’Algérie. Nous ne sommes pas isolés du contexte international. La société algérienne a le devoir de poursuivre la résistance et l’Etat est dans l’obligation de réunir toutes les conditions politiques, matérielles et psychologiques pour éradiquer définitivement ces groupes qui veulent nous replonger dans le chaos et la terreur. Nous sommes interpellés par la tragédie qui a frappé nos deux diplomates. Le combat contre le terrorisme doit être frontal. Il ne peut souffrir aucune ambiguïté. Car c’est bien un combat pour la modernité, la démocratie et le progrès qui est mené contre ces groupes terroristes.



Par Omar Belhouchet

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