Développement durable dans un environnement agréable
L’association Affak de A. Dadouaâ a initié, le week-end dernier, à la salle des délibérations de l’APW de Biskra une rencontre ayant pour thème « L’environnement et la population », à laquelle fut conviée une pléiade de représentants de plusieurs ministères, notamment ceux de l’Environnement ainsi que le directeur de l’université mondiale nomade, Léo Dayan.
Bien qu’elle soit la porte du désert, la région de Biskra, grâce aux inlassables efforts de ses jeunes exploitants agricoles, conjugués bien entendu à la manne financière que lui ont prodigué les multiples fonds du ministère de l’Agriculture, est devenue, sans conteste, la première wilaya verte du pays. Verte d’abord par la qualité et la profusion de ses primeurs et autres produits maraîchers qui, après avoir satisfaits le client algérien, ont commencé à reconquérir les marchés d’Europe ; verte ensuite par le nombre incroyable de jeunes palmiers et autres arbres fruitiers qu’on y a planté ces dernières années (3 millions de source sûre) ; verte et propre enfin par le souci constant des pouvoirs publics, notamment la direction de l’environnement d’en faire un modèle à suivre, en matière de propreté et de sauvegarde de la nature, en ne lésinant pas, il va sans dire, sur les moyens humains, matériels et surtout financiers. A titre d’exemple, avec l’ensemble de ses équipements, déjà opérationnels, le centre d’enfouissement technique, un modèle du genre, le premier à être réalisé dans les normes et en un temps record en Algérie par une entreprise algéroise, et qui a coûté pas moins de 260 millions de dinars, n’attend plus que la décision concernant le choix de son management et l’embauche de son personnel, pour résoudre entre autres et de manière définitive le problème des décharges sauvages. A propos de décharge, celle de Biskra située à l’entrée nord de la ville et qui naguère polluait le sol, l’eau et l’atmosphère sera non seulement supprimée, mais son immense site, une fois traité, se transformera en périmètre agricole planté d’arbrisseaux de plusieurs essences et s’intégrera dans les 1000 ha de la ceinture verte que l’Etat projette de réaliser autour de la ville de Biskra, et ce, dans les plus brefs délais. D’ailleurs, la dernière phase de l’étude a été présentée dernièrement. Il en ressort que ce projet de développement durable joint l’utile à l’agréable : en plus des espaces verts et boisés, la ceinture verte abritera un grand complexe de sport et de loisirs, l’équitation ne sera pas oubliée ; les adeptes du thermalisme thérapeutique et du confort ainsi que le simple touriste y trouveront le gîte et le couvert dans des établissements attrayants. Une chose est certaine : très enthousiasmées par ce grand projet structurant, les autorités locales ont promis de ne ménager aucun effort et de frapper à toutes les portes pour obtenir rapidement son financement. Selon les spécialistes, la ceinture verte, une fois terminée - dans 5 à 10 ans - restituera au joyau des Ziban, qu’est la vile de Biskra, son écrin émeraude que le laisser-aller et le béton triomphant ont phagocyté et créera indéniablement un micro-climat des plus bénéfiques à la fois pour la faune et la flore, sans parler des retombées économiques que ce projet induira et des postes de travail durables que cette nouvelle dynamique économico-environnementale finira par engendrer. C’est pour toutes ces raisons que Léo Dayan a choisi la wilaya de Biskra pour abriter la prochaine session de son université mondiale nomade qui se propose entre autres de « faire connaître et d’intégrer au capital des connaissances mondiales, l’esprit de la culture des déserts et de mettre en synergie les compétences locales et mondiales en vue d’inscrire les projets locaux de sauvegarde de l’environnement et ceux du développement dans la durée... ». Un vaste programme en perspective !
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