Une aide d’urgence pour la RASD
Le Parlement européen (PE), basé à Strasbourg (France), a demandé jeudi dernier à la Commission européenne l’octroi d’une aide d’urgence aux populations réfugiées sahraouies.
En proie à une rupture des stocks de produits alimentaires, la population réfugiée du Front Polisario, vivant déjà dans la précarité totale, risque d’être exposée à une crise humanitaire majeure si des mesures urgentes ne sont pas prises. Une crise humanitaire engendrée, comme l’ont si bien souligné dans une résolution adoptée en plénière les députés européens et dans les termes sont repris par l’APS, par « l’absence de progrès notables dans la recherche d’une solution politique juste et durable à la situation au Sahara-Occidental ». Le PE a rappelé à l’occasion que le Programme alimentaire mondial (PAM/ONU) avait annoncé qu’à partir de mai 2005 il ne sera plus en mesure d’assurer une ration complète aux réfugiés sahraouis. Par ailleurs, les propositions que l’Exécutif européen vient de présenter à l’effet de relancer « concrètement » le processus de Barcelone ont mis l’accent sur l’accroissement du libre-échange entre l’UE et les partenaires du pourtour méditerranéen, l’intégration des pays du sud et, pour la première fois, la contribution à la résolution du conflit du Sahara-Occidental. Dans la communication au Conseil et au Parlement européens, la Commission européenne estime que l’UE devrait « démontrer sa volonté de contribuer au règlement (des) conflits dans la région, notamment celui du Sahara-Occidental, ce qui supprimerait un obstacle de taille à l’évolution du processus d’intégration au sein de l’Union du Maghreb arabe ». L’Exécutif européen, qui aborde pour la première fois publiquement le conflit sahraoui, juge « important » l’appui que l’UE accorde à l’intégration régionale dans le Maghreb. Dans son approche, qui sera soumise à la conférence ministérielle euroméditerranéenne des 30 et 31 mai prochain au Luxembourg, la commission déplore que « le processus de création d’un véritable marché régional continue d’être freiné, notamment par la lenteur de l’intégration des pays méditerranéens entre eux ». Elle évoque aussi « les conflits régionaux » (allusion au conflit Maroc-RASD) qui font partie également des contraintes qui ont provoqué les « lenteurs » dans le processus de Barcelone, en plus de la tiédeur de certains partenaires dans « la mise en œuvre des principes auxquels ils ont souscrit ». Sur le plan de la solidarité, les deux partis espagnols, Izquierda unida (IU) et Bloque por Asturias (BA), ont exprimé récemment leur « ferme soutien » à la République arabe sahraouie démocratique (RASD) dans une lettre adressée au président sahraoui, Mohamed Abdelaziz, rapportée par l’agence de presse sahraouie (SPS). « Nous aimerions vous réitérer, au nom de nos deux organisations, Izquierda unida et Bloque por Asturias, notre ferme engagement et notre soutien au peuple sahraoui, à son gouvernement et au Front Polisario », indiquent les deux dirigeants de ces partis dans leur message, indique la même source.
Par
