Archives ♦ édition du 07/02/2005
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Plus de 100 000 morts, depuis le début de la deuxième guerre en Irak, et 7 milliards de dollars de dégâts matériels pour la seule année 2004. L'opération, qui visait à libérer l'Irak du joug du dictateur Saddam Husseïn, le motif avancé par George W. Bush, a plongé le pays dans le chaos, en proie à une violence impitoyable. Le processus démocratique amorcé le 30 janvier 2004, avec l'organisation des premières élections libres depuis près d'un demi-siècle, n'a pas éclipsé toutes les appréhensions. Au contraire, il fait craindre une aggravation des clivages entre chiites, sunnites et Kurdes. Installés durablement en Irak, selon toute vraisemblance, les Etats-Unis passent déjà à de nouveaux adversaires, l'Iran et la Syrie, faisant craindre ainsi une déstabilisation de toute la région. Dans cet entretien, l'ambassadeur d'Irak en Algérie, Ziyad Khakid, tente de répondre à ces interrogations.
Se voulant rassurant, il soutient que l'Irak ne servira plus de base pour des frappes contre des pays voisins. Il a en revanche jugé «intolérable» l'ingérence de n'importe quel pays dans les affaires irakiennes.
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