Archives ♦ édition du 08/07/2004
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La vulgate résume la profonde crise de l'été 1962, qui mit devant un péril mortel la République algérienne à peine née, par laSi les conseils des six Wilayas ont effectivement joué un rôle, en apparence, de premier plan, ils n'ont, en fait, été que les instruments d'une partie de roulette russe à laquelle se livraient, pour le pouvoir évidemment, l'état-major général (EMG), autrement désigné par le nom générique «Armée des frontières», et des hommes forts de la direction de la guerre de Libération, entre autres ceux que la presse appelait «les trois B». Le GPRA pas plus que le CNRA, instances dirigeantes, n'ont pas résisté au jeu des alliances. Ces deux institutions «légales» ayant été vidées de leur sens par la réunion de Tripoli de mai-juin 1962 et de leur contenu par le jeu des alliances et mésalliances auquel se sont livrés ses membres adoubés par cooptation. Les événements de cet été meurtrier peuvent, à juste titre, être considérés comme la «deuxièmemort» du Congrès de La Soummam qui voulait prendre la précaution d'assurer «la primauté du politique sur le militaire» et «la primauté de l'intérieur sur l'extérieur». Tout n'a pas commencé en 1962. Ce n'était qu'un acte, pas le dernier malheureusement, d'une tragédie dont l'auteur demeure le hasard des hommes et des événements. formule lapidaire : l'Affaire des Wilayas.
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